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Gare de Chênée

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Chênée
Image illustrative de l’article Gare de Chênée
Les voies et le quai central de la halte.
Localisation
Pays Belgique
Commune Liège
Section Chênée
Adresse Rue de la Station
4032 Chênée
Coordonnées géographiques 50° 36′ 28″ nord, 5° 37′ 00″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCB
Exploitant SNCB
Code UIC 88420364
Services (M)S41
Caractéristiques
Ligne(s) 37, de Liège-Guillemins à Hergenrath
Voies 2 (+ voies de service)
Quais 1 (central)
Altitude 69 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus TEC
2630316465

Carte

La gare de Chênée est une gare ferroviaire belge de la ligne 37, de Liège-Guillemins à Hergenrath (frontière), située à Chênée, section de la ville de Liège, capitale économique de la région wallonne et chef-lieu de la province de Liège.

Elle est mise en service en 1847 par les Chemins de fer de l'État belge.

C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains Suburbains (S) du Réseau express régional liégeois.

Situation ferroviaire

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Établie à 69 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Chênée est située au point kilométrique (PK) 4,127 de la ligne 37, de Liège-Guillemins à Hergenrath (frontière), entre les gares ouvertes d'Angleur et de Trooz.

La section de Liège à Chênée de la ligne de l'Est (de Malines à la frontière prussienne en passant par Louvain et Liège) est mise en service le par l'Administration des chemins de fer de l'État belge[1],[2]. D'abord ouverte au seul service des marchandises, la ligne accueille ses premiers trains réguliers de voyageurs à l'occasion de son prolongement jusqu'à la gare de Chaufontaine le 2 juillet1843[1]. L'ouverture de la gare de Chênée a lieu le [3]. La loi du accorde un crédit de 20 000 francs pour un bâtiment des recettes et 12 000 fr pour un magasin (halle à marchandises). La gare doit également être dotée de nouvelles voies et d'un embarcadère pour le charbon[4].

D'après le plan parcellaire de la commune établi en 1864, la station de Chênée se trouve immédiatement après le pont enjambant l'Ourthe et dispose d'un bâtiment principal faisant face à la maison de garde attenante au pont sur la voie de Beaufraipont[5]. Avant 1876[6], la gare prend son emplacement actuel à une date inconnue, peut-être concomitante avec l'ouverture le de la première section de la ligne 38, de Chênée à Plombières, la ligne des plateaux de Herve.

L'usine de la Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne implantées sur la rive opposée de l'Ourthe ainsi que la S.A. des Usines à Cuivre et à Zinc de Liège possèdent un raccordement au réseau ferré en gare de Chênée ; la suppression du raccordement Vieille-Montagne 1988. La gare disposait également de deux cours à marchandises, d'un hangar, de deux quais de transbordement et d'un faisceau permettant de former des trains de marchandises vers les lignes 37 et 38. En 1950, les installations de la gare comptent 4 voies à quai et 19 voies de garage dont 5 accessibles depuis la cour, une rampe ou un quai de transbordement. C'est à Chênée que les camions du service des colis opéraient, servant des clients non-raccordées au rail dans toute la périphérie de Liège[7] ; les colis amenés à Chênée ou provenant des autres gares en amont empruntaient le quai transbordeur pour être chargé dans des trains complets à destination notamment de Merelbeke (Gand) et Charleroi où des installations similaires existaient, un schéma qui se poursuivra avec le remplacement graduel des wagons isolés à destinations de petites gares par des camions. La construction d'un centre routier en 1957 à côté de la nouvelle gare des Guillemins mettra fin au rôle prépondérant de Chênée pour le traitement des colis[8]. En plus des raccordés et du trafic provenant de la ligne 38 et de la ligne 37, Chênée était également une étape pour les wagons d'eau minérale de Spa Monopole[9].

Un bâtiment des recettes à la structure en brique et en fer est construit à Chênée pour l'accueil des voyageurs, le guichet et les fonctions du chef de gare. Originellement composé de deux parties : un corps des logis et une aile basse, il est agrandi au cours du XXe siècle par une aile au toit en croupe côté rue, mais perd une travée sur toute sa largeur afin d'ajouter une voie supplémentaire et sera finalement démoli en 1960[10]. Le style originel est d'inspiration rustique avec une charpente en dentelles de bois, des fenêtres couronnées d'arcs en plein cintre à l'étage tandis que celles du rez-de-chaussée emploient un arc en accolade[11] dont le sommet est inscrit dans l'armature métallique du bâtiment. La démolition de la façade côté quai entraine la disparition de la marquise et la construction d'une nouvelle façade de style fonctionnel avec une frise géométrique et des ouvertures à linteau rectiligne[11]. Après la démolition du bâtiment des recettes, le bureau des voyageurs et le poste de block no 49 seront abrités un temps dans la halle à marchandises.

En 1962, la baisse des activités entraine le déclassement de la gare qui sera administrée depuis Angleur, puis Kinkempois et finalement Verviers. Encore visible en 1992, la halle aux marchandises est démolie et le site est réaménagé pour la construction de la ligne à grande vitesse LGV 3[12]. Deux voies de garage non électrifiées disposées à la bifurcation des deux lignes[13] ont été réalisées à l'emplacement des voies disparues de la gare de Chênée.

Service des voyageurs

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Halte SNCB, c'est un point d'arrêt non gardé (PANG) à accès libre[14].

Chênée est desservie par des trains Suburbains (S) de la ligne S41 du RER liégeois[15].

La desserte comprend des trains réguliers entre les gares de Liège-Saint-Lambert et Aix-la-Chapelle complétés, uniquement en semaine, par des S41 de Hasselt à Verviers-Central.

Intermodalité

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Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[14]. Elle est desservie par des bus de l'Opérateur de transport de Wallonie (TEC) : lignes 30, 31, 64 et 65.

Comptage voyageurs

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Le graphique et le tableau montrent le nombre de passagers qui en moyenne embarquent durant la semaine, le samedi et le dimanche[16].

Nombre de voyageurs qui embarquent à la gare de Chênée
Semaine Samedi Dimanche
1977 200 46 48
1978 199 63 65
1979 194 55 56
1980 210 54 48
1981 210 58 48
1982 185 44 30
1983 138 52 32
1984 187 33 37
1985 221 25 32
1986 231 37 31
1987 234 39 32
1988 225 46 35
1989 195 39 41
1990 189 32 30
1991 194 28 33
1992 275 26 31
1993 235 45 37
1994 243 45 36
1995 198 40 30
1996 230 51 31
1997 168 37 35
1998 302 38 26
1999 202 30 29
2000 486 111 70
2001 154 32 26
2002 185 31 24
2003 140 12 16
2004 164 23 20
2005 128 - -
2006 122 22 14
2007 150 14 22
2008 - - -
2009 114 17 6
2010 - - -
2011 - - -
2012 148 26 11
2013 147 23 13
2014 129 26 11
2015 132 38 18
2016 138 57 27
2017 125 25 29
2018 97 35 24
2019 94 21 17
2020 73 27 19
2021 - - -
2022 107 43 31
2023 102 39 34
2024 138 57 46

Notes et références

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  1. a et b (nl) Jean-Pierre Schenkel, Yvette Schenkel-Latoir, Jan Schenkel et Marijke Moortgat-Schenkel, « ST/H/PA Chênée » (consulté le ).
  2. (en) « Belgische Spoorlijnen : L. 37 : Liège-Guillemins - Hergenrath grens (Aachen) » (consulté le ).
  3. Henrard 1993, p. 29.
  4. Chambre des représentants, « N°261. P.V. des séances du comité consultatif des Chemins de fer, Postes et Télégraphes. 3. Sous-comité des travaux et constructions (...) Emploi du crédit de 9,000,000 de francs alloué par la loi du 21 mai 1854 », dans Documents parlementaires. Recueil des pièces imprimées par ordre de la Chambre des Représentants, (lire en ligne), p. 25.
  5. P. C. Copp, Atlas cadastral de Belgique : Plan parcellaire de la commune de Chênée avec les mutations, 1864.
  6. Institut Cartographique Militaire, Feuille XLII : Chênée, échelle de 1/20,000, photolitographiée et imprimée au Dépôt de la Guerre, à Bruxelles, en 1876.
  7. Henrard 1993, p. 29-33.
  8. Glade, Marganne 1993, p. 72-73.
  9. Glade, Marganne 1993, p. 73.
  10. Henrard 1993, p. 33.
  11. a et b Guy Demeulder, « Les gares belges d'autrefois : Chênée » (consulté le ).
  12. Henrard 1993, p. 34.
  13. Source Google Earth
  14. a et b « SNCB - Chênée » (consulté le ).
  15. « Brochures de ligne », sur www.belgiantrain.be, (consulté le ).
  16. SNCB, « Aantal instappende reizigers per station in $ / Nombre de voyageurs montés par gare en $ (en cherchant "Reizigerstellingen" dans la barre de recherche) », (consulté le ).

Bibliographie

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  • Georges Henrard, « Chênée », dans Angleur-Verviers : Le jeu du rail, des collines et des rivières, Dison, Sabel, , 183 p. (ISBN 2-87368-003-2), p. 29-34. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • René Glade, « La physionomie de la ligne Liège-frontière allemande dans les années cinquante », dans Roland Marganne, Liège-Cologne premier chemin de fer transeuropéen, GTF, , 168 p., p. 59-84. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article


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Articles connexes

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Liens externes

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Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Liège-Saint-Lambert Angleur (M) S41

Chaudfontaine Aix-la-Chapelle
Hasselt Angleur (M) S41
(en semaine)
Chaudfontaine Verviers-Central