GTR (groupe)

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GTR
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock progressif, AOR
Années actives 1985-1987
Labels Arista Records
Composition du groupe
Anciens membres Steve Hackett
Steve Howe
Max Bacon
Phil Spalding
Jonathan Mover

GTR est un supergroupe de rock progressif britannique. Il est formé en 1985 par les guitaristes Steve Hackett (ex-Genesis) et Steve Howe (ex-Yes). Le groupe disparaît deux ans plus tard après un unique album studio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après son départ d'Asia, en 1985, Steve Howe confie à son manager Brian Lane son désir de travailler avec Steve Hackett. Ce dernier vient de sortir plusieurs albums qui ne se sont pas très bien vendus et accepte l'idée de collaborer avec Howe sur un projet aux orientations plus commerciales[1]. Le duo fait appel au batteur Jonathan Mover (ex-Marillion), au bassiste Phil Spalding (ex-Original Mirrors) et au chanteur Max Bacon (ex-Nightwing et Bronz) pour donner naissance à GTR, dont le nom provient de l'abréviation utilisée pour indiquer les pistes de guitare dans les enregistrements multibandes. Contrairement à bon nombre de groupes de l'époque, Hackett et Howe choisissent de ne pas utiliser de claviers. À la place, ils en reproduisent le son à l'aide du synthétiseur Roland.

Le premier album du groupe, simplement intitulé GTR, sort en mai 1986 chez Arista Records. Produit par Geoff Downes, il rencontre un grand succès aux États-Unis (no 11 des ventes et disque d'or), où le single When the Heart Rules the Mind se classe 14e du Billboard Hot 100[2]. Les critiques sont plus partagées : celle de J. D. Considine se contente notamment de décrire l'album en trois lettres[3], « SHT »[4]. GTR se produit sur scène en Amérique du Nord et en Europe tout au long de l'année 1986, le claviériste Matt Clifford étant appelé en renfort pour assurer les parties de synthétiseurs. Durant ces concerts, le groupe joue également des chansons issues des carrières solo de Hackett et Howe, ainsi que d'autres provenant du répertoire de leurs anciens groupes, Genesis et Yes. Un enregistrement de la tournée, réalisé pour l'émission de radio King Biscuit Flower Hour, parait en 1997.

Insatisfait de la situation financière et artistique du groupe, Steve Hackett quitte GTR en 1987 pour reprendre sa carrière solo. Steve Howe tente de poursuivre l'aventure en faisant appel à Robert Berry (ex-Hush et aussi ex-3 avec Keith Emerson et Carl Palmer), ainsi qu'au batteur Nigel Glocker (ex-Saxon) pour remplacer Mover, lui aussi sur le départ. Cette formation enregistre quelques démos, parues de manière officieuse sur le bootleg Nerotrend, mais le groupe finit par se séparer, Steve Howe reprenant lui aussi sa carrière solo[5].

Selon Hackett, le groupe commençait à s'effriter à la fin de la tournée, et, insatisfait du style et du management de GTR, se remet en question. Dans sa tête, Hackett fait la rencontre du guitariste Brian May de Queen pour rejoindre le groupe[6].

Après la séparation de GTR en 1987, Steve Howe rejoint Yes, et Robert Berry participe au projet 3 d'Emerson, Lake and Palmer.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1986 : When the Heart Rules the Mind (14e du Hot 100, 3e du classement Mainstream Rock)
  • 1986 : The Hunter (85e du Hot 100, 14e du classement Mainstream Rock)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) "Turning away from rainbows" - interview with Steve Hackett by Anil Prasad, published in Innerviews webzine, 1993
  2. (en) « When The Heart Rules The Mind », Connollyco.com, (consulté le 17 août 2011)
  3. (en) « The Not-So-Hip J. D. Considine, Part 2 », Webcache.googleusercontent.com (consulté le 17 août 2011)
  4. (en) « J.D. Considine », Lukeford.net (consulté le 17 août 2011).
  5. (en) « Archived copy »
  6. (en) "Hackett to Bits - An Interview with Steve Hackett" (2001 interview on World of Genesis homepage)
  7. David Roberts, British Hit Singles and Albums, Londres, Guinness World Records Limited, (ISBN 1-904994-10-5), p. 219.