Génération K(ATNISS)

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Jennifer Lawrence by Gage Skidmore.jpg

Le terme génération K (K pour Katniss, l'héroïne de Hunger Game) a été inventé par l'économiste Noreena Hertz et désigne une génération de personnes nées entre 1995 et 2002. Selon Noreena Hertz, trois phénomènes distincts ont façonné cette génération : la technologie, le ralentissement économique mondial et le terrorisme[1].

De la même manière que les populaires expressions Génération Y et Génération Z auparavant, la Génération K est une théorie déterminant un groupe sociologique : une génération d’hommes et de femmes nés entre 1995 et 2002, dans le monde occidental avec une caractéristique principale associée à un mode de consommation déterminé.

Le contexte[modifier | modifier le code]

En avril 2015, Noreena Hertz, professeur en économie, publie pour la première fois dans le New York Times les résultats d’une étude sociale et économique qui concerne les Américains nés entre 1995 et 2002. Cette étude l’amènera à mettre en évidence un groupe sociologique qu’elle nommera la génération K[2].

La référence à Hunger Game et à Katniss Everdeen[modifier | modifier le code]

L’héroïne de Hunger Game, Katniss Everdeen -interprétée à l'écran par Jennifer Lawrence- semble être le point d’aboutissement du portrait robot de cette génération K[3],[4] : entre névrose psychique liée à une insécurité ambiante (crise économique, situation géopolitique instable et questionnements liés à l’environnement) avec pour forme la plus sévère les pulsions suicidaires et habitudes de consommation propres au digital natives.

Le pessimisme de la génération K[modifier | modifier le code]

La génération K est généralement décrite comme plutôt inquiète et méfiante[5]. Aux troubles socio-politiques s’ajoutent une évaluation des perspectives d’avenir floues voir craintes.

Les cinq traits caractéristiques[modifier | modifier le code]

Selon Noreena Hertz, la génération K a été façonnée par trois phénomènes distincts : la technologie, le ralentissement économique mondial et le terrorisme et elle est caractérisée par cinq traits : l'anxiété, la solitude et la méfiance par rapport aux institutions, mais aussi, heureusement, la générosité et la créativité[6].

Une théorie au service du marketing[modifier | modifier le code]

Si la définition de la génération K trouve ses sources dans une fiction (Hunger Game) et dans le même temps dans des habitudes de traitement de l’information (forte utilisation des réseaux sociaux, individualisme poussé mais paradoxalement situé dans un idéal de « changer les choses »), la définition de ce groupe sociologique permet aussi de la définition d’un groupe de consommateurs avec ses propres spécificités[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anaïs Farrugia, « Oubliez la génération Z : voici la génération K », sur adn.eu,
  2. Noreena Hertz, (en) « Generation K: Who are they, and what do we know about them? », sur New York Times,
  3. Baudouin Eschapasse, « La génération K : des jeunes rebelles et angoissés », sur Le Point,
  4. Will Heilpern, (en) « Here's what you should know about 'Generation K' — the teens shaped by terrorism, technology, and anxiety », sur UK Business insider,
  5. Emilie Poyard, « Connaissez-vous la génération K ? », sur Elle,
  6. Céline Pastezeur, « Société : La Génération Z, rebaptisée Génération K, décryptée en 5 valeurs », sur Melty,
  7. Kate Magee, (en) « Why brands should care about Generation Katniss », sur Campaign,