Frederick William Faber

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Frederick William Faber
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 49 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Thomas Henry Faber (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Betty Atkinson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Francis Atkinson Faber (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religions
Ordre religieux

Frederick William Faber (né le à Calverley, Yorkshire - mort le à Londres), est un poète et théologien britannique, converti au catholicisme ; il devint membre de la congrégation de l'Oratoire. Il est le fondateur de l'Oratoire de Londres ("Brompton Oratory").

Biographie[modifier | modifier le code]

Une grande partie de son enfance se passa dans le Westmorland. Il étudia ensuite à Harrow et au Balliol College d'Oxford. Il obtint une bourse en 1835 et devint membre du prestigieux University College d'Oxford. La rédaction de poèmes le conduisirent à l'obtention du prix Newdigate, pour un poème concernant les Chevaliers de Saint John (« The Knights of St John »), obtenant les éloges de John Keble. Il se lia d'amitié avec Dean Stanley et Roundell Palmer.

En , il fut élu « Fellow » de la « National Scholars Foundation ». Entre-temps, après avoir rejeté la théologie calviniste, il devint l'un des partisans de John Henry Newman, principal leader du mouvement d'Oxford. En 1841, après un voyage sur le continent, il écrivit un roman : « Sights and Thoughts in Foreign Churches and among Foreign Peoples » (publié en 1842). Il devint prêtre de Elton dans le Huntingdonshire. Cependant il retourna sur le continent afin d'observer les méthodes de l'Église catholique romaine et se convertit au catholicisme après plusieurs années de lutte et de conflit intérieur en .

Il a fondé une communauté religieuse dans Cotton Hall, appelée Wilfridians, mais qui a finalement fusionné avec la congrégation de l'Oratoire, dont John Henry Newman était le supérieur. Celui-ci décide de la fondation d'un deuxième oratoire à Londres. L'Oratoire de Londres aura pour supérieur Frederik William Faber, qui le dirige jusqu'à sa mort. Il continue alors d'écrire des livres de théologies et la vie de saints ayant appartenu à la congrégation de l'oratoire[1].

Écrits[modifier | modifier le code]

Frederick William est un poète et théologien britannique. Converti au catholicisme il rejoignit le cardinal John Henry Newman dans la congrégation de l'Oratoire[2]'[3].

Dites de bonne paroles

« Les bonnes paroles sont la musique céleste de ce monde. C'est comme la voix d'un ange qui se serait fourvoyé sur notre terre, et dont les accents immortels blesseraient suavement les cœurs, et déposeraient en nous quelque chose de la nature des anges.
De bonnes paroles peuvent remettre les affaires les plus embrouillées. En réalité, un cœur inaccessible au pardon est un monstre assez rare. Presque tout le monde se lasse des querelles, même les plus justes. Celles mêmes où tous les torts sont d'un côté, et qui sont les plus difficiles à raccommoder, cèdent avec le temps à des paroles conciliantes.
Toute querelle a probablement sa source dans un malentendu, et ne subsiste que par le silence qui perpétue la mésintelligence. Lorsqu'un malentendu a vécu plus d'un mois, on peut en général le regarder comme inguérissable par des explications qui ne font dans ce cas que multiplier les malentendus. Alors de bonnes paroles, dont on ne verra des fruits qu'à force de persévérance, sont notre espérance unique, mais certaine.
Elles n'expliqueront rien, mais elles feront mieux ; elles rendront l'explication inutile, et par là éviteront de rouvrir de vieilles plaies. Dans les circonstances que nous venons de citer, les bonnes paroles ont une vertu médicinale. Mais elles ont aussi leur vertu productive. Entre autres, elles donnent du Bonheur. »

— Frederick William Faber. Conférences spirituelles, Paris, Victor Retaux et Fils, 1893, p. 31-32.

Compositeur d’hymnes[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'Oratoire de Londres.

Faber était un prédicateur éloquent et un homme plein de charme et de caractère. Cependant son nom est principalement gravé dans les mémoires comme compositeur d’hymnes[4].

Parmi ses plus connues :

  • Faith of Our Fathers / Foi de nos Pères
  • There’s a Wideness in God’s Mercy / Il y a une grandeur de la miséricorde de Dieu
  • The Greatness of God / La grandeur de Dieu
  • The Will of God / L’oeuvre de Dieu
  • The Eternal Father / Le Père éternel
  • The God of my Childhood / Le Dieu de mon enfance
  • Jesus is God / Jésus est Dieu
  • The Pilgrims of the Night / Les pèlerins de la nuit
  • The Land beyond the Sea / La terre au-delà de la mer
  • I was wandering and weary / J’étais fatigué et errent
  • The Shadow of the Rock / L’ombre du rocher

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

En plus de nombreuses brochures et des traductions, Faber publia les ouvrages suivants :

  • All for Jesus / Tout pour Jésus
  • The Precious Blood / Le Précieux Sang
  • Bethlehem
  • The Blessed Sacrament / Le Saint-Sacrement
  • The Creator and the Creature / Le Créateur et la créature
  • Growth of Holiness / La croissance de la sainteté
  • Spiritual Conferences / Conférences spirituelles
  • The Foot of the Cross (8 vols., London, 1853-1860). / Le pied de la croix (8 vol., Londres, 1853-1860).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Bonté, par le R. P. Faber,... Extrait des Conférences spirituelles, A. Bray, , 71 p. (ASIN B001C9ZY2C)
  • (en) Hymns Selected from Frederick William Faber, Hardpress Publishing, , 220 p. (ISBN 978-1313247139)
  • Le Créateur et la Créature, ou, les Merveilles de l'Amour divin, Nabu Press, , 439 p. (ISBN 978-1274737489)
  • (en) Spiritual Conférences, Palala Press, , 450 p. (ISBN 978-1341685538)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]