Freddie Oversteegen

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Freddie Dekker-Oversteegen
Freddie Dekker-Oversteegen en Truus Menger-Oversteegen.jpg
Freddie Dekker-Oversteegen (à gauche), Truus Menger-Oversteegen (en) et le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte.
Biographie
Naissance
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Schoten (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
DriehuisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
RésistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Truus Menger-Oversteegen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Raad van Verzet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Mobilisation War Cross (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Freddie Oversteegen, née le à Schoten (Pays-Bas) (nl), morte le à Driehuis aux Pays-Bas[1], est une résistante néerlandaise durant la Seconde Guerre mondiale. Elle entre dans la résistance à l'âge de 14 ans[2]. Affiliée à un groupe communiste[3], elle effectue des missions de sabotage de voies ferrées, dissimule des familles juives et séduit des soldats nazis, avec sa soeur Truus (en) et son amie Hannie Schaft, afin de les exécuter en forêt[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Freddie Oversteegen est née le dans le village de Schoten (nl), aux Pays-Bas . Elle a une sœur plus âgée, Truus (en)[1]. Elle et sa famille vivaient sur une péniche. Avant la guerre, la famille Oversteegen cachait des gens de Lituanie dans la cale de leur navire. Après le divorce de ses parents, elle est élevée par sa mère, dans les principes communistes[1]. Elle déménage de la péniche dans un petit appartement[3]. La mère de Freddie se remarie plus tard et donne naissance à garçon. La famille vivait dans la pauvreté[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la guerre, la famille Oversteegen a accueilli des personnes juives à son domicile[3]. Un visiteur de passage propose à la mère d'enrôler les deux sœurs dans la résistance. Freddie Oversteegen est âgée de 14 ans[3]. Elle et sa sœur aînée Truus commencent par distribuer des tracts anti-nazis, qui attirent l'attention du commandant du Conseil de la Résistance de Haarlem, Frans van der Wiel. Avec la permission de leur mère, les filles rejoignent le Conseil de la résistance[3]. Freddie, sa sœur et son amie Hannie Schaft participent aux actions de sabotage contre l'occupation militaire nazie aux Pays-Bas. Elles utilisent de la dynamite pour détruire les ponts et les voies ferrées[4]. En outre, elles ont aidé les enfants juifs en les faisant sortir clandestinement du pays ou en les aidant à échapper aux camps de concentration[1]. Par ailleurs elle ont également tué des soldats nazis, des traîtres néerlandais et allemands[4]. Freddie est la première des filles à tuer un soldat. Elles tiraient sur des soldats en conduisant leurs vélos. De plus, elles attiraient les soldats dans les bois après avoir flirté avec eux, puis elles les tuaient, avec la complicité d'autres personnes[3].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Freddie Oversteegen est membre du conseil d'administration de la Fondation nationale Hannie Schaft, créée par sa sœur, Truus.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Freddie Oversteegen a épousé Jan Dekker, prenant le nom de Freddie Dekker-Oversteegen. Ils ont eu trois enfants[1]. Avant sa mort, elle vivait en maison de repos à Driehuis.

Distinction[modifier | modifier le code]

Freddie Oversteegen et sa sœur Truus sont décorées, en 2014, de la Croix de mobilisation de guerre (en)[5], pour leurs actions de résistance durant la Seconde Guerre mondiale[6].

Une rue de Haarlem porte son nom[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) Harrison Smith, « Freddie Oversteegen, Dutch resistance fighter who killed Nazis through seduction, dies at 92 », sur le site du Washington Post, (consulté le 19 septembre 2018).
  2. a et b « L'incroyable histoire de cette jeune fille qui séduisait des nazis pour les tuer », atlantico.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2018).
  3. a b c d e et f Noor Spanjer, « La résistante communiste qui séduisait des nazis pour les capturer », sur le site vice.com, (consulté le 19 septembre 2018).
  4. a et b (en) Kathryn Atwood, Women Heroes of World War II : 26 Stories of Espionage, Sabotage, Resistance, and Rescue, (ISBN 978-1-55652-961-0, lire en ligne), p. 105.
  5. (en) Eveline Buchheim et Ralf Futselaar, Under Fire : Women and World War II: Yearbook of Women’s History/Jaarboek, Uitgeverij Verloren, , 192 p. (ISBN 9087044755, lire en ligne), p. 141.
  6. (en) « Resistance sisters honoured almost 70 years after the end of WWII », sur le site dutchnews.nl, (consulté le 19 septembre 2018).
  7. (nl) Buchheim, E., Women and World War II : Yearbook of Women’s History/Jaarboek voor Vrouwengeschiedenis 34. Uitgeverij Verloren, Futselaar, R., eds., (ISBN 9789087044756), p. 147.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]