Frank O'Hara

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Frank O'Hara
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 40 ans)
Mastic Beach (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Green River Cemetery (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Genre artistique
Distinctions
Frank O'Hara Historic Plaque.jpg

plaque commémorative

Francis Russell « Frank » O'Hara[1],[2] est un poète américain né le à Baltimore (Maryland) et mort le à Long Island (Connecticut) des suites d'un accident de circulation. Avec  John AshberyBarbara GuestKenneth Koch, et James Schuyler il est un des fondateurs de la New York School[3],[4],[5]. Il est enterré au  Green River Cemetery, à East Hampton, dans l'état de New York.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frank O'Hara, né Francis Russell O'Hara, est le fils de Russell Joseph O'Hara et de Katherine Broderick, issus d'immigrés irlandais catholiques pratiquants. Après sa naissance, la famille quitte Baltimore pour reprendre l'exploitation d'une ferme familiale à Grafton (Massachusetts).

Après avoir fini ses études secondaires en 1941, Frank O'Hara entre en classe de piano au Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre de Boston. En 1944 il est appelé pour servir dans l'US-Navy comme opérateur de sonar à bord d'un destroyer. Une fois démobilisé en 1946, il entre à Harvard où il obtiendra son Bachelor of Arts en 1950. À Harvard , il découvre Arthur Rimbaud, Stéphane MallarméBoris Pasternak, Vladimir Maïakovski, etc. Cette découverte de la poésie le détourne de la musique. Il poursuivra ses études universitaires en s'inscrivant à l'Université du Michigan où il soutiendra avec succès son Master of Arts en 1951.

En 1952, il emménage à New York pour rejoindre son ami John Ashbery et vivre pleinement son homosexualité. Il va travailler comme guichetier au Museum of Modern Art. ce travail lui permet de rencontrer des peintres comme Willem de Kooning, Franz Kline, Jackson Pollock, Larry Rivers, etc. Rencontres qui l'encourageront à rédiger des articles sur la peinture. Il commence à donner des conférences sur l'art et la poésie.

Peu à peu il se fait connaître aussi bien comme poète que comme commissaire d'expositions au Museum of Modern Art.

La poésie de Frank O'Hara est inspirée par la vie urbaine, sa vie trépidante, ses lumières, la diversité des quartiers, etc.

Les manuscrits de Frank O'Hara sont déposés aux Archives littéraires de Université du Connecticut[6].

L'université de Scranton a créé une bourse Frank O'Hara[7]

Publications[modifier | modifier le code]

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • Frank O'Hara: Poems from the Tibor De Nagy Editions, 1952-1956, éd. Tibor de Nagy Editions, 2006,
  • Why I Am Not a Painter and Other Poems, éd. Carcanet Press, 2003,
  • Poems Retrieved, éd. City Lights Publishers, 1977
  • Selected Poems, éd. Vintage, 1974,
  • The Collected Poems of Frank O'Hara, éd. University of California Press, 1971,
  • In Memory of My Feelings, éd.  Museum of Modern Art, 1967,
  • Love Poems, éd. Tibor de Nagy Editions, 1965,
  • Lunch Poems, éd. City Lights, 1964[8],
  • Second Avenue, éd. Totem Press, 1960,
  • Meditations in an Emergency, éd.  Grove Press, 1957,
  • A City Winter and Other Poems, éd. Tibor de Nagy Gallery, 1951

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Amorous Nightmares of Delay, éd. Johns Hopkins University Press, 1997,
  • Selected Plays, éd. Full Court Press, 1978,

Chroniques, essais et autres écrits[modifier | modifier le code]

  • David Smith: Works, Writings and Interview, co-écrit avec Sarah Hamill, éd. Ediciones Poligrafa S.A., 2011,
  • What's With Modern Art?, éd. Mike & Dale's Press, 1999,
  • Standing Still and Walking in New York, éd.  Grey Fox Press, 1981,
  • Early Writing, éd.  Grey Fox Press, 1977,
  • Art Chronicles, 1954-1966, éd.  George Braziller, 1975,
  • Poets of the New York School, co-écrit avec John Ashbery, éd.  Gotham Book Mart & Gallery, 1969,
  • Jackson Pollock, éd. George Braziller, 1959.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • The Complete Poems of Jean Genet, éd. Treasures of the Night, 1981

Livres de Frank O'Hara traduits en français[modifier | modifier le code]

  • Méditations dans l'urgence, traduit par Ron Padgett et Olivier Brossard, éd. Joca Seria, 2011,
  • Poèmes déjeuner, traduit par Ron Padgett et Olivier Brossard, éd. Joca Seria, 2010.

Regards sur son œuvre, articles et interviews[modifier | modifier le code]

  • Frank O'Hara, poet of the mad men era, article de Jane Ciabattari pour la BBC, 2014[9],
  • Frank O'Hara's Lunch Poems: 21st-Century Poetry Written in 1964, article de Micah Mattix pour The Atlantic, 2014[8],
  • The world of Frank O’Hara, par Dan Chiasson pour The New Yorker, 2008[10],
  • Adresse lyrique et refus de correspondre dans la poésie de Frank O’Hara, par Olivier Brossard pour la Revue Française d'Etudes Américaines, 2007[11],
  • Frank O’Hara’s Poetry, a “Whitman’s Birthday Broadcast with Static”, par Olivier Brossard pour la Revue Française d'Etudes Américaines, 2006[12],

Documents audio et audiovisuels[modifier | modifier le code]

  • The Voice of the Poet: Frank O'Hara, CD, éd. RH Audio Voices, 2004,
  • Songs, sur Genius[13]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Frank O'Hara | American poet », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Frank O'Hara - New World Encyclopedia », sur www.newworldencyclopedia.org (consulté le 3 octobre 2017)
  3. (en) « Frank O'Hara », sur Poetry Foundation, (consulté le 4 octobre 2017)
  4. (en) Frank O'Hara, « Frank O'Hara », sur Frank O'Hara, (consulté le 4 octobre 2017)
  5. (en) aapone, « poets », sur poets, (consulté le 4 octobre 2017)
  6. (en) « Allen Collection of Frank O'Hara Letters », sur archives.lib.uconn.edu (consulté le 4 octobre 2017)
  7. (en) « Frank O’Hara Award | Awards | Center for Teaching and Learning Excellence », sur www.scranton.edu (consulté le 4 octobre 2017)
  8. a et b (en) Micah Mattix, « Frank O'Hara's Lunch Poems: 21st-Century Poetry Written in 1964 », The Atlantic,‎ (lire en ligne)
  9. Jane Ciabattari, « Frank O’Hara: Poet of the Mad Men era » (consulté le 4 octobre 2017)
  10. Dan Chiasson, « Fast Company », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne)
  11. Olivier Brossard, « Adresse lyrique et refus de correspondre dans la poésie de Frank O'Hara, Abstract », Revue française d’études américaines, no 112,‎ , p. 80–94 (ISSN 0397-7870, lire en ligne)
  12. (en) Olivier Brossard, « Frank O’Hara’s Poetry, a “Whitman’s Birthday Broadcast with Static” », Revue française d’études américaines, vol. no 108, no 2,‎ , p. 63–79 (ISSN 0397-7870, lire en ligne)
  13. (en) « Frank O'Hara », sur Genius (consulté le 4 octobre 2017)