Franck Fischbach

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Franck Fischbach
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Franck Fischbach
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (53 ans)
AnnecyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
franco-suisse
Formation
École/tradition
Œuvres principales
L'Être et l'Acte (2002)
La production des hommes (2005)
Sans objet (2009)
Manifeste pour une philosophie sociale (2009)
La privation de monde (2011)
Le sens du social (2015)
Influencé par

Franck Fischbach, né le [1], est un philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud, agrégé de philosophie (1991), docteur en philosophie de l'université de Paris 1 (1996), habilité à diriger les recherches en philosophie (université de Paris 1, 2002), Franck Fischbach a été professeur de philosophie successivement à l'université de Toulouse-Le Mirail (2003-2009), de Nice Sophia-Antipolis (2009-2013) et de Strasbourg (depuis 2013).

Après une thèse de Doctorat dirigée par Bernard Bourgeois et consacrée à Hegel et Schelling, puis une Habilitation (garantie par Jean-François Kervégan) consacrée à la constitution de l'ontologie moderne de l'activité entre Fichte et Marx (L'Être et l'Acte, 2002), ses travaux relèvent de deux domaines : d'une part l'histoire de la philosophie allemande moderne et contemporaine, de Fichte à la Théorie critique de l'École de Francfort, en passant par Hegel, les jeunes hégéliens et Marx ; d'autre part la philosophie sociale (Manifeste pour une philosophie sociale, 2009[2] et Le sens du social, 2015[3]) qu'il définit[4] comme une approche normative des formes de vie sociale[5] traitant de questions telles que l'aliénation, la reconnaissance ou la domination[6]. Cela l'a conduit à investir philosophiquement le domaine du travail en tant qu'activité non réductible à la seule production (poiésis) et caractérisée par une forte dimension pratique ou "praxique" dont témoignent les enjeux de réalisation de soi ou de libération collective dont sont porteuses les activités de travail (Après la production. Travail, nature et capital, 2019).

Publications[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Du commencement en philosophie. Étude sur Hegel et Schelling, Paris, Vrin, 1999.
  • La reconnaissance. Fichte et Hegel, Paris, PUF, 1999.
  • Fichte. Fondement du droit naturel, Paris, Ellipses, 2000.
  • L'être et l'acte. Enquête sur les fondements de l'ontologie moderne de l'agir, Paris, Vrin, 2002.
  • La production des hommes. Marx avec Spinoza, Paris, PUF, 2005 (seconde édition revue et complétée, Paris, Vrin, 2014, traduction anglaise en cours à paraître chez Edinburgh University Press).
  • Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation, Paris, Vrin, 2009 (2e édition en 2012, 3e édition en 2016).
  • Marx. Relire Le Capital, Paris, PUF, coll. "Débats philosophiques", 2009.
  • Manifeste pour une philosophie sociale, Paris, La Découverte, 2009 ; Manifest fur eine Sozialphilosophie, übersetzt von L. Peter, mit einem Nachwort von Th. Bedorf und K. Röttgers, Bielefeld, transcript Verlag, 2016.
  • La privation de monde. Temps, espace et capital, Paris, Vrin, 2011.
  • La critique sociale au cinéma, Paris, Vrin, 2012.
  • Histoires et définitions de la philosophie sociale, ouvrage co-dirigé avec Eric Dufour et Emmanuel Renault, Paris, Vrin, 2013.
  • Philosophies de Marx, Paris, Vrin, 2015.
  • Le sens du social. Les puissances de la coopération, Montréal, Lux Éditeur, 2015.
  • Qu'est-ce qu'un gouvernement socialiste? Ce qui est vivant et ce qui est mort dans le socialisme, Montréal, Lux Éditeur, 2017.
  • Après la production. Travail, nature et capital, Paris, Vrin, 2019.

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Georg Wilhelm Friedrich Hegel, L'esprit du christianisme et son destin, traduction, présentation et notes, Paris, Agora, 1992.
  • Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Introduction à l'Esquisse d'un système de philosophie de la nature, traduction, présentation et notes, en coll. avec Emmanuel Renault, Paris, Le Livre de Poche, 2000.
  • Karl Marx, Manuscrits économico-philosophiques de 1844, nouvelle traduction avec présentation et notes, Paris, Vrin, 2007.
  • Axel Honneth, Les pathologies de la liberté. Une réactualisation de la philosophie du droit de Hegel, traduction et présentation, Paris, La Découverte, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « FISCHBACH Franck | Université de Strasbourg - Academia.edu », sur unistra.academia.edu (consulté le 5 février 2018)
  2. Cf. compte-rendu dans Revue française de sociologie 1-2011, p. 175-180.
  3. Cf. l'article de Robert Maggiori Le lien social effiloché dans Libération, 11/11/2015 : http://next.liberation.fr/livres/2015/11/11/le-lien-social-effiloche_1412677.
  4. Cf. François Ewald, "Le retour de la question sociale", Les Echos, 19 septembre 2009.
  5. Cf. Axel Honneth, Ce que social veut dire, tome 2 : Les pathologies de la raison, tard. Pierre Rusch, Paris, Gallimard, 2015 : dans l'Introduction à l'édition française, Axel Honneth (note 5, p.13-14) renvoie au travail de Franck Fischbach comme continuation du sien en matière de définition de la philosophie sociale et de ses rapports avec la philosophie politique.
  6. Cf. Louis Pinto, "Pour réveiller les philosophes", in Le Monde diplomatique, mai 2012 : http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/PINTO/47693. Voir aussi l'entretien donné par Franck Fischbach à Actu-Philosophia en octobre 2012 sur http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article411