François-Édouard Meloche

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François-Édouard Meloche
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

François-Édouard Meloche ( - ) était un peintre et un décorateur québécois.

Natif de Montréal, il est le fils de Charles Meloche, horloger, et de Rose-Mathilde Bohle. Il grandit chez son grand-père et étudie au Collège Sainte-Marie. En peinture, ses maîtres sont Napoléon Bourassa et Joseph Chabert.

La pauvreté de ses parents l'oblige à peindre pour leur permettre de survivre économiquement. Il participe à son premier grand projet dès 1875, alors qu'il travaille à la décoration de la chapelle Notre-Dame de Lourdes de Montréal.

À partir de 1881, il décore plusieurs églises dans les régions de Valleyfield, de Québec et du Bas-Saint-Laurent. Parmi ses plus grandes réalisations figurent l'église de Palmer Road à l'île-du-Prince-Édouard et les fresques de l'église Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain[1]. Les huit scènes peintes sur la voûte de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (Montréal) illustrent bien son style pictural. En plus de réaliser de nombreux contrats au Québec, il œuvra aussi en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan ainsi qu'à l'Île-du-Prince-Édouard.

Il a notamment remporté une médaille de l'exposition universelle de Chicago.

Il enseigne au Conseil des arts et manufactures de 1886 à 1899. Il s'inspire du style d'Hippolyte Flandrin et de François-Édouard Picot. Ses disciples sont Napoléon Saint-Charles et Joseph-Charles Franchère.

Il avait épousé Philomène-Lumina Lemoine, ils eurent deux filles.

Sur la quarantaine d'églises décorées au Québec par Meloche, il ne resterait que les suivantes : Notre-Dame-de-la-Visitation (1882-1883) à Champlain, Saint-Michel (1883) à Vaudreuil-Dorion, Notre-Dame-du-Bon-Secours (1886-1891) à Montréal, Notre-Dame-de-Jacques-Cartier (1889) à Québec, Notre-Dame-de-Lourdes à Montréal, Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, Sainte-Marie de Beauce, Saint-Philippe-Apôtre de Brownsburg-Chatham (autrefois appelé Saint-Philippe d'Argenteuil) et Saint-Télesphore (1894), à Saint-Télesphore[1].

La fin de sa vie passe sous silence et il meurt en 1914.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]