Fosse n° 6 des mines de Dourges

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Fosse no 6 des mines de Dourges dite Henriette de Clercq ou du Tonkin
La fosse no 6.
La fosse no 6.
Puits n° 6
Coordonnées 50,418853, 2,931703[BRGM 1]
Début du fonçage
Mise en service 1888
Profondeur 457 mètres
Étages des accrochages 211 et 277 mètres...
Arrêt 1951 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1953
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Hénin-Beaumont
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Dourges
Groupe Groupe d'Hénin-Liétard
Ressources Houille
Concession Dourges

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 6 des mines de Dourges dite Henriette de Clercq ou du Tonkin

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 6 des mines de Dourges dite Henriette de Clercq ou du Tonkin

La fosse no 6 dite Henriette de Clercq ou fosse du Tonkin de la Compagnie des mines de Dourges est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Hénin-Beaumont. Le puits est commencé en et commence à extraire en 1888. Des cités sont bâties à proximité de la fosse. Un terril no 90, 6 Est de Dourges, est édifié à l'est du carreau de fosse. La fosse no 6 bis est ouverte sur un autre carreau au sud-sud-ouest en 1906. La fosse no 6 est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle l'est de nouveau durant la Seconde Guerre mondiale, à cause de sa proximité avec les lignes de Lens à Ostricourt et d'Hénin-Beaumont à Bauvin - Provin.

La Compagnie des mines de Dourges est nationalisée en 1946, et la fosse no 6 intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse cesse d'extraire en 1951, et son puits est remblayé deux ans plus tard. Le terril, alors haut de 22 mètres, est exploité.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits no 6. Le carreau de fosse et son terril sont devenus des espaces verts. Les cités ont été rénovées.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse no 6, également nommée fosse Henriette de Clercq ou du Tonkin, est commencée en [A 1] à Hénin-Beaumont par la Compagnie des mines de Dourges, à 1 150 mètres à l'ouest du clocher de cette ville, contre la route nationale no 43, de Lens à Douai[SB 1].

La fosse, après la Grande Guerre.

L'orifice du puits est situé à l'altitude de 36 mètres[JA 1] ou 40,85 mètres[SB 1]. Le niveau est traversé sans grande difficultés, la venue d'eau maximale a été de 6 500 m3 par 24 heures à la profondeur de 53 mètres. Le cuvelage est en bois sur 84,96 mètres de hauteur, avec huit mètres de cuvelage en fonte à la tête. Le diamètre utile du puits est de 4,04 mètres[SB 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 150,50 mètres[JA 1],[SB 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse no 6 commence à extraire en 1888[A 1],[SB 1]. La fosse est baptisée en l'honneur d'Henriette de Clercq, fondatrice, avec Louis-Georges Mulot, de la compagnie[A 2]. Dans les années 1890, le puits est profond de 289 mètres, et les accrochages sont établis à 211 et 277 mètres[SB 1].

La fosse no 6 bis est ouverte sur un autre carreau en 1906[A 3] à 750 mètres au sud-sud-ouest[note 1]. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale[1]. Elle est ensuite reconstruite. Située près des lignes de Lens à Ostricourt et d'Hénin-Beaumont à Bauvin - Provin, elle est très endommagée durant la Seconde Guerre mondiale[B 1].

La Compagnie des mines de Dourges est nationalisée en 1946, et la fosse no 6 intègre le Groupe d'Hénin-Liétard[B 1]. La fosse no 6 cesse d'extraire en 1951, et son puits, profond de 457 mètres, est remblayé deux ans plus tard[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits no 6. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[2]. Le site est devenu un espace vert[3].

Le terril[modifier | modifier le code]

Le terril no 90.
50° 25′ 05″ N, 2° 56′ 04″ E

Le terril no 90, 6 Est de Dourges, situé à Hénin-Beaumont, est le terril plat de la fosse no 6 des mines de Dourges. Initialement haut de 22 mètres, il a été exploité, et il n'en reste que la base[4],[5].

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse no 6.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1904, p. 106
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a b c d e et f Soubeiran 1895, p. 71

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 85, 87-88. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris, , p. 106. 
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris, , p. 71.