Fatos Nano

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Fatos Nano
Fatos Nano, en 2003.
Fatos Nano, en .
Fonctions
Premier ministre d'Albanie

(3 ans, 1 mois et 11 jours)
Président Alfred Moisiu
Gouvernement Nano IV
Législature Ve
Coalition PSSh-PSD-PASh-PBDNJ
Prédécesseur Pandeli Majko
Successeur Sali Berisha

(1 an, 2 mois et 8 jours)
Président Rexhep Mejdani
Gouvernement Nano III
Législature IVe
Coalition PSSh-AD-PSD-PA-PBDNJ
Prédécesseur Bashkim Fino
Successeur Pandeli Majko
Président du Parti socialiste d'Albanie

(14 ans, 2 mois et 18 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Ramiz Alia (PPSh)
Successeur Edi Rama
Président du Conseil des ministres

(3 mois et 14 jours)
Président Ramiz Alia
Gouvernement Nano I et II
Législature Ire
Coalition PPSh
Prédécesseur Adil Çarçani
Successeur Ylli Bufi
Vice-président du Conseil des ministres

(22 jours)
Président du Conseil Adil Çarçani
Gouvernement Çarçani III
Secrétaire général du Conseil des ministres

(1 mois et 8 jours)
Président du Conseil Adil Çarçani
Gouvernement Çarçani III
Prédécesseur Niko Gjyzari
Successeur Aleks Laurasi
Biographie
Nom de naissance Fatos Thanas Nano
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Tirana (Albanie)
Nationalité Albanaise
Parti politique PSSh
Diplômé de université de Tirana
Profession économiste
Religion chrétien orthodoxe

Fatos Nano
Chefs du gouvernement d'Albanie

Fatos Thanas Nano, né le à Tirana, est un homme d'État albanais, membre du Parti socialiste d'Albanie (PSSh).

Économiste marxiste et universitaire, il entre au gouvernement de la République populaire socialiste d'Albanie en . Il en prend la direction pour la première fois deux mois plus tard. En , peu après avoir quitté le pouvoir, il est porté à la présidence du PSSh, qui remplace l'ancien parti unique.

Il est emprisonné entre , à la suite d'accusations de détournement de fonds. Il sort de prison en et revient au pouvoir quatre mois après, ayant remporté une large majorité aux élections anticipées. Il doit démissionner en après une crise socio-politique.

Il retrouve une dernière fois le poste de Premier ministre d'Albanie en . Trois ans plus tard, le PSSh perd les élections législatives et Nano met un terme à sa vie politique en cédant le pouvoir à Sali Berisha et la présidence du parti à Edi Rama.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Inscrit à l'université de Tirana, il obtient en une maîtrise en économie politique. Il est alors recruté par son université pour enseigner cette matière. En parallèle, il devient fonctionnaire au sein de l'Institut des études marxistes-léninistes.

Il passe avec succès son doctorat en .

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il appartient à l'époque au Parti du travail d'Albanie (PPSh), parti unique de l'Albanie socialiste. Il est nommé le secrétaire général du Conseil des ministres dans le troisième gouvernement formé par Adil Çarçani. À 38 ans, il accède à sa première fonction exécutive.

Il change de responsabilité dès le , après avoir été désigné vice-président du Conseil des ministres.

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

Le , Fatos Nano est nommé président du Conseil des ministres par le président de la République Ramiz Alia. Il est donc chef de file du PPSh pour les élections constituantes de et suivant. Le scrutin est marqué par une très large victoire du PPSh et il se voit reconduit le à la tête du gouvernement.

Faisant face à des grèves et manifestations violentes, il remet sa démission dès le , ayant passé un peu plus de trois mois au pouvoir.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Le , il prend la présidence du Parti socialiste d'Albanie, qui succède au PPSh, renonçant au marxisme-léninisme au profit de la social-démocratie. À la suite des élections législatives de , il prend la tête de l'opposition au Parti démocrate d'Albanie (PDSh) du président de la République Sali Berisha.

Il est accusé en d'avoir détourné sept millions de dollars d'aide internationale. La justice le condamne en à 12 ans de prison[1]. Il est alors considéré comme un « prisonnier politique » par le Parlement européen. Il est libéré en pleine guerre civile, en [2].

Retour au pouvoir[modifier | modifier le code]

Le président Berisha doit convoquer des élections législatives anticipées le suivant, avec un second tour une semaine plus tard. Ce scrutin donne au Parti socialiste une large majorité de 101 députés sur 155. Malgré cette large majorité, il conclut un accord de coalition. Il redevient alors Premier ministre le suivant, et dispose d'une assise de 113 sièges à l'Assemblée.

Le , de violentes manifestations éclatent à Tirana au lendemain de l'assassinat d'Azem Hajdari, cadre du Parti démocrate et bras droit de Sali Berisha. Accusé d'être responsable de ce meurtre, Nano se résout à démissionner au bout de 15 jours, après avoir constaté qu'il ne bénéficiait pas du soutien de son parti pour mettre fin à cette crise. Il est remplacé le par Pandeli Majko.

Premier ministre une dernière fois[modifier | modifier le code]

Bien qu'il reste président du Parti socialiste, il est exclu du pouvoir. Le , au lendemain de l'entrée en fonction du nouveau président de la République Alfred Moisiu, dont il a permis l'élection en accord avec le PDSh, il demande à la direction du PSSh de le proposer comme nouveau chef de l'exécutif. Majko, qui avait retrouvé la direction du cabinet en précédent, doit donc démissionner.

Le , Fatos Nano est investi pour la troisième fois comme chef du gouvernement albanais et constitue sa quatrième équipe ministérielle. Il forme une alliance avec le Parti social-démocrate d'Albanie (PSD), le Parti agrarien d'Albanie (PASh) et le Parti de l'Union pour les droits de l'homme (PBDNJ).

Fin de vie politique[modifier | modifier le code]

Aux élections du , le Parti démocrate remporte la majorité relative et le Parti socialiste perd les deux cinquièmes de son groupe parlementaire. Assumant cette défaite, il démissionne le suivant de la présidence du PSSh, à laquelle Edi Rama le remplace peu après.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fatos Nano, le réformateur libéral », sur www.lemonde.fr, (consulté le 3 juillet 2017)
  2. Marc Nemo, « Albanie: le retour de Fatos Nano «le rouge» », sur www.liberation.fr, (consulté le 3 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]