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Fatos Nano

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Fatos Nano
Illustration.
Fatos Nano en .
Fonctions
Premier ministre d'Albanie

(3 ans, 1 mois et 11 jours)
Président Alfred Moisiu
Gouvernement Nano IV
Législature Ve
Coalition PSSh-PSD-PASh-PBDNJ
Prédécesseur Pandeli Majko
Successeur Sali Berisha

(1 an, 2 mois et 8 jours)
Président Rexhep Mejdani
Gouvernement Nano III
Législature IVe
Coalition PSSh-AD-PSD-PA-PBDNJ
Prédécesseur Bashkim Fino
Successeur Pandeli Majko
Président du Parti socialiste d'Albanie

(14 ans, 2 mois et 18 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Ramiz Alia (PPSh)
Successeur Edi Rama
Président du Conseil des ministres

(3 mois et 14 jours)
Président Ramiz Alia
Gouvernement Nano I et II
Législature Ire
Coalition PPSh
Prédécesseur Adil Çarçani
Successeur Ylli Bufi
Vice-président du Conseil des ministres

(22 jours)
Président du Conseil Adil Çarçani
Gouvernement Çarçani III
Secrétaire général du Conseil des ministres

(1 mois et 8 jours)
Président du Conseil Adil Çarçani
Gouvernement Çarçani III
Prédécesseur Niko Gjyzari
Successeur Aleks Laurasi
Biographie
Nom de naissance Fatos Thanas Nano
Date de naissance
Lieu de naissance Tirana (Albanie)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Tirana (Albanie)
Nationalité Albanaise
Parti politique PSSh
Diplômé de Université de Tirana
Profession économiste
Religion chrétien orthodoxe

Signature de Fatos Nano

Image illustrative de l’article Fatos Nano
Chefs du gouvernement d'Albanie

Fatos Thanas Nano, né le à Tirana (Albanie) et mort le dans la même ville[1], est un homme d'État albanais, membre du Parti socialiste d'Albanie (PSSh).

Économiste marxiste et universitaire, il entre au gouvernement de la République populaire socialiste d'Albanie en . Il en prend la direction pour la première fois deux mois plus tard. En , peu après avoir quitté le pouvoir, il est porté à la présidence du Parti socialiste d'Albanie qu'il aide ainsi à créer, suite à une refonte profonde à partir de l'ancien parti unique.

Il est emprisonné entre , à la suite d'accusations de détournement de fonds. Déclaré prisonnier politique par plusieurs instances internationales dont Amnesty International[2], Human Rights Watch[3] et l'Union interparlementaire[4], il sort de prison en , est innocenté et revient au pouvoir quatre mois après, ayant remporté une large majorité aux élections anticipées. Il doit démissionner en après une crise socio-politique.

Il retrouve une dernière fois le poste de Premier ministre d'Albanie en . Trois ans plus tard, le Parti socialiste perd les élections législatives et Nano met un terme à sa vie politique. Il cède alors la présidence du Parti socialiste d'Albanie à Edi Rama.

Études et vie professionnelle

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Inscrit à l'université de Tirana, Fatos Nano obtient en une maîtrise en économie politique. Il est alors recruté par son université pour enseigner cette matière. En parallèle, il devient fonctionnaire au sein de l'Institut des études marxistes-léninistes.

Il passe avec succès son doctorat en .

Débuts en politique

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Fatos Nano appartient à l'époque au Parti du travail d'Albanie (PPSh), parti unique de l'Albanie socialiste. Il est nommé le secrétaire général du Conseil des ministres dans le troisième gouvernement formé par Adil Çarçani. À 38 ans, il accède à sa première fonction exécutive.

Il change de responsabilité dès le , après avoir été désigné vice-président du Conseil des ministres.

Président du Conseil

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Le , Fatos Nano est nommé président du Conseil des ministres par le président de la République Ramiz Alia. Il est donc chef de file du PPSh pour les élections constituantes de et suivant. Le scrutin est marqué par une très large victoire du PPSh et il se voit reconduit le à la tête du gouvernement.

Faisant face à des grèves et manifestations violentes, il remet sa démission dès le , ayant passé un peu plus de trois mois au pouvoir.

Chef de l'opposition et emprisonnement politique

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Le , Fatos Nano prend la présidence du Parti socialiste d'Albanie, qui succède au PPSh, renonçant au marxisme-léninisme au profit de la social-démocratie. À la suite des élections législatives de , il prend la tête de l'opposition au Parti démocrate d'Albanie (PDSh) du président de la République Sali Berisha.

Il est accusé en d'avoir détourné sept millions de dollars d'aide internationale. La justice le condamne en à 12 ans de prison[5]. Il est alors considéré comme un prisonnier d'opinion du pouvoir de Berisha par Amnesty International[2], ainsi que comme prisonnier politique par Human Rights Watch[3], par le Parlement européen et l'Union interparlementaire[4]. Il est libéré en pleine guerre civile, en [6], et innocenté la même année.

Retour au pouvoir

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Le président Berisha doit convoquer des élections législatives anticipées le suivant, avec un second tour une semaine plus tard. Ce scrutin donne au Parti socialiste une large majorité de 101 députés sur 155. Malgré cette large majorité, il conclut un accord de coalition. Il redevient alors Premier ministre le suivant, et dispose d'une assise de 113 sièges à l'Assemblée.

Le , de violentes manifestations éclatent à Tirana au lendemain de l'assassinat d'Azem Hajdari, cadre du Parti démocrate et bras droit de Sali Berisha. Accusé par ce dernier d'être responsable de ce meurtre, qui tente également un coup d'état, Nano démissionne au bout de 15 jours de situation politique instable, après avoir constaté qu'il ne bénéficiait pas suffisamment du soutien de son parti pour mettre fin à cette crise. Il est remplacé le par Pandeli Majko.

Premier ministre une dernière fois

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Bien qu'il reste président du Parti socialiste, Fatos Nano est exclu du pouvoir. Le , au lendemain de l'entrée en fonction du nouveau président de la République Alfred Moisiu, dont il a permis l'élection en accord avec le PDSh, il demande à la direction du PSSh de le proposer comme nouveau chef de l'exécutif. Majko, qui avait retrouvé la direction du cabinet en précédent, doit donc démissionner.

Le , Fatos Nano est investi pour la troisième fois comme chef du gouvernement albanais et constitue sa quatrième équipe ministérielle. Il forme une alliance avec le Parti social-démocrate d'Albanie (PSD), le Parti agrarien d'Albanie (PASh) et le Parti de l'Union pour les droits de l'homme (PBDNJ).

Fin de vie politique

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Aux élections du , le Parti démocrate remporte la majorité relative et le Parti socialiste perd les deux cinquièmes de son groupe parlementaire. Assumant cette défaite, il démissionne le suivant de la présidence du PSSh, à laquelle Edi Rama le remplace peu après.

Notes et références

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  1. « Albanie : l’ancien Premier ministre Fatos Nano est mort à l’âge de 73 ans - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  2. a et b (en) « Appel à la Libération des Prisonniers d'Opinion », sur Refworld (consulté le )
  3. a et b (en) « Human Rights Watch World Report 1996 - Albania », sur Refworld (consulté le )
  4. a et b « Human rights of parliamentarians », sur archive.ipu.org (consulté le )
  5. « Fatos Nano, le réformateur libéral », sur www.lemonde.fr, (consulté le )
  6. Marc Nemo, « Albanie: le retour de Fatos Nano «le rouge» », sur www.liberation.fr, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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