Familles Grenier

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Il existe six familles nobles ayant le nom Grenier pour patronyme, suivi de différents noms de terre, dont quatre sont subsistantes et deux sont éteintes.

Famille Grenier de Cauville et d'Ernemont[modifier | modifier le code]

Cette famille éteinte, originaire de Normandie, forma deux branches [1]:

  • la branche de Cauville fut anoblie en 1655 et maintenue noble le 4 janvier 1667 à Rouen ;
  • la branche d'Ernemont fut anoblie en 1768.
Blason Famille Grenier de La Sauzay

Armes : « De gueules à trois épis de blé d'or posés en pal, rangés en fasce, au chef d'or, chargé de trois étoiles d'azur »

Famille Grenier de La Sauzay[modifier | modifier le code]

Cette famille subsistante de noblesse d'extraction est originaire de Saintonge. Elle fut maintenue noble en 1668[1].

Armes : « D'azur à trois chiens courants d'argent, accolés de gueules et posés l'un sur l'autre »

Titre: Comte

Famille de Grenier de Lassagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de Grenier de Lassagne.
Blason famille de Grenier de Lassagne : D'azur à une bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel et en pointe d'un lévrier de sable
Blason familles Granier de Cassagnac et Grenier de Latour : Parti, au 1, de gueules à trois grenades versées d'or, ouvertes du champ, posées 2 et 1 ; au 2, d'azur au croissant d'argent

La famille de Grenier de Lassagne est une famille de noblesse d'extraction, originaire d'Auvergne[1], maintenue noble en 1666[2].

Cette famille subsistante, issue de gentilshommes verriers, remonte sa filiation suivie à Pierre de Grenier, marié en 1562 avec Mirgue de Vaux, fixé vers cette époque à Verreries-de-Moussans[3]. Sa descendance forma une branche de Raisins, éteinte, et une branche de Lassagne, subsistante[4].

Différents auteurs relient la famille de Grenier de Lassagne, dont le nom s'est orthographié au fil du temps Grenier ou Granier, avec d'autres familles issues d'une souche commune[5],[6],[7].
Dans son ouvrage "Les Vieux noms de la France méridionale", Delcer de Puymège relie également la branche Grenier de Laborie aux branches Grenier de Cardenal, Granier de Cassagnac, Grenier de Fonblanque, Grenier de Lassagne, Grenier de Latour, Granier de Lilliac, toutes ayant pour foyer d'origine le Quercy[8].

Armes des différentes branches[7] :

  • Grenier de Cardenal (de) : « D'azur à une grenade d'argent entr'ouverte d'or, la tige en bas »
  • Granier de Cassagnac et Grenier de Latour (de) : « Parti, au 1, de gueules à trois grenades versées d'or, ouvertes du champ, posées 2 et 1 ; au 2, d'azur au croissant d'argent »
  • Grenier de Fonblanque (de) : « Coupé, en chef, de gueules à trois grenades d'argent, 2 et 1 ; en pointe, d'azur, à un croissant aussi d'argent »'
  • Grenier de Lassagne (de) : « D'azur à une bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel, et en pointe d'un lévrier de sable »

Selon un article signé Ferdinand Pressouyre dans le Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques, ces familles seraient probablement un rameau de la famille de Grenier de Laborie[9] présentée ci-après. À ce sujet J. Eusèbe Bombal écrit en 1883 dans le Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze : « Une famille de gentilshommes verriers du nom de Grenier alliée aux Riol et aux de Colomb a exploité sur les deux versants de la Cère. Elle parait être issue des Grenier de Laborie mais je n'en ai pas de preuve certaine »[10].

Famille Grenier de Monner[modifier | modifier le code]

Cette famille subsistante, originaire du Languedoc, fut anoblie par charge au XVIIIe siècle et maintenue noble en 1702[1].

Armes : « Parti : au 1, de gueules à trois grenades versées d'or ouvertes de gueules ; au 2, d'azur au croissant d'argent »[1].

Dénomination : aux XXe et XXIe siècles, tout ou partie des membres de cette famille recourent au nom « de Grenier de Monner », avec deux particules.

Famille de Grenier de Pleaux, olim de Laborie[modifier | modifier le code]

Blason famille de Grenier de Pleaux : De gueules à la fasce d'or

La famille de Grenier de Laborie[11], d'extraction féodale, est originaire du Quercy et se trouve aussi en Auvergne et Limousin. Sa filiation est suivie depuis 1252, avec comme premier ancêtre connu le chevalier Guillem ou Guilhem de Grenier, époux d'Almodie de Merle, vivant en 1280[12]. Le nom est devenu de Grenier de Pleaux avec le mariage à Pleaux le 13 décembre 1571 de François de Grenier, chevalier de Malte reçu en 1574, avec Marguerite de Pleaux, dame héritière en partie de Pleaux[12].

Elle s'est éteinte avant 1756 car Louis-Christophe de Grenier, chevalier, premier marquis de Pleaux, résidant au château de Ragheaud, paroisse de Saint-Cernin, seigneur de Pléaux, de Longuevergne, d'Anglars, qui avait épousé le 29 mai 1711 Marie-Françoise de Montclar-Montbrun, mourut avant cette dernière qui fit don de tous ses biens à l'un de ses parents, Jean-Dominique de Montclar, lorsqu'il épousa Marie-Claire du Fayet de la Tour-Lavoissière, le 2 novembre 1756[13].

Armes : « De gueules à la fasce d'or »[12].

Famille Grenier de Sanxet[modifier | modifier le code]

Cette famille subsistante, originaire de Guyenne, fut anoblie en juin 1700, et maintenue noble en 1746[1].

Armes : « Tranché, au 1, d'argent à l'aigle de sable le vol abaissé ; au 2, de gueules au lion d'argent à une bande d'azur chargée de trois étoiles d'or ; au chef d'or, chargé d'une tête de maure de sable »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f E. de Séréville & F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975
  2. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222
  3. Bulletin de Société languedocienne de géographie, Volumes 28 à 29, 1905, page 61 à 64
  4. Paul Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1846, page 45
  5. Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904
  6. Henry Yzarn de Freissinet de Valady Les châteaux de l'ancien Rouergue, Volume 2, Imprimerie de P. Carrère, 1935, page 67
  7. a et b Maurice de Bonald, Documents généalogiques sur des familles du Rouergue, Laffitte Reprints, 1978, page 423-426
  8. Les vieux noms de la France méridionale, M.L. d'Armagnac del Cer, Éditions "La vieille France", Paris, 1981
  9. Ferdinand Pressouyre , article De la paroisse à la commune. Étude d'un cas particulier : Cornac, in Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du comité des travaux historiques et scientifiques, Lot, 1985, p. 188
  10. J. Eusèbe Bombal in Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Volume 5, 1883, page 578
  11. Jean B. Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royoume, et des maisons princières de l'Europe : précé́dé de la généalogie de la maison de France, Volume 11, 1831, page 20
  12. a b et c Jean Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome III, 1848, page 204.
  13. Nobiliaire du diocèse et généralité de Limoges Tome 2, Abbé Joseph Nadaud, p. 377, Limoges, Imprimerie de Chapoulaud frères, 1863-1872

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222
  • Louis de Ribier, Recherches sur la Noblesse d'Auvergne, H. Champion, 1907, page 240
  • Bulletin de la Société languedocienne de géographie, Volumes 28 à 29, 1905, page 61 à 64
  • Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904
  • Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Félix Seguin, Firmin Didot Frères, 1860
  • Robert Planchon, Les Granier-Grenier, gentilshommes verriers, éditeur inconnu, imprimerie Maugein, 19360 Malemort, 1984

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]