Famille Chambellé

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Chambellé.

Chambellé
Armes de la famille.
Armes de la famille : Chambellé

Blasonnement D'or à trois chevrons de gueules, une fasce d'azur brochant sur le tout.
Pays ou province d’origine Drapeau du duché de Bretagne Duché de Bretagne
Allégeance Drapeau du duché de Bretagne Duché de Bretagne
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Flag of Royalist France.svg Armée des émigrés
Charges Sergent royal, Notaire du Marquisat de Blain
Fonctions militaires Maréchal des Camps et armées du Roi, Gouverneur de Dunkerque et Béthune.
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1668 (0 génération)
, ressort de Nantes.

La famille Chambellé est une famille noble bretonne éteinte.

La famille a été anoblie quand Pierre et Sidrach Chambellé deviennent maréchaux des camps et armées du Roi, ce qui explique la mention 0 génération du Nobiliaire de Pol Potier de Courcy. Sidrach Chambellé (1611-1695) est le personnage le plus illustre. La campagne militaire commencée le et conduite par le maréchal Turenne passe par le siège de la ville de Dunkerque. Dix-neuf jours plus tard, le , une coalition franco-anglaise, menée par Turenne et Lockhart, attaque la ville : c'est la bataille des Dunes[a 1]. Le est une date symbolique de l'histoire de la ville, soumise à de multiples convoitises. Au cours de la « folle journée », la ville est espagnole le matin, française au cours de la journée et sera anglaise le soir.

Le , Dunkerque, rachetée par Louis XIV au roi d'Angleterre, devient définitivement française. Le marque l'arrivée de dix troupes de cavalerie venues prendre officiellement possession de la ville. Le 2 décembre, le Roi Soleil fait une entrée triomphale dans Dunkerque. Vauban entreprend alors de fortifier la ville et développe son port, qui devient le plus grand port de guerre du royaume[a 2]. Une nuée de fonctionnaire est envoyée à Dunkerque : d'abord un gouverneur remplacé par un Lieutenant-gouverneur Mr de Chambellé, qui dépendait directement de Louvois; à côté de lui Nacquart, Conseiller du Roi, Lieutenant-Général de l'Amirauté avait été placé par Colbert comme subdélégué de l'Intendant "Sur Mer"[1]. La correspondance de Colbert et Nacquart, ainsi que celle entre Louvois et Chambellé, mentionne à plusieurs reprises Sidrach de Chambellé, notamment lors de l'épisode de peste qui frappe la ville en 1666. Sidrach de Chambellé donne son nom à une Compagnie. Cette compagnie sera envoyé en Nouvelle-France, ainsi que son neveu Michel-Sidrach Dugué, Sr de Boisbriand. Ce détachement sera intégré au Régiment de Carignan-Salières, en 1665.

En 1789, un membre de la famille Chambellé participe aux élections des députés de la noblesse aux États généraux : Pierre-Louis Chambellé [2].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Généalogie[3][réf. à confirmer]

Sidrach Chambellé, ( - 1611) Sergent Royal, puis Notaire du Marquisat de Blain, Sieur de la Rossais, de Bodene (Bout de Bois) et de la Rivière.
   │    époux de Janne Hamon fille de Gratien Hamon, Notaire royal de la Cour et Juridiction de Blain.
   │
   ├─> Thomas Chambellé, (12 Février 1605 à Héric - 12 Avril 1659 à Héric), Sr de Boirivaud.
   │      
   ├─> Pierre Chambellé, (19 Novembre 1607 à Héric - 29 Avril 1675 à Nantes), Sieur des Ousches et du Chalonge, Maréchal des Camps et armées du Roi.
   │      
   └─> Sidrach Chambellé, (9 Mai 1611 à Héric - 22 Avril 1695 à Nantes), Maréchal des Camps et armées du Roi, Lieutenant général des armées du Roi, Gouverneur de Dunkerque et de Béthune[4].

Alliances[modifier | modifier le code]

  • Famille Dugué, Sr de BoisBriand

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Nom de la famille et blasonnement Devise
Blason famille fr Chambellé.svg Famille Chambellé,

D'or à trois chevrons de gueules ; une fasce d'azur sur le tout[5].

Seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Seigneurie[6][réf. non conforme] - Nord Loire

Les Chambellé ont d'abord des possessions à Héric et au Nord de la Loire.

  • Les Ousches, Terre à Saint-Sébastien-sur-Loire, en 1683 à Pierre Chambellé.
  • Du Chalonge, Château et terre, Héric, 1679 à Pierre de Chambellé, Sr des Ousches. Un château est construit sur ces terres.
  • Le Dréneuc, Terre à Héric, en 1679, Pierre de Chambellé, Sr des Ousches
  • La Pervenchère, Terre à Casson, en 1683 à Pierre de Chambellé

- Sud Loire

Suite à l'augmentation de leurs revenus et grâce aux charges qu'ils occupent ils acquièrent des terres dans le Vignoble Nantais.

  • Caugé, La Remaudière
  • de la Boissière, Château et terres, La Boissière-du-Doré. En 1690, la seigneurie de la Boissière est vendue à Sidrach de Chambellé, seigneur de l'Aujardière en La Remaudière, propriétaire également du château de Chalonge à Héric ; puis son neveu Pierre de Chambellé capitaine, vivant à Héric ; puis Jacques de Chambellé (frère du précédent) ; puis en 1742 Pierre de Chambellé (fils de Jacques) ; puis à partir de 1786 aux deux fils de Pierre, Pierre-Louis de Chambellé et Étienne-Maurille de Chambellé. Le vieux logis médiéval est abandonné au profit d'un nouveau manoir, de style néo-classique tel qu'on en voit à Nantes, il est construit 200 m. plus loin le long de l'actuelle rue d'Ancenis. À la Révolution française, les droits féodaux sont supprimés, mais les châteaux et la propriété des terres restent. À la mort de Pierre-Louis de Chambellé, en 1838, la propriété est vendue à Théophile Bureau de la Gaudinière (1806-1891). Voici la description tardive du vieux logis seigneurial lors d'un inventaire de 1746 : « Le château et le manoir seigneurial situé à l'issue du bourg de ladite paroisse de Saint-Pierre-de-la-Boessière, composé d'un grand corps de bâtiments avec deux tours aux deux extrémités, une petite cour au devant avec deux pavillons aux deux bouts servant de logements ; Lesdits corps de logis sont entourés de douves et se ferment par un pont-levis. Au-devant dudit pont se trouve une grande basse cour entourée de murs : elle renferme les pressoirs, celliers, magasins et écuries avec l'emplacement d'un vieux colombier. Derrière le logis est situé le jardin avec le verger, et au-delà de la douve, une grande prairie. Le tout est d'une contenance de quatre journaux et demi-tiers de journal de terre (soit environ 2 hectares de surface) »[7]. Sur le cadastre de 1808 (voir carte ci-jointe) (cadastre : feuille A3, parcelle no 482)[8] Le château actuel ou grand logis dans le bourg de la Boissière du Doré, qui est un manoir "récent" de style architectural classique avec des ouvertures encadrées de pierre de tuffeau, caractéristique du style nantais et des "folies nantaises" (maisons de plaisance de la riche bourgeoisie nantaise autour de la ville). Ce château devient le nouveau centre du domaine foncier agricole de la seigneurie de la Boissière. Il est situé le long de la rue d'Ancenis (feuille A3, parcelle no 696 du cadastre Napoléon de 1808).
  • Laujardière, Terre à Vallet, en 1682 à Sidrach de Chambellé, lieutenant général des armées du Roi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts », sur https://gallica.bnf.fr (consulté en mai 2018)
  2. Édouard de Barthélémy, Catalogue des gentilshommes de Bretagne qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789, 1865, [lire en ligne]
  3. Archives de Loire Atlantique, Fond Freslon, paroisse d'Héric.
  4. « Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts », sur https://gallica.bnf.fr (consulté en mai 2018)
  5. « Nobiliaire et armorial de Bretagne : Chambellé », sur https://fr.wikisource.org
  6. Dictionnaire des Terres et Seigneuries du Comté Nantais, E. Cornulier, 1857.
  7. La Boissière du Doré : 1 000 ans d'histoire entre Bretagne et Anjou, 2007, édité par la commune
  8. « Plan cadastral Napoléon 1808, La Boissère du Doré », sur Archives départementales de Loire-Atlantique, (consulté le 27 décembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Demarcq 1993, p. 28
  2. Demarcq 1993, p. 29, deuxième bulle.
  • Jules Gosselet, Géographie régionale : La plaine maritime du Nord de la France et de la Belgique, vol. 7, t. 2, coll. « Annales de Géographie », (lire en ligne), p. 306-314