Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista

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Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista
Image illustrative de l'article Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista
Logotype officiel.
Présentation
Chef Ministre secrétaire général du Mouvement
Fondation
Disparition
Siège Rue d'Alcalá, 44
Madrid
Président Francisco Franco
Organe officiel Arriba
Organisation de jeunesse Frente de Juventudes
Partis créateurs Communion traditionaliste
Phalange espagnole
Idéologie Phalangisme, carlisme, fascisme, populisme, national-catholicisme, anticommunisme, nationalisme

La Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (FET y de las JONS) (en français : Phalange Espagnole Traditionaliste et des Juntes d'Offensive Nationale-Syndicaliste) était le parti unique de l'Espagne franquiste, fondé le 19 avril 1937 comme produit de l'unification de la Phalange espagnole (FE de las JONS), des traditionalistes carlistes, des Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (JONS) et du reste des forces politiques qui appuyèrent le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 dans la guerre civile espagnole (1936-1939).

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le décret qui matérialisa l'unification, le général Franco s'érigea en seul chef du parti. Son siège se trouvait au 44 rue d'Alcalá, à Madrid[1].

FET y de las JONS fut conçu comme la branche politique du dénommé Movimiento Nacional (« Mouvement national »), concept plus large par lequel était défini le mécanisme totalitaire d'inspiration fasciste qui prétendait être l'unique voie de participation à la vie publique espagnole durant le franquisme. Son discours politique était un mélange hétéroclite d'éléments idéologiques et rhétoriques fascistes, traditionalistes, nationalistes d'extrême droite, conservateurs, nationaux-catholiques, monarchistes, etc.

Blason officiel de l'Espagne franquiste (1945-1977)

FET de las JONS devint une pièce essentielle de l'appareil d'État franquiste, permettant la création de réseaux visant à maintenir la fidélité au régime tout en cooptant les militants dans toutes les classes sociales, de manière à assurer une large base de soutien et une stabilité certaine au régime[2]. Il dota la dictature franquiste d'une armature bureaucratique et idéologique, avec un très grand pouvoir durant la première étape du régime (jusqu'aux années 1960). Par la suite, il perdit peu à peu de l'influence, mais la dictature et le mouvement, incarné par le parti, restèrent inséparables jusqu'à ce que la mort du dictateur en 1975 débouche sur la Transition démocratique espagnole. Le parti fut dissous le 13 avril 1977.

Symbologie[modifier | modifier le code]

Homme portant l'uniforme phalangiste.

FET y de las JONS adopta une combinaison de symboles qui reflétait la diversité des forces qui le constituaient. L'uniforme traditionnel se composait ainsi de la chemise bleue de la Phalange et du bonnet rouge des requetés carlistes, auquel on ajouta une cravate noire en signe de deuil pour José Antonio Primo de Rivera (fondateur de la Phalange, figure encensée par le régime et généralement désignée par son simple prénom « José Antonio » dans la propagande de celui-ci-).

Croix de Bourgogne, drapeau des traditionalistes carlistes.

De la même manière, les drapeaux qui présidaient les actes du régime reflétaient cette diversité : drapeau national de l'Espagne portant l'aigle de Saint Jean, drapeau de la Phalange et Croix de Bourgogne des traditionalistes.

Le principal hymne du régime était Cara al sol, du musicien de Guipuscoa Juan Tellería et avec des paroles de José Antonio Primo de Rivera. D'autres hymnes bénéficièrent d'une coofficialité formelle, notamment la Marche d'Oriamendi du carlisme.

L'image du parti était également représentée par le salut phalangiste (également d'inspiration fasciste), la main et le bras droits tendus, et les cris rituels de la phalange comme ¡Arriba España! (« Espagne debout ! ») ou España, una, grande y libre (« Espagne unie, grande et libre »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) El yugo y las flechas de Alcalá 44, desmontados - El edificio de la ex Secretaría General del Movimiento apareció el viernes sin el emblema, El País, 10/04/1977.
  2. (es) Cristian Cerón Torreblanca, El partido único durante el franquismo, FET de las JONS en Málaga, Université de Malaga, 2008 (ISBN 84-600-1337-5), p. 204.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Plusieurs auteurs, Fascismo en España, 2005, ed. El Viejo Topo, (ISBN 84-96356-32-9)
  • (es) Francisco Morente Valero, Hijos de un dios menor. La Falange después de José Antonio
  • (es) Mercedes Peñalba, Falange española: historia de un fracaso, Ediciones Universidad de Navarra S.A., Pampelune, 2009, 350 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]