Eva Hesse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Eva Hesse
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Eva Hesse
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Mouvement
Anti-Form
Représentée par
Hauser & Wirth (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
EVA HESSE GEBURTSHAUS ISESTRAßE HAMBURG - PHOTO by ANDRE CHAHIL.jpg
plaque commémorative

Eva Hesse, née le à Hambourg et morte le à New York, est une sculptrice et peintre américaine d'origine allemande. Elle appartient au mouvement artistique Anti-Form. Certaines de ses œuvres sont exposées dans la collection permanente du Centre Pompidou[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1952, Eva Hesse reçoit son diplôme de l'École de New York d'art industriel. En 1953, elle étudie à l'Institut Pratt de New York et à Cooper Union jusqu'en 1957, puis à la Yale School of Art and Architecture[2] jusqu'en 1959, où elle a comme professeur Josef Albers[3] et obtient une licence en art (Bachelor of Arts in Fine Arts). Après ce passage à Yale, elle retourne à New York, devient amie avec de nombreux jeunes artistes comme Sol LeWitt, Donald Judd, Carl Andre[2] et développe un intérêt pour la peinture et le dessin, comme en témoignent ses nombreux cahiers.

En 1961, elle rencontre et épouse le sculpteur Tom Doyle. En août 1962, ils participent tous les deux à un happening d'Allan Kaprow à l'Art Students League de New York. Eva Hesse réalise à cette occasion sa première pièce en trois dimensions : un costume en grillage et jersey[4]. En 1963, elle expose une sélection d'œuvres sur papier à la galerie Allan Stone dans l'Upper East Side.

En 1964, le couple, dont le mariage tourne court, vit et travaille en Allemagne, dans une usine de textile abandonnée dans la région de Kettwig-am-Ruhr[3]. Eva Hesse n'est pas heureuse d'être de retour das son pays natal, mais commence à sculpter avec des matériaux qui avaient été laissés dans l'usine abandonnée : elle réalise ainsi ses premières sculptures faites de cordes, de fils électriques, et de masonite, aux titres ludiques comme Eighter from Decatur et Oomamaboomba (1965)[5].

En 1965, de retour à New York dans le quartier de la Bowery[3], elle commence à travailler avec les matériaux caractéristiques de son œuvre : latex, fibre de verre et matières plastiques. Elle est associée à la tendance postminimaliste[6] anti-forme[7], qui regroupe des Américains tels que Robert Morris[7] et Bruce Nauman[7].

En 1966, elle participe à des expositions à New York comme Eccentric Abstraction[8] et Abstract Inflationism and Stuffed Expressionism. En septembre 1968, Eva Hesse commence à enseigner à l'École d'arts visuels de New York.

En 1969, on lui diagnostique une tumeur au cerveau. Sa mort le 29 mai 1970 à 34 ans[2] met fin à une carrière d'à peine dix ans.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Ringaround Arosie[2]
  • 1966 : Metronomic Irregularity, Hang Up[2]
  • 1968 : Sans II[2], Repetition Nineteen III[3], Accession V[3]
  • 1969 : Expanded Expansion[9],[10]
  • 1970 : Seven Poles[7]

Exposition[modifier | modifier le code]

  • 1966 : Eccentric Abstraction[8], galerie Fischbach, commissariat de Lucy Lippard
  • 1969 : Anti-Illusion:Process/Materials[10], Whitney
  • 1993 : rétrospective au Jeu de paume[11], Paris
  • 2003 : Tate Modern[2], Londres, commissariat de Elisabeth Sussmann et Renate Petzinger[12]
  • 2006 : Musée juif de New York, commissariat d'Arthur Danto[10]
  • 2018 : Eva Hesse: Arrows and Boxes, Repeated[3], galerie Craig F. Starr, New York
  • 2018 : American Masters[13], galerie nationale d'Australie, Canberra

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Eva Hesse », sur Centre Pompidou, (consulté le 30 mai 2018)
  2. a b c d e f et g Elisabeth Lebovici, « Proue Hesse », sur Libération, (consulté le 30 mai 2018)
  3. a b c d e et f (en) Kate Menard, « Eva Hesse: Arrows and Boxes, Repeated at Craig F. Starr Gallery », sur Arte fuse, (consulté le 31 mai 2018)
  4. (en-US) « https://www.guggenheim.org/artwork/artist/eva-hesse » (consulté le 24 mai 2019)
  5. « Exhibitions — Eva Hesse 1965 - Eva Hesse - Hauser & Wirth », sur www.hauserwirth.com (consulté le 24 mai 2019)
  6. (en) « Robert Pincus-Witten (1935–2018) », sur Artforum, (consulté le 31 mai 2018) : « It was in the November 1971 issue of Artforum that he first named the shift toward more open forms in contrast to Minimalism’s adherence to closed, geometric approaches. In the essay, “Post-Minimalism into Sublime,” he discusses the sculpture of Eva Hesse, plumbing the artist’s diaries and notebooks to explain her aesthetic innovations. »
  7. a b c et d Vanessa Morisset et Marie-José Rodriguez, « L’Antiforme », sur Centre Pompidou, (consulté le 30 mai 2018)
  8. a b et c Renee Ghert-Zand, « Découvrez la courte vie mais le grand héritage de l’artiste Eva Hesse », sur The Times of Israel, (consulté le 31 mai 2018)
  9. (en) Nancy Spector, « Eva Hesse : Expanded Expansion », sur Musée Solomon R. Guggenheim, (consulté le 31 mai 2018) : « Her goal, she explained, was to portray the essential absurdity of life. »
  10. a b et c (en) Arthur C. Danto, « All About Eva », sur The Nation, (consulté le 1er mars 2020)
  11. Davis, Bochner et Simon 1993.
  12. (en) Janet McKenzie, « When Attitudes become Form », sur Studio international, (consulté le 31 mai 2018)
  13. (en) « American Masters », sur Galerie nationale d'Australie, (consulté le 31 mai 2018) : « Eva Hesse and Louise Bourgeois. »
  14. « Eva Hesse », sur Arte, (consulté le 31 mai 2018) : « elle parvient à percer dans l’univers masculin de l’art contemporain new-yorkais avec un travail composite d’une grande originalité, intégrant le latex et des matériaux de récupération industriels, mais aussi de la fibre de verre et des matières plastiques. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Davis, Mel Bochner et Joan Simon, Eva Hesse : Galerie nationale du Jeu de paume, [Paris, 27 avril-20 juin 1993], Paris, Jeu de paume, , 210 p. (ISBN 978-2-908901-16-0)
  • (en + de) Renate Petzinger et Barry Rosen, Eva Hesse : Catalogue raisonné, vol. 1 & 2 : Paintings and Sculpture, Yale University Press, Museum Wiesbaden, , 724 p. (ISBN 978-0-300-10441-7, présentation en ligne)
  • Claudine Humblet, Post-minimalisme et Anti-Form : dépassement de l'esthétique minimale, Milan, Skira, , 295 p. (ISBN 978-88-572-3047-4, présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]