Ernest Houssay

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Ernest Houssay
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Biographie
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Abbé Julio
Nationalité
Activités

L'Abbé Houssay, à l'état-civil Julien-Ernest Houssay, (, Cossé-le-Vivien - , Genève) plus connu sous son pseudonyme d'abbé Julio, est un religieux français qui, après avoir été ordonné prêtre par l'Église catholique romaine en 1867 et avoir rempli plusieurs ministères dans cette Église, s'en est séparé pour rejoindre une Église néo-gallicane, séparée de Rome.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1844 à Cossé-le-Vivien en Mayenne, il s'est fait connaître avec ses activités de guérisseur et de magnétiseur, en utilisant des formules de prières mêlant authentiques prières chrétiennes, formules gnostiques, théosophiques et spirites[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un ouvrier du bâtiment. En 1870, il est vicaire du Grand Oisseau. Lorsque la guerre éclate, il se porte volontaire et devient aumônier des Volontaires Vendéens du Général Henri de Cathelineau. Dans ses mémoires celui-ci insiste sur les éloges concernant la conduite héroïque du « brave Abbé Houssaye ».

Parcours religieux[modifier | modifier le code]

Il est nommé vicaire de Juvigné, puis de Javron; mais sa santé est gravement altérée et il doit être admis en hôpital militaire. Il en sort pour devenir vicaire de l'église Saint-Joseph de Paris. Il répand ses idées sociales et son sens religieux en rupture avec son évêque le Cardinal Richard. Le 28 février 1885, il est alors nommé par disgrâce à la paroisse Sainte Marguerite, ayant eu le front de poursuivre en justice, pour escroquerie, deux protégés laïques de l'évêché. Il fonde alors un journal à tendances gallicanes "La Tribune du Clergé" et publie plusieurs livres de combat qui finissent de le discréditer auprès du pouvoir ecclésiastique romain.

Néo-gallicanisme[modifier | modifier le code]

En rupture avec Rome depuis 1885, il se rattache à l'église néo-gallicane de France. En 1888, il collabore au journal "L'Ami de l'Humanité". De 1888 à 1889, il crée et anime une feuille périodique: "La Tribune Populaire", organe de la démocratie religieuse et de la défense du clergé.

Ayant fait la paix avec son évêque, celui-ci le nomme curé de Pont-de-Ruan en Touraine où il trouvera un vieux bénédictional où il puisera la matière première de ses futurs livres. C'est dans ce village qu'il développera son charisme de guérisseur, qu'il avait commencé à découvrir au contact de Jean Sempé à Vincennes.

En 1904, il fut consacré évêque et chef de l'Église Catholique Libre de France par Paolo Miraglia, successeur de Joseph-René Vilatte et évêque de l'Église Catholique indépendante d'Italie.

Il consacre en juin 1911 Louis-Marie Giraud fondateur de l'Église parallèle qui deviendra l'Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet.

Papus fait de cette communauté religieuse l'église officielle du martinisme[2].

Guérisseur[modifier | modifier le code]

L'abbé Julio recommande la prière.

"La prière peut tout, et elle obtient TOUT. C’est la Parole de Dieu : « Tout ce que vous demanderez en mon nom vous l’obtiendrez » (…). Si les prêtres VOULAIENT, ils accompliraient de merveilleux prodiges ; mais la plupart ne savent pas beaucoup ou ne veulent plus, et quelques-uns qui voudraient ne l’osent pas (…). Nous, prêtres du Christ, nous avons TOUTE-PUISSANCE par le Christ. Sacerdos alter Christus. Nous sommes d’autres Christ ayant MÊME pouvoir de sauver, de pardonner, et guérir. Quand nous agissons en prêtres, ce n’est plus nous qui parlons, c’est Jésus-Christ qui parle par nous et qui est forcé de nous obéir en tout ; entendez bien EN TOUT ! Nous créons à nouveau Jésus-Christ, pour ainsi dire ; nous donnons Dieu À QUI NOUS VOULONS ; nous pardonnons À QUI NOUS VOULONS ; nous COMMANDONS aux démons qui seront toujours forcés de céder, si NOUS VOULONS; nous COMMANDONS aux âmes ; nous avons à notre insu, même sur les plus incrédules, une énorme influence ; nous COMMANDONS aux esprits mauvais et aux mauvais esprits, nous COMMANDONS À TOUTES les créatures par la foi et la prière ; et si nous savons notre VOULOIR, la douleur, la maladie, céderont sous notre VOULOIR DIVIN. Rien par nous-même, tout au nom de Jésus !" (Grands secrets merveilleux, préface).

Il a aussi recours aux pentacles. Un pentacle est un sceau magique ou talismanique représentant des figures géométriques, avec des caractères en hébreu, des formules latines, qui est supposé symboliser ou maîtriser des puissances religieuses ou sacrées ou secrètes.

«Il est un fait avéré, c'est que dans les évocations de magie cérémonielles dont la pratique est excessivement dangereuse, et pour cette raison condamnée, à juste titre par l'Eglise, pour en éloigner l'innombrable troupeau des faibles (imbecillium), certaines Puissances de l'Astral résistent au Signe de Croix, tandis qu'elles fuient et se dissolvent devant le Pentagramme. Pourquoi ce mystère et cet étonnante contradiction ? C'est que dans le plan de l'Invisible, il n'y a pas que des démons, qui eux, croient et tremblent : il y a aussi des entités malfaisantes et dangereuses, qui ne croient pas et ne peuvent être atteintes par la Foi, mais par d'autres armes foudroyantes. Le pentacle est le signe de la toute puissance sur le second plan, c'est-à-dire contre les entités de l'Astral, et par extension contre les démons, qui souvent ce cachent derrière eux.»

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Biographie de Jean Sempé, magnétiseur mystique, 1889. L'abbé Julio fut son successeur.
  • Grands secrets merveilleux pour aider à la guérison de toutes les maladies physiques et morales (1907), Niclaus, 1949, 670 p. ; Phénix diffusion, 1994. Traduction d'un vieux rituel, Le Bénédictional Romain de l'archevêque (de Canterbury) Robert de Jumièges (Benedictionarius Roberti Archiepiscopi, XI° s.).
  • Le livre secret des grands exorcismes et bénédictions, prières antiques, formules occultes, recettes spéciales avec explication et application des signes et pentacles contenus dans 'Les Grands secrets merveilleux', 'Les prières liturgiques', 'Le livre des exorcismes' et 'Les petits secrets merveilleux' (2° éd. 1908), Bussière, 616 p., 30 pentacles en couleurs
  • Prières liturgiques. Assistance à la messe. Hymnes en prose pour les fêtes. Calendrier perpétuel et ordre des fêtes pour toutes les circonstances de la vie,a vec notice sur chaque saint, Bussière, 2001. Ce livre contient les vrais formules de la liturgie officielle. Prières rituelles, neuvaines et invocations de saints.
  • Prières merveilleuses pour la guérison de toutes les maladies physiques et morales (1896), Lanore, 2009, 204 p.
  • Petits secrets merveilleux pour aider la guérison de toutes les maladies physiques et morales, Niclaus, 1956, 210 p.
  • Le livre secret des grands exorcismes et bénédictions. Prières antiques. Formules occultes. Recettes spéciales, Bussière, 2003

Études[modifier | modifier le code]

  • Léonce Fabre des Essarts, L'abbé Houssay : l'abbé Julio, Laval, éd. Lelièvre, 1904, 23 p. Reproduit in abbé Julio, Grands secrets merveilleux pour aider à la guérison de toutes les maladies physiques et morales, Niclaus, 1949, 670 p.
  • Robert Ambelain, L'abbé Julio, sa vie, son œuvre, sa doctrine, La diffusion scientifique, 1962.
  • Philippe Kerforne, L'art de guérir selon l'abbé Julio, Dervy, 1994, 184 p.
  • Alexandre de Beauvilliers, Devenez guérisseur avec l'abbé Julio : initiation à la guérison spirituelle, Labussière, 2001.
  • Paul Sanda, Haute Magie des Pentacles de l'abbé Julio, Trajectoire, 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Qu'est-ce qu'un pentacle de l'abbé Julio ?
  • [2] Qui est l'abbé Julio ?
  • [3] Mission Saint-Hilaire d'Arles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Vignot, « Le phénomène des Églises parallèles », Cerf, 2010, pp. 65-67 & 74-75
  2. Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Dualpha éd., 2009, p. 316.