Enseignement supérieur en Tunisie

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L'enseignement supérieur en Tunisie permet l'éducation supérieure de plus de 300 000 étudiants tunisiens durant l'année 2008-2009. Ceux-ci fréquentent treize universités et 193 établissements supérieurs publics[1], ainsi que 25 établissements supérieurs privés[2].

Le budget du secteur représente 6,53 % du budget total de l'État en 2009[3].

Accès à l'université[modifier | modifier le code]

L'accès à l'enseignement supérieur public en Tunisie est conditionné par la réussite au concours du baccalauréat et le passage par une session d'orientation universitaire qui permet aux nouveaux étudiants de choisir la filière et l'établissement de leur choix.

Les sessions d'orientation s'effectuent par ordre de mérite dans lequel les candidats sont classés selon un score calculé sur la base de la moyenne générale, de la proximité de la filière par rapport au logement du candidat et de la note d'une matière importante dans une filière donnée (sciences naturelles pour la médecine par exemple). Il existe quatre sessions d'orientation avec une session de réorientation.

  • Session des lauréats pour les filières prépas et HEC en France, étude d'ingénierie en Allemagne et prépa IPEST à La Marsa
  • 1re session d'orientation : 30 % parmi les meilleurs candidats ;
  • 2e session d'orientation : 50 % des candidats suivants ;
  • 3e session d'orientation : reste des candidats ;
  • Session de réorientation : ceux qui n'ont pas eu d'orientation universitaire ou veulent changer de filière ou d'établissement.

Les élèves qui ont réussi le baccalauréat peuvent également intégrer les universités privées en passant éventuellement un entretien.

Panorama des filières[modifier | modifier le code]

L'enseignement supérieur est régi par le système LMD pour toutes les formations mis à part les filières d'ingénierie, de médecine et d'architecture.

Les formations universitaires — à l'image de l'enseignement supérieur en France — sont découpées en trois cycles :

Étudiants[modifier | modifier le code]

360 172 étudiants sont recensées durant l'année 2008-2009, alors que ce nombre n'est que de 321 838 en 2005-2006 et de 335 649 en 2007-2008[4]. La proportion des jeunes filles atteint 59,5 % en 2008-2009[4], pour une proportion dans la population totale de moins de 50 %[5], contre 58,1 % en 2005-2006.

La plus importante université est celle de Carthage, avec 47 742 étudiants inscrits, suivie par l'université de Tunis - El Manar (44 780) et l'université de Sfax (43 743) ; l'université Zitouna est la plus petite d'entre elles avec 1 590 étudiants[4]. En matière de filières, la gestion, les sciences informatiques et de la communication, ainsi que l'ingénierie et les techniques appliquées occupent les trois premières places[4].

Chiffres[modifier | modifier le code]

Selon les statistiques de 2015-2016[6], on compte :

Grades des professeurs d'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Statut des enseignants chercheurs de l'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le corps des enseignants chercheurs permanents comprend les grades suivants :

  • Assistant ;
  • Maître assistant ;
  • Maître de conférences ;
  • Professeur de l'enseignement supérieur[7].

Participent, également, à l'accomplissement des missions assignées au personnel permanent de l'enseignement supérieur :

  • les professeurs émérites ;
  • les enseignants visiteurs ;
  • les enseignants associés ;
  • les assistants contractuels[7].

Statut des enseignants hospitalo-universitaire[modifier | modifier le code]

Le corps médical hospitalo-universitaire comprend les grades suivants[8] :

  • assistant hospitalo-universitaire ;
  • maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire ;
  • professeur hospitalo-universitaire[9].

Les médecins hospitalo-universitaires sont chargés de l’enseignement théorique, pratique et dirigé des étudiants des facultés de médecine et médecine dentaire, des écoles supérieures des sciences et techniques de la santé, des instituts supérieurs des sciences infirmières, ainsi que les internes et les résidents en médecine clinique et dentisterie[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Enseignement supérieur », sur mes.tn
  2. « Établissements d'enseignement supérieur privé autorisés », sur mes.tn
  3. « Financement », sur mes.tn
  4. a b c et d « Étudiants », sur mes.tn
  5. Olivia Marsaud, « Cinquante ans d’indépendance féminine », sur rfi.fr, (consulté le 31 août 2018)
  6. a et b (ar) « L'enseignement supérieur en chiffres (2015-2016) », sur mes.tn (consulté le 31 aout 2018)
  7. a et b « Statut de l'enseignant », sur isffs.rnu.tn (consulté le 31 août 2018)
  8. « Textes juridiques et réglementaires », sur santetunisie.rns.tn (consulté le 31 août 2018)
  9. a et b « Décret n°2009-772 du 28 mars 2009, fixant le statut particulier du corps des médecins hospitalo-universitaires », Journal officiel de la République tunisienne, no 27,‎ , p. 951-953 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF])

Voir aussi[modifier | modifier le code]