En cas de malheur

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En cas de malheur
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1956
Nombre de pages 221

En cas de malheur est un roman policier de Georges Simenon, paru en 1956 aux Presses de la Cité.

Simenon achève l'écriture de ce roman à Cannes, le .

Résumé[modifier | modifier le code]

Quelque chose de fatal s'est glissé dans l'existence de Lucien Gobillot, à un moment où son succès professionnel et sa réputation mondaine sont devenus les fruits d'un mariage ambitieux et de quelques complaisances juridiques.

Ce qui aurait pu n'être qu'une passade sans lendemain, pareille à celles que sa femme Viviane lui consent avec une complicité protectrice, a pris peu à peu une importance telle que l'avocat s'est mis à en relater l'évolution dans un dossier très personnel : « En cas de malheur. »

Tout a commencé par cette fille dévergondée, Yvette, surgie dans son cabinet avec une cause difficile à défendre : l'agression d'un vieil horloger, dans sa boutique, pour le voler. La jeune délinquante, pour se faire accepter malgré son manque total de ressources, dévoile ses charmes à l'avocat, qui n'en paraît même pas ému. Gobillot réussit à la faire acquitter. Le soir même, il va la rejoindre : c'est la passion et l'aventure.

Femelle instinctive qui ne sait pas résister aux hommes, Yvette s'attache néanmoins à Gobillot comme à un sauveur, au point qu'à sa demande, elle rejette un amoureux fanatique, Mazetti, prêt à l'épouser. L'avocat est de plus en plus écartelé entre ses obligations sociales et une Yvette qu'il faut à la fois surveiller et défendre contre un rival éconduit mais non résigné. Il installe Yvette d'abord modestement, puis bientôt quai d'Orléans, dans son monde à lui ; ce qui signifie pour sa femme que la situation risque cette fois de lui échapper. Afin de retenir Yvette, Gobillot va jusqu'à se laisser entraîner dans le jeu de ses complaisances érotiques avec sa bonne. Après une nouvelle apparition de Mazetti, il décide d'emmener sa maîtresse aux sports d'hiver, alors que sa femme, encore crédule, se prépare pour La Riviera. Yvette attend un enfant et il lui a demandé de le garder. Un jour, peu avant Noël, elle ne rentre pas à l'appartement.

Au terme d'une nuit de recherches, Gobillot apprend qu'on l'a retrouvée poignardée dans un hôtel de quartier. Elle y avait rejoint Mazetti et, comme elle voulait repartir, il l'a tuée.

De La Riviera, Gobillot achève son dossier : il le confiera à son confrère chargé de prendre en main l'affaire Mazetti. Quant à lui, il continuera « à défendre des crapules ».

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Récit à la première personne, sous forme d’un journal intime échelonné sur deux mois et rédigé après les événements. Le roman est fait de notations nombreuses où un avocat s’analyse au travers d’une aventure assez sordide.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Lucien Gobillot. Avocat à la Cour d’appel de Paris. Marié, pas d’enfants. 45 ans

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Viviane, épouse de Gobillot, veuve d’un avocat qui fut jadis patron de Gobillot
  • Yvette Maudet, sans profession, 20 ans
  • Mazetti, étudiant en médecine travaillant la nuit comme manœuvre, amant d’Yvette.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]