Emma de Provence

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Emma de Provence
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants

Emma de Provence, parfois dite Emma de Venasque, morte en 1063, est comtesse de Provence de 1037 à 1063.

Famille et biographie[modifier | modifier le code]

Emma, mentionnée pour la première fois dès 998/999[1], est fille de Rotboald II, comte de Provence et d'Ermengarde, on trouve ainsi la mention : « Ego Emma comitissa fille Robaldi comitis et Ermengarde uxoris ejus, matris mea... »[2],[3]. Sa mère semble s'être remariée, selon Georges de Manteyer[1] ou plus récemment par le médiéviste Laurent Ripart[4], à Rodolphe III, roi de Bourgogne[5]. Mais cette thèse ne fait pas l'unanimité[6].

Elle épouse, vers 1019, Guillaume III Taillefer († 1037), comte de Toulouse[1] et donne naissance à :

  • Pons († 1060), comte de Toulouse,
  • Bertrand Ier († après 1081), comte de Provence,

En 1024, elle fait avec son mari une donation à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Elle succède à son frère Guillaume III, comte de Provence, en 1037, et transmet le comté à son second fils.

C'est par l'union d'Emma avec Guillaume Taillefer que les comtes toulousains acquièrent leurs droits dynastiques sur le comté de Provence, l'un des enjeux de la grande guerre méridionale qui opposera au XIIe siècle les maisons comtales de Barcelone et de Toulouse[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Eliana Magnani (2015), «  Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle », Lit Verlag, 10, 1999, Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter, Gert Melville, 3-8258-3663-0, p. 121, pages 47, 169 (d'après un document « la « reine » Ermengarde et ses deux fils, Hugues et Guillaume, identifiés respectivement par G. Manteyer avec la reine de Bourgogne, veuve du comte Roubaud », mais également supposé être un faux de Polycarpe), 188-189, (lire en ligne).
  2. Georges de Manteyer (1908), La Provence du premier au douzième siècle : études d'histoire et de géographie politique, Volume 1, Picard, 988 pages, p. 269.
  3. Joseph Berge (1952), Les erreurs de l'Histoire. Origines rectifiées des Maisons Féodales, Menton, p. 51.
  4. Laurent Ripart, Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle), vol. 1, Université de Nice, coll. « thèse sous la dir. de Henri Bresc », , 833 p. (lire en ligne), p. 54.
  5. Christian Sorrel (sous la direction de), Haute-Savoie en images : 1000 ans d'histoire, 1000 images, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Histoire de la Savoie en images : images, récits », , 461 p. (ISBN 978-2-84206-347-4, lire en ligne), p. 116-117.
  6. Theodor Schieffer, Hans E Mayer, Die Urkunden der burgundischen Rudolfinger (Regum Burgundiae e stirpe Rudolfina diplomata et acta), München, 1977, n° 136, p. 313.
  7. Hélène Débax, La Féodalité languedocienne, XIe-XIIe siècles : Serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, (ISBN 285816651X et 9782858166510, présentation en ligne), p. 29.