Edmund Spenser

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Edmund Spenser
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Edmund Spenser
Biographie
Naissance
Londres ou East Smithfield (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
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Activités
Œuvres principales
signature d'Edmund Spenser
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Edmund Spenser est un poète anglais de la période élisabéthaine, né à Londres vers 1552 et mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un artisan tailleur issu d'une famille pauvre de Londres, il fait ses études dans une grammar school puis à Cambridge, où il entre grâce à une bourse : il est alors à la fois étudiant et homme à tout faire. Ses études terminées, il s'attache à plusieurs grands seigneurs. La carrière d'homme de lettres est à l'époque impossible, et il est nécessaire aux écrivains de travailler comme fonctionnaire, secrétaire, précepteur, etc. Spenser travaille d'abord pour le comte de Leicester, favori de la reine Élisabeth, puis pour le Lord-deputy d'Irlande Arthur Grey, Lord Grey de Wilton. Il passera d'ailleurs la majeure partie de sa vie dans cette île.

Sa contribution à la poésie[modifier | modifier le code]

Après des traductions de Pétrarque et de Du Bellay, il commença sa carrière en 1579 par un poème pastoral, The Shepheardes Calender aussitôt salué comme un chef d'œuvre.

Il enrichit la poésie anglaise, notamment par quatre recueils de poèmes dont les plus célèbres sont Amoretti, recueil de sonnets à l'inspiration italienne et pétrarquisante et Epithalamion, poème bucolique qui doit beaucoup à l'étude du poète romain Virgile. Son nom reste attaché à une forme de strophe, dite Spenserian stanza, composée de huit décasyllabes et d'un alexandrin. Cette strophe sera reprise par les célèbres poètes romantiques anglais du XIXe siècle : Keats, Shelley et Lord Byron.

On lui doit surtout le premier grand poème épique de la littérature anglaise: La Reine des fées (The Faerie Queene), publié en 1596. Le succès de cet ouvrage lui a valu d'être considéré comme le plus grand poète de son temps. Passant de l'Epithalamion à la Reine des fées, c'est-à-dire du poème bucolique à l'épopée, Spenser ne peut qu'avoir eu l'impression de refaire le chemin de Virgile entre les Bucoliques et l’Énéide.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • The Shepheardes Calender (1579)
  • The Faerie Queene (1590, 1596, 1609)
  • Complaints Containing sundrie small Poemes of the Worlds Vanitie (1591)
    • The Ruines of Time
    • The Teares of the Muses
    • Virgil's Gnat
    • Prosopopoia, or Mother Hubberds Tale
    • Ruines of Rome: by Bellay
    • Muiopotmos, or the Fate of the Butterflie
    • Visions of the worlds vanitie
    • The Visions of Bellay
    • The Visions of Petrarch
  • Daphnaïda. An Elegy upon the death of the noble and vertuous Douglas Howard, Daughter and heire of Henry Lord Howard, Viscount Byndon, and wife of Arthure Gorges Esquier (1594)
  • Colin Clouts Come home againe (1595)
  • Astrophel. A Pastoral Elegie upon the death of the most Noble and valorous Knight, Sir Philip Sidney (1595)
  • Amoretti (1595)
  • Epithalamion (1595)
  • Four Hymns (1596)
  • Prothalamion (1596)
  • Dialogue on the State of Ireland (vers 1598)

Postérité[modifier | modifier le code]

On a pu parler d’un « spenserianisme romantique » chez Byron, Shelley, Milton ou Keats, qui lui dédia son premier poème[1],[2].

Joseph Conrad mit en épigraphe de son dernier roman, Le Frère de la côte, deux vers[3] du poème de Spencer The Faerie Queen (La Reine des Fées). Ces deux vers furent repris comme épitaphe et gravés en 1924 sur sa tombe.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "In Imitation of Spencer" (1814)
  2. « Edmund Spenser traduisit le Songe de Du Bellay », , », Poésie (N° 144),‎ , p. 129-145 (lire en ligne)
  3. Le somme après le labeur, le port après les flots tempétueux, L’aisance après la guerre, la mort après la vie, voilà qui plaît fort. La Reine des Fées, (1589) livre I, chant LX, strophe 40