David Diop (écrivain)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
David Diop
David Diop (2018).png
David Diop en 2018.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Dir. de thèse
Sylvain Menant (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

David Diop, né le à Paris, est un enseignant-chercheur et écrivain français. Spécialiste de littérature du XVIIIe siècle, il est lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2018 et du prix international Man-Booker en 2021 pour son roman Frère d'âme.

Biographie[modifier | modifier le code]

David Diop naît à Paris et passe une partie de sa jeunesse au Sénégal avant de revenir en France pour ses études. Titulaire d'un Master en « Poétiques et histoire littéraire », il est certifié puis agrégé en 1984[1] en Lettres modernes[2]. Après avoir soutenu en 1997 une thèse de l'université de la Sorbonne, intitulée Les Origines intellectuelles de la philosophie politique dans L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : variations sur l'idée d'une primauté de la loi naturelle de la conservation de soi sous la direction de Sylvain Menant[3], il est nommé maître de conférences en littérature à l'université de Pau et des pays de l'Adour l'année suivante. Passionné par l'histoire et la littérature du XVIIIème siècle[1], il fait partie des écrivains ayant continué à écrire sur du papier: « J’écris au stylo dans des carnets. J’aime le mouvement de la main sur le papier. Ensuite, je dactylographie et je reprends, révision, corrections, adaptation. »[1].

En 2012, son premier roman, 1889. L'Attraction universelle met en scène une délégation sénégalaise venue visiter l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Son deuxième roman, Frère d'âme (2018), mêle l'histoire de la Première Guerre mondiale et du colonialisme[4]. Le roman reçoit le prix Goncourt des lycéens qui lui est remis le au palais de l'Élysée par le président de la République française, Emmanuel Macron, et les ministres de l'Éducation nationale et de la Culture[5]. En 2021, la traduction du roman par la poétesse américaine Anna Moschovakis (en), sous le titre At Night All Blood Is Black, fait de lui le premier écrivain français à recevoir le prix international Booker au Royaume-Uni[6].

Son quatrième livre, "La Porte du voyage sans retour", paru aux éditions du Seuil en 2021, met en scène un jeune botaniste qui vers 1750 explore le Sénégal[7], où à l'île de Gorée il découvre un peuple, une langue, et l’horreur de l’esclavage[7]. L'histoire s'inspire du manuscrit, tenu secret jusqu’à sa mort en 1806[8] et destiné à sa fille[7], du célèbre botaniste Michel Adanson, descendant de réfugiés jacobites[7], ce dernier ayant écrit dans ses cahiers que « si les Nègres sont esclaves, je sais parfaitement qu’ils ne le sont pas par décret divin, mais bien parce qu’il convient de le penser pour continuer à les vendre sans remords »[7], Diop obervant lui « que les Européens ont cultivé une forme d’instabilité politique et fomenté des guerres pour pousser les rois à vendre des esclaves, sous peine de disparaître »[1]. Le manuscrit de Michel Adanson avait rendu hommage à la langue Wolof, dans laquelle les Sénégalais « entassent tous les trésors de leur humanité : leur croyance dans l’hospitalité, la fraternité, leurs poésies, leur histoire, leur connaissance des plantes, leurs proverbes et leur philosophie du monde »[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Portrait dans La Croix par Jean-Claude Raspiengeas, le 13/10/2021 [1]
  2. « David Diop », Université de Pau,
  3. « Diop, David (1966-....) », Sudoc (consulté le )
  4. Nelly Kaprièlian, « Rencontre avec la grande révélation de la rentrée littéraire, David Diop », Les Inrocks, 30 octobre 2018.
  5. « Goncourt des lycéens : le Palois David Diop a été reçu à l'Élysée », La République des Pyrénées, 15 novembre 2018.
  6. « Booker International Prize : David Diop, premier auteur français à remporter ce prix », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. a b c d et e Critique par Nathalie Crom dans Télérama le 18/08/2021 [2]
  8. a et b « La Porte du voyage sans retour », de David Diop : dans les pas du botaniste Michel Adanson: Critique dans La Croix par Jean-Claude Raspiengeas, le 14/10/2021 [3]
  9. Isabelle Contreras, « Le Goncourt des lycéens 2018 pour David Diop », Livre Hebdo, 15 novembre 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]