David Bartholomé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
David Bartholomé
David Bartholomé at "Nuits du Botanique" (Belgium) 2009.JPG
David Bartholomé aux Nuits du Botanique (Belgique) le 13 mai 2009
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (46 ans)
ArlonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

David Bartholomé, né à Arlon le 12 mai 1973, est le leader et chanteur de Sharko[1].

Outre son rôle dans Sharko en tant qu'auteur-compositeur-interprète, il réalise également les clips de Sharko depuis 2004, fait des tournées de chant en solo, où il raconte aussi des histoires drôles et anecdotes sur le métier[2].

Depuis 2017, féru d'écriture depuis longtemps avec la tenue de son journal en ligne, il collabore au magazine politique belge Wilfried et signe divers articles[3],[4].

Avant Sharko[modifier | modifier le code]

Né en 1973, il passe son enfance jusqu'à 13 ans à Arlon[5].

En 1992, David Bartholomé s'installe aux États-Unis. Ses chansons à l'anglais scolaire font parler de lui dans des clubs folk-grunge unplugged de la côte ouest.

En 1997, de retour en Belgique, Bartholomé enregistre ses premières démos. Sous le nom « Nose Kitchen », il s'inscrit et remporte le premier « Concourt Circuit » qui récompense le meilleur espoir de la scène pop belge francophone. Le soir de la finale, après avoir gagné, il informe qu'il abandonne le nom Nose Kitchen pour adopter « Sharko », qu'il fonde ainsi en 1999[6].

Premier album Feuded[modifier | modifier le code]

Le premier album, Feuded, sort en 1999. Distribué également en France et aux Pays-Bas, l'album rencontre un succès critique « estimable » selon OUI FM[7]. Il est repris dans les albums de l'année 1999 d'Emmanuel Tellier dans les Inrockuptibles. Désormais associé sur scène au guitariste Teuk Henri, Bartholomé tourne en Belgique, aux Pays-Bas et en France, le duo jouant sous le nom de Sharko. Une réputation « live » se développe grâce aux premières parties assurées pour Muse, Venus, Paul Weller et Arno[7]. En fin d'année, Bartholomé se voit proposer l'écriture de jingles pour Canal+ Belgique (il en écrira une douzaine).

Deuxième album Meeuws2[modifier | modifier le code]

2001: L'album Meeuws2 voit le jour en février au Benelux, France, Italie et Suisse. L'album, mixé par Mike Mogis (du groupe américain [Bright Eyes]) reçoit d'excellentes critiques. "I went down" sort en single en mars et connait un beau succès populaire et critique. Le single est présenté comme un des meilleurs de l'année par la “VPRO” (Hollande) et par le “Télé-Moustique” (Belgique). Dans le but de gagner en puissance sur scène, Bartholomé et Teuk qui prestaient jusque-là seuls, s'allient à Julien Paschal à la batterie.

2003: Meeuws2 sort en avril en Angleterre. Trois concerts en trois soirs à Londres suscitent des réactions: le “NME” gratifie l'album d'un 7/10 et d’une chronique élogieuse. 8/10 pour le quotidien “The Independent” et "The Face" consacre un article au groupe. Le groupe joue un showcase live sur la BBC6 en mai. Une tournée anglaise estivale se dessine: Liverpool, Edinburgh, Hull, Oxford, Leeds et surtout Londres primé "Concert de la semaine" par le “TIMEOUT”.

Troisième album III[modifier | modifier le code]

En septembre, le troisième album, le juste nommé Sarko III sort en Belgique. Album mixé par l'ingénieur de Peter Gabriel du Real World Studio, Ben Findlay. Cet album contient Excellent, President et le premier simple issu de l'album; "Spotlite". "President" sort en simple en janvier en Belgique, en France et au Japon. Le 12 février 2004, Sharko, accompagné de deux autres groupes phares de la scène rock belge francophone (Ghinzu, Girls In Hawaii), affichent complet dans la grande salle de la mythique Ancienne Belgique. De l'avis de tous, c'est une date historique pour le rock belge francophone.

En avril 2004, Sarko III sort en France. “Télérama” honore l'album de quatre "clés". La chronique des “Inrocks” souligne un "groupe en grand devenir". “L'Express” consacre un article complet sur la fraicheur du rock belge (illustré par une photo de Sharko). Plus étonnant encore le vénéré quotidien “Le Monde” propose une demi-page sur cette scène rock belge francophone explosive (illustré cette fois par une photo de David!) et le single "Spotlite" rentre sur la playlist de France Inter à l'été 2004.

Quatrième album Molecule[modifier | modifier le code]

2006: Traversant une crise qui a failli anéantir le groupe, David, Teuk et Julien contactent et convainquent le producteur Dimitri Tikovoï (Placebo, The Horrors, Goldfrapp) de les aider à corriger leur désarroi[7]. Le premier simple “Motels”, module éthéré au riff simplr annonce le quatrième album du groupe.

Brutal, caniculaire, désarmant d’humanité, l’album Molecule sort en novembre en Belgique. PopNews affirme que l'album offre un « rock puissant »[8]. Selon OUI FM, l'album « enchante la presse belge »[7]. Molecule se retrouve en fin d'année numéro un des téléchargements indés sur ITunes France.

2007 : Sweet Protection (poussé par un clip onirique[9]), deuxième simple extrait de l’album paraît. Sharko affiche complet à l’Ancienne Belgique et se prépare à tourner sans relâche. "Molecule" est annoncé en mars en France (l'album sera chroniqué dans l'émission de Laurent Ruquier sur France 2) et en mai en Australie.

Au printemps, un chanteur arty-excentrique nommé Julien Doré se présente aux auditions de l'émission « Nouvelle Star » en France avec une chanson de Sharko, « Excellent »[10]. Julien Doré gagnera l'édition 2007 de l'émission. Il permettra au groupe de rencontrer un nouveau public et à "Excellent" de connaitre un succès culte sur internet propagé par de nombreux joueurs de ukulélé. Julien Doré fait la première partie du concert de Sharko en novembre 2007 au Lido, l'invitera à faire un duo avec lui lors de l'un de ses concerts, à Bruxelles en novembre 2008[11], et devient ami avec David Bartholomé[12],[13].

En juin, Sharko remporte deux « Octaves » (récompenses musicales belges) : meilleur groupe de l'année et meilleur album. Sharko fait ensuite deux prestations remarquées sur la mythique Place des Palais (devant le Palais Royal à Bruxelles) et aux Francofolies de Spa. Durant l'été, la radio NRJ Belgique propulse Sweet Protection en forte rotation. Ce qui amènera le groupe à participer à « NRJ In The Park » entre Fatal Bazooka, Amel Bent et Julien Doré.

En novembre, les titres « President » et « Spotlite » sont repris dans le film et la B.O. du film français Le Cœur des Hommes 2 de Marc Esposito.

2008: Sharko est retenu pour jouer au festival Toronto Music Week en mars. Ils profitent de leur présence en Amérique du Nord pour jouer à Montréal et à New York (où ils feront huit concerts en une semaine). Des prestations audacieuses à Manhattant, Brooklyn et Harlem seront les pierres fondatrices d'une ambition retrouvée dans le chef de Bartholomé. Fort de cette inspiration regagnée, il collabore au projet collectif français électro-rock Variety Lab. Projet qui compte parmi ses invités de l'album Team Up ; Donovan, Lily Frost et Yael Naïm qui reprend avec soin le rétro « Love is a Bug », chanson découverte sur "Molecule". Bartholomé quant à lui signe et chante le succès radio "We Should Be Dancing"[14].

Cinquième album Dance on the Beast[modifier | modifier le code]

En 2008, un nouvel album est enregistré à Londres dans le studio de Flood avec Dimitri Tikovoi en juin. En juillet, lassé des tournées et fatigué par le rythme, Julien Paschal quitte le groupe. Il est remplacé au pied levé par Charles De Croix fin juillet pour continuer la tournée des festivals en France et en Suisse (Solidays, Vieilles Charrues, Paléo Festival et Sakifo Festival).

L'album sort en 2009 sous le nom Dance on the Beast[15]. L'album est annoncé par des « teasers » (produits par WAF![16]) et par les singles Yo Heart et Rise Up. Dance on the Beast souligne une nouvelle voie plus festive et dansante. Le jeu de mots Dance on the Beast/Beat évoque le « beat » mais aussi la bête (« beast »). Le succès n'est pas au rendez-vous, le public semble surpris par ces nouvelles sonorités sans éclat ni second degré et la presse estime que l'album n'est pas assez dansant pour un album qui prétend l'être.

Compilation Best of Sharko[modifier | modifier le code]

Rassemblant les meilleurs titres remastérisés de Sharko, agrémentée d'inédits et du single de Variety Lab, cette compilation voit le jour en septembre 2010.

Recueil du journal en ligne de Sharko[modifier | modifier le code]

En septembre 2009, David Bartholomé publie un recueil du journal qu'il tient en ligne sur le site officiel du groupe depuis 2001, intitulé Sharko Journal 2003-2009 ou comment en voulant grimper, j’ai construit une échelle en abattant un arbre au lieu de monter à l’arbre. En préambule, on peut y lire ceci: « Tour à tour cynique, honnête, aigre, enthousiaste, hypocondriaque, anxieux, il se livre à nous avec beaucoup d'humour. David Bartholomé n’a cessé de fidéliser un public de curieux au fil de ces mots d’humeur. Des lecteurs charmés par le ton cynique, enchantés par l’auto-dérision et la transparence d’une vie rythmée par la chanson et les filles nues dans les loges. Sans complexe, déjouant les formules consacrées, malmenant la grammaire, dévoilant avec une honnêteté désarmante les aléas du métier, David Bartholomé a su le cœur de ses lecteurs gagner. »

L'album solo Cosmic Woo Woo[modifier | modifier le code]

En 2011, David Bartholomé, sous son nom, propose un "one man show" qui varie entre histoires drôles, anecdotes sur le "métier" et autres exercices de ventriloquie sommaire. Fort de cette expérience, il sort son premier album solo Cosmic Woo Woo en octobre 2011, pour lequel David Bartholomé a obtenu le prix Album de l'année aux Octaves de la musique en 2012 et le prix du meilleur clip.

Documentaire Extravertif[modifier | modifier le code]

En juin 2010, le documentaire David Bartholomé: Extravertif[17] réalisé par WAF! au cours de la promotion de l'album Dance on the Beast voit le jour sur la plate-forme Vimeo.

Album avec Sharko, You Don't Have To Worry[modifier | modifier le code]

Après un hiatus de sept ans, le nouvel album You Don't Have To Worry, contenant 11 titres, sort en avril. Le single You Don't Have To Worry annonce l'album au mois de mars.

Hometour Acoustic Woaw[modifier | modifier le code]

Las d'assurer la promotion via les mêmes circuits depuis tant d'années et frustré (?) de ne pas suffisamment passer en radio (alors qu'il considère You Don't Have To Worry comme son album le plus abouti), David Bartholomé décide d'aller lui-même à la rencontre de son public pour défendre son répertoire et se lance dans une série de concerts à domicile début 2017. Fort du succès de cette tournée, ravi de découvrir une autre façon de proposer sa musique pour un public ravi de pouvoir l'écouter dans un cadre différent, David Bartholomé enregistre (quasi seul) et sort album « best of » acoustique Hometour Acoustic Woaw en septembre 2017. Il s'agit d'un recueil des chansons de Sharko dans des versions acoustiques, avec aussi des chansons tirées de son album solo[3]. Une version légère reggae de When I Was Your Age (ode à Justin Bieber) est proposée aux radios.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1997: Lauréat du Concourt-circuit, prix du public et prix "Télé-Moustique"
  • 2007 - Octaves de la musique : prix Album de l'année pour Molecule - Sharko
  • 2007 - Octaves de la musique : prix Groupe de l'année - Sharko
  • 2012 - Octaves de la musique : prix Album de l'année pour Cosmic Woo Woo - David Bartholomé
  • 2012 - Octaves de la musique : prix du Clip musical de l’année des Télévisions Locales pour In the middle of - David Bartholomé

Divers[modifier | modifier le code]

David Bartholomé a composé des musiques de films (entre autres "Quel Cirque!" en 2014, "Molenbeek" en 2015, et "Guy André Daniel Michel" en 2016).

Selon L'Express, l'acteur Benoît Poelvoorde est un « inconditionnel du groupe ». Il déclare : « Sharko participe de ce renouveau du rock belge, une scène alternative époustouflante. J'écoute leur musique en boucle. Elle est parfaite pour remonter le moral. Durant toute la promo de Podium, je me suis promené dans les radios avec leur disque. »[18]

Références[modifier | modifier le code]

  1. . (Dans son interview du dans l'émission "Coupé au montage" il déclare: "Arlon, pays qui ne m'a pas vu naître mais qui m'a vu grandir".) La date 1973 pourrait être remise en question de par les infos trouvées sur le site de la Bibliographie nationale française qui précise une naissance en 1972.
  2. « Biographie DAVID BARTHOLOME », sur www.infoconcert.com (consulté le 24 janvier 2019)
  3. a et b « Un best of acoustique pour Sharko », sur 7sur7,
  4. « Auteurs », sur Wilfried Magazine (consulté le 24 janvier 2019)
  5. « Sharko sur les traces de son enfance arlonaise », sur L'avenir,
  6. « David Bartholomé du groupe Sharko en concert demain aux Passagers du Zinc », sur www.ledauphine.com,
  7. a b c et d « Sharko » OUI FM », sur OÜI FM (consulté le 26 janvier 2019)
  8. « Sharko - Interview », sur POPnews, (consulté le 26 janvier 2019)
  9. PeermusicFrance, « Sharko - Sweet protection » (consulté le 26 janvier 2019)
  10. « Julien Doré en demi-teinte », sur 7sur7, (consulté le 26 janvier 2019)
  11. La Libre.be, « Un Julien Doré à point! », sur www.lalibre.be, (consulté le 26 janvier 2019)
  12. Julien RENSONNET (avec G. R.), « David Bartholomé de Sharko, grande gueule, pas petite Beast », sur Communes, régions, Belgique, monde, sports – Toute l'actu 24h/24 sur Lavenir.net, (consulté le 26 janvier 2019)
  13. DH.be, « Julien Doré et Sharko au Lido », sur www.dhnet.be, (consulté le 26 janvier 2019)
  14. Varietylab, « Variety Lab : We should be dancing » (consulté le 26 janvier 2019)
  15. « Dance on the Beast », sur Les Inrocks,
  16. WAF asbl, « WAF! présente SHARKO "DANCE ON THE BEAST" TEASER 2 », sur Youtube (consulté le 24 janvier 2019)
  17. [1]
  18. « La vague fraîche du rock belge », sur L'Express.fr, (consulté le 24 janvier 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]