Daniel Fernandes (judo)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Daniel Fernandes (judoka))
Aller à : navigation, rechercher
Ne pas confondre avec le judoka belge Daniel Fernández
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Daniel Fernandes.
Daniel Fernandes
Illustration manquante : importez-la
Contexte général
Sport pratiqué Judo
Période active 1995-2008
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : France Français
Naissance (44 ans)
Lieu de naissance Nogent-le-Rotrou
Taille 1,75 m (5 9)[E 1]
Catégorie -73 kg (poids légers)[E 1]
Club Nogent-le-Rotrou puis US Orléans[E 1]
Palmarès
Championnats du monde - 1 -
Championnats d'Europe - - 1
Championnats de France 1 - -
Meilleurs résultats en Grands Chelems
Tournoi Paris Ekaterinbourg Rio Tokyo
Résultat Médaille d'or, monde 2
Dernière mise à jour : 03/11/2016

Daniel Fernandes, né le à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), est un judoka français évoluant dans la catégorie des moins de 73 kg (poids légers) dans les années 1990-2000.

Vice-champion du monde en 2003 à Osaka, Fernandes est monté à trois reprises sur le podium des championnats d'Europe. Il participe aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes et est battu lors du match pour la médaille de bronze. Quatre années plus tard, le Français ne parvient pas à se qualifier pour les Jeux olympiques de 2008. Plus encore, après l'ultime occasion ratée à l'occasion des championnats d'Europe 2008, il annonce la fin de sa carrière[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Fernandes grandit dans le Perche nogentais, à La Pousseraie, hameau de Trizay-Coutretot-Saint-Serge[E 2]. Enfant turbulent, il arrive sur les tatamis en suivant ses copains d'école à sept ans[E 2]. Au fur et à mesure, ses amis arrêtent mais lui continu[E 2]. C'est dans un dojo hors-d'âge, sur la place du Marché-aux-Cochons dans sa ville natale, qu'il commence à travailler sa garde[E 2]. Pendant des années, il s'entraînent avec sérieux et conviction mais sans grands résultats[E 2]. Le judo est le centre de sa vie, il en fait sa priorité au lycée puis à l'université[E 2]. Au début du mois de novembre 1995, à vingt-deux ans, il signe son premier coup d'éclat[E 3]. À Paris, il devient champion de France des moins de 71 kg en battant son coéquipier de l'US Orléans Ferrid Kheder (en)[E 3]. Cette première victoire lui ouvre les portes de l'INSEP[E 3]. La suite est d'abord un long tunnel sans victoires[E 3].

En 1998, c'est un athlète avec un nouveau look qui ressurgi[E 3]. Lors d'un stage au Japon, Fernandes se rase les cheveux, signe d'humilité au pays du Soleil-Levant[E 3]. Endurci par un long travail, il intègre pour la première fois l'équipe de France lors des Championnats du monde par équipes[E 3]. À Minsk, avec Yacine Douma et Larbi Benboudaoud entre autres, il décroche la première médaille internationale, en bronze[E 3]. Trois ans après ces Mondiaux, le sociétaire de l'USO émerge véritablement au haut niveau[E 3]. En février 2001, il remporte le Tournoi de Paris[E 3]. Trois mois plus tard, toujours sur les tatamis du Palais Omnisports de Paris-Bercy, il accroche la troisième place des Championnats d'Europe[E 3]. Il est ensuite gêné plusieurs mois par une pubalgie, ne se soigne pas bien et traverse l'année 2002 en boitillant, ratant le billet pour les championnats continentaux 2003[E 3].

À trente ans, en septembre 2003, il apprend sa sélection pour les Championnats du monde et part pour Osaka pour gagner[E 4]. En demi-finale, il déboulonne le tenant du titre Vitali Makarov[E 4]. En finale, il se fait surprendre par le Sud-coréen Lee Won-Hee[E 4]. Sa performance lui vaut de participer aux Jeux olympiques de 2004[E 4]. À l'approche de la compétition, il a six kilos à perdre et se terre dans des salles obscures pour tromper la soif et la faim[E 4]. Dans la compétition, il est proche de se faire surprendre par un Chinois avant de se débarrasser d'un Israélien puis passe le Brésilien Leandro Guilheiro aux points[E 4]. Il retrouve Makarov mais s'incline cette fois-ci[E 5]. Lors du match pour la médaille de bronze, il est battu par l'Américain James Pedro[E 5]. Quelques mois plus tard, il est sacré champion d'Europe par équipes[E 5].

En 2005, il remporte une seconde fois le Tournoi de Paris puis deux nouvelles médailles aux Championnats d'Europe individuels[E 5]. La seconde année, il perd en finale contre l'espoir Azéri Elnur Mammadli[E 5]. Cette même année 2006, il termine à nouveau troisième des mondiaux par équipe à domicile et reporte sa retraite annoncée[E 5]. La proximité de l'échéance olympique le fait continuer[E 5]. Mais à la différence de quatre années auparavant, il doit conquérir son ticket[E 5]. S'engage alors un marathon qualificatif qui le conduit aux quatre coins de l'Europe mais en vain[E 5]. Plus encore, après l'ultime occasion ratée à l'occasion des championnats d'Europe 2008, il annonce la fin de sa carrière[E 5],[2].

En 2009, il est nommé responsable du haut niveau dans son club de l'US Orléans. Parmi ses plus belles réussites, il escorte Automne Pavia et Ugo Legrand sur le podium des JO 2012 de Londres[E 6].

Style[modifier | modifier le code]

Daniel Fernandes est reconnu comme un spécialiste de ko-uchi-gari[E 3]. Il est l'ambassadeur d'un judo racé, offensif et spectaculaire[E 6].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de Fernandes par saison[E 1]
Compétition 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Jeux olympiques - - - - - - - 5e - -
Championnats du monde 2e
Championnats d'Europe 3e 3e 2e
Championnats de France 1er
Tournoi de Paris 1er 1er
Tournoi de Moscou 2e
Tournoi de Rotterdam 3e
Championnats du monde par équipes - - - 3e - - - 3e - - - 3e -
Championnats d'Europe par équipes 1er 1er

Annexes[modifier | modifier le code]

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Gérald Massé & Romain Léger, Les exploits des sportifs d'Eure-et-Loir : 1965-2015, Dreux, Antipodes, , 336 p. (ISBN 978-2-9553628-0-8)

Autres références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]