Désert de Nubie

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Désert de Nubie
Localisation
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau du Soudan Soudan
Superficie 407 000 km2
Coordonnées 20° 30′ nord, 33° 00′ est
Altitude
Maximale 2 259 m (Jabal Oda)
Minimale m (Mer Rouge)
Divers
Précipitations 25 à 130 mm/an

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
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Géolocalisation sur la carte : Soudan

(Voir situation sur carte : Soudan)
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Tempête de sable sur la mer Rouge et le désert de Nubie, image NASA, 26 juin 2003.
Ânes avec leurs conducteurs, Égypte, Moyen Empire (v. 2030-1850 av. J.-C.)
Nomades Beja dans le triangle de Hala'ib, 2006.
Désert à 8 km au nord-est de Wadi Halfa, 2008.

Le désert de Nubie, en arabe صحراء النوبة, Şaḩrā’ an Nūbyah, est la partie orientale du désert du Sahara, au nord-est du Soudan et au sud-est de l'Égypte mesurant 407 000 km2 de superficie. Il est délimité par le Nil à l'ouest, la mer Rouge à l'est, le désert Arabique au nord et des savanes au sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le désert nubien est aride ou semi-aride avec des précipitations qui ne dépassent pas 130 mm par an sur les hauteurs, 25 mm à Dongola sur le Nil. Le terrain est généralement rocheux avec des zones de dunes. Les collines de l'est culminent à 2 259 m au Jabal Oda. Les principales villes sont Port-Soudan, sur la mer Rouge, et Atbara, sur la rivière du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les gisements aurifères du désert nubien sont exploités de façon intermittente depuis le IVe millénaire av. J.-C., d'abord par des découvertes fortuites dues à l'érosion dans le lit des oueds. Ils alimentent la métallurgie de l'Égypte prédynastique, pharaonique et romaine ainsi que les royaumes de Koush et de Méroé[1].

Dans l'Antiquité préislamique, le désert nubien est le territoire des Blemmyes, ancêtres présumés des actuels Beja. Au IXe siècle, il connaît une ruée vers l'or : des aventuriers arabes commandés par Abd el-Rahman al-Umari, descendant du calife Omar ibn al-Khattâb, fondent un royaume basé sur l’exploitation des mines d'or et font de grandes razzias d'esclaves nubiens. Selon le chroniqueur Ahmad al-Maqrîzî, al-Umari était si riche en serviteurs qu'il donnait à son barbier un esclave pour une coupe de cheveux. Il repousse les attaques d'Ahmad Ibn Touloun, fondateur de la dynastie arabe des Toulounides en Égypte, mais meurt dans un conflit entre factions rivales de son propre camp[2].

Au début du XIXe siècle, le désert nubien est exploré par le voyageur suisse Jean Louis Burckhardt[3]. Le pacha d'Égypte envoie plusieurs expéditions à la recherche des mines d'or et d'argent que l'on suppose se trouver le long de la mer Rouge, sans résultat[4].

Depuis 1958, la région du triangle de Hala'ib est contestée entre l'Égypte et le Soudan. Il est sous administration égyptienne depuis 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rosemarie Klemm & Dietrich Klemm, Gold and Gold Mining in Ancient Egypt and Nubia, Springer, 2013.
  2. Timothy Power, "Sudanese ports and Hinterland" in The Red Sea from Byzantium to the Caliphate: AD 500–1000, The American University in Cairo, 2012.
  3. John Lewis Burckhardt, Travels in Nubia, 1819, réed. Cambridge Library Collection, 2011
  4. The Encyclopaedia Britannica, vol. 16, 1858, art. "Nubia", p. 348.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Timothy Power, "Sudanese ports and Hinterland" in The Red Sea from Byzantium to the Caliphate: AD 500–1000, The American University in Cairo, 2012 [1]
  • Rosemarie Klemm & Dietrich Klemm, Gold and Gold Mining in Ancient Egypt and Nubia, Springer, 2013 [2]
  • The Encyclopaedia Britannica, vol. 16, 1858, art. "Nubia", p. 348 [3]
  • John Lewis Burckhardt, Travels in Nubia, 1819, réed. Cambridge Library Collection, 2011, [4]

Articles connexes[modifier | modifier le code]