Congrès pour la démocratie et le progrès

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Siège du parti à Ouagadougou.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès était le principal parti politique burkinabè. Il a été fondé le 5 février 1996, par la fusion de 13 partis politiques qui partagent l'idéal de la social-démocratie.

Les formations politiques ayant fusionné sont :

  • Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail (ODP/MT) ;
  • Convention nationale des patriotes progressistes, Parti social-démocrate (CNPP/PSD)
  • Groupe des démocrates révolutionnaires (GDR)
  • Mouvement pour la démocratie socialiste (MDS)
  • Parti de l'action pour le libéralisme solidaire (PACTILS)
  • Parti pour la démocratie et le rassemblement (PDR)
  • Rassemblement des sociaux-démocrates indépendants (RSI)
  • Union des sociaux-démocrates (UDS)
  • Union des démocrates et patriotes du Burkina (UDPB)
  • Parti pour le panafricanisme et l'unité (PPU)

Lors de sa création, il est présidé par le Dr Arsène Bognessan YE, ci-devant président de l'ODP/MT. Depuis 2002, Roch Marc Christian Kabore est aux commandes de cette grande formation politique qui gère le pouvoir d'état.

Tous les premiers ministres du Burkina Faso ainsi que la grande majorité des membres de l'appareil d'État appartiennent au parti présidentiel. Sauf Kadré Désiré Ouédraogo qui initialement était un technocrate sans affiliation.

Lors des élections législatives du 5 mai 2002, le CDP a reçu 49,5 % des voix et 57 des 111 sièges de l'Assemblée nationale burkinabè. Les dernières élections du 6 mai 2007 ont marqué un retour en force du CDP avec 73 députés sur les 111 de l'Assemblée Nationale. Le parti subi aujourd'hui les conséquences du soutien sans faille apporté à la tentative de modification de la constitution tentée par le président démissionnaire Blaise Compaoré, aujourd'hui en exil en Côte d'Ivoire. Les cadres du parti ont même subi une brève garde à vue notamment pour incitation à la violence et l'avenir du parti s'annonce très compromis. Dans le cadre de l'organisation de la transition faisant suite au soulèvement populaire d'octobre 2014 ayant conduit à la démission et la fuite de Blaise Compaoré, certains intellectuels comme le Pr Luc Ibriga a suggéré que le CDP soit associé à la transition en tant qu'il est un parti représentatif d'une partie de la population, mais que le parti soit mis en minorité afin de faire, pour la première fois depuis sa création, l'expérience de l'opposition et ainsi apprendre la "modestie" et "retrouver toute sa lucidité".

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