Commanderie de Compesières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Commanderie de Compesières
Image illustrative de l'article Commanderie de Compesières

Lieu Compesières
Type d’ouvrage maison-forte
Construction XVe siècle
Architecte ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Matériaux utilisés pierre
Utilisation mairie / cure / musée
Appartient à commune de Bardonnex
Protection Bien culturel d'importance nationale
Coordonnées 46° 09′ 07″ nord, 6° 07′ 14″ est

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Commanderie de Compesières

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Commanderie de Compesières

La commanderie de Compesières est une maison forte située au hameau de Compesières sur la commune de Bardonnex, en Suisse. Elle a appartenu à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

La commanderie est un bien culturel d'importance nationale[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de la commanderie (alors simple église romane construite sur des fondations romaines et dédiée à saint Sylvestre) remonte à 1270, lorsque l'évêque de Genève Aymon de Cruseilles en fait don à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui y installe un hospice. Entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle, l'ordre construit, à côté de l'église, une maison-forte qui devient le chef-lieu de la commanderie du Genevois, dans la langue d'Auvergne.

Entre 1536 et 1567, le château sert de résidence au bailli bernois. Lors des guerres de la fin du XVIe siècle entre le duché de Savoie, dirigé par Charles-Emmanuel Ier de Savoie, et Genève, Henri IV de France intervient pour protéger et sauvegarder le bâtiment, menacé de destruction par les belligérants. C'est de cette époque que date le plafond héraldique de la salle des chevaliers qui contient 165 caissons peints de symboles religieux et héraldiques, répartis en 5 travées par les poutres maîtresses de la nef[2].

À partir de 1617, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem reprend possession de la commanderie et, jusqu'à la Révolution française procède à plusieurs agrandissements de la maison forte et de l'église, les entourant notamment d'une enceinte bordée de tours rondes. En 1792, lors de l'occupation des troupes françaises, la commanderie est transformée en bien national, ses tours ainsi que le clocher de l'église détruits. Toute mention de l'ordre (armes, symboles) est supprimée, le bâtiment devient une fabrique de salpêtre.

La commanderie est par la suite vendue à des particuliers, puis à la commune. Dès 1822, elle abrite la mairie, l'école et la cure. Si l'église est presque entièrement reconstruite en 1834 et 1835, l'enceinte est par contre détruite au début du XXe siècle pour permettre la création d'une nouvelle école. Le château est encore rénové en 1954 et 1955, puis une nouvelle fois en 1971.

Utilisation actuelle[modifier | modifier le code]

La commanderie en 2004
La Commanderie de Compesières en 2015, photo aérienne
Commanderie de Compesières, vidéo aérienne

Le château est occupé par la mairie de la commune ainsi que par la cure de l'église attenante.

Depuis 1955, la commune met à disposition une pièce du château pour le musée de l'ordre de Malte (ouvert uniquement sur rendez-vous)[3], qui présente, entre autres, une croix peinte du XVe siècle qui décorait la chapelle de Mouxy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Ganter, Compesières au temps des commandeurs : histoire de la commanderie du Genevois de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Rhodes, dit de Malte, Genève, C. Martingay, , 314 p.
  • Auguste de Montfalcon, Compesières : notice historique illustrée, Genève? (St-Maurice : Impr. St-Augustin), A. de Montfalcon, , 127 p.
  • Jean-Bernard de Vaivre, « La chapelle de Moussy (membre de la Commanderie de Genevois) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 150, no 4,‎ , p. 2141-2172 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « protection des biens culturels de l'OPC Salève ».
  2. Ric Berger, Les châteaux de la Suisse - Suisse romande et Tessin, Yens, Cabédita, coll. « Collection Sites et Villages », (ISBN 978-2-88295-116-8), p. 46-47.
  3. « Musée » (consulté le 28 septembre 2007).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]