Claude-Charles de Damas de Marillac

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Claude-Charles de Damas,
vicomte de Marillac
Biographie
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Grade militaire
Conflit

Claude-Charles de Damas, vicomte de Marillac, né le à Lyon et mort vers 1800, est un militaire et administrateur colonial français du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la branche des seigneurs de Marillac, de la famille de Damas, l'une des plus anciennes familles nobles du royaume de France, dont l'origine est connue depuis le IXe siècle, le vicomte de Damas est reçu de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le 23 décembre 1744[1] ou en 1745[2] mais ne fera jamais ses caravanes et ne prononcera jamais ses vœux de frère-chevalier de l'Ordre ce qui lui permettra de se marier en 1773. Il est successivement enseigne au régiment de Beauce, le 7 février 1748 ; lieutenant, le 13 mars 1752 ; aide-major, le 13 avril 1753 ; capitaine, le 23 juillet 1755 ; major, le 15 aout 1763 et colonel du régiment d'Auxerrois, en 1776. Il accède au grade de brigadier d’infanterie, le 27 octobre 1778 et de maréchal de camp, le 5 décembre 1781.

Il est nommé gouverneur de la Martinique, en 1783 ; puis gouverneur-général des Iles-du-Vent de l’Amérique, jusqu’en 1791. Lorsque l’agitation révolutionnaire gagne les Antilles, le vicomte de Damas fait son possible pour maintenir l’autorité du Roi et contenir toutes les tentatives d’insurrection. La ville de Saint-Pierre lui doit son salut, le 3 juin 1790. Il parvient non seulement à y rétablir l’ordre public, mais encore à s’emparer, sans effusion de sang, de tous les chefs des insurgés, qui, au nombre de douze, sont envoyés en France, au mois de juillet, pour y être jugés. La conduite qu’il déploie en ces circonstances, lui vaut la reconnaissance de la part des autorités et des principaux habitants de Saint-Pierre.

Il meurt vers 1800.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il avait épousé, par contrat du , Marie-Antoinette-Macrine de Montcalm-Gozon, fille de Louis-Joseph, marquis de Montcalm et de Saint-Veran, baron de Gabriac. De cette union, naissent :

  • Joseph-Antoine-Auguste de Damas, officier de dragons au régiment d’Angoulevent, guillotiné à Paris, à l’âge de 20 ans, le 7 septembre 1794.
  • Antoinette-Joséphine-Gilberte de Damas, mariée, le 5 septembre 1797, à Louis-Auguste-Marie-César, marquis de Sainte-Maure-Montausier, pair de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Viton de Saint-Allais, L'Ordre de Malte, ses grands maîtres et ses chevaliers, Delaunay, Paris, 1839, p. 273, lire en ligne.
  2. Louis de la Roque, Catalogue des chevaliers de Malte, appelés successivement Chevaliers de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes, de Malte - 1099-1800, Alp. Desaide, Paris, 1891, colonne 72

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu’en 1820, t. 5, Paris, Arthus Bertrand ; Treuttel et Wurtz, 1822, p. 125, 493 p.