Cispius

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41° 53′ 48″ N 12° 30′ 05″ E / 41.896687, 12.501283

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Topo planrome2.png
Localisation du Cispius, sommet de l'Esquilin, sur une carte topographique simplifiée de la ville de Rome antique avec, à titre indicatif, les empreintes des principaux monuments et les tracés des murs servien et aurélien.

Le Cispius (en latin : Cispius Mons) est une élévation d'une des sept collines de Rome, l'Esquilin.

Localisation[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la partie septentrionale de l'Esquilin. Le Cispius forme avec l'Oppius, duquel il est séparé par une vallée que suit le Clivus Suburanus, un plateau compris à l'intérieur de la ligne du mur de Servius Tullius. Au nord, le Cispius est séparé du Viminal par une autre dépression occupée par le Vicus Patricius[1],[a 1]. Avec l'Oppius et le Fagutal, les deux autres sommets occidentaux de l'Esquilin, le Cispius est une des collines célébrées lors des festivités du Septimontium[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Selon une hypothèse, la colline tire son nom de celui de Laevus Cispius d'Anagnia, fondateur de la gens plébéinne Cispia[3], qui aurait occupé un temps la colline avec ses troupes à l'époque de Tullus Hostilius[a 2], mais ce Laevus Cispius est considéré comme légendaire par les historiens modernes[m 1].

Monuments[modifier | modifier le code]

Les monuments publics sont rares sur l'Esquilin et la colline du Cispius n'est le site que de quelques sanctuaires antiques remontant pour la plupart à l'époque républicaine, dont les plus importants sont ceux dédié à Mefitis et à Junon Lucina. Toutefois, c'est quasiment au sommet du Cispius qu'est établie la basilique de Junius Bassus du IVe siècle. Le sommet, qui culmine à 54 mètres[2], est aujourd'hui occupé par la basilique Sainte-Marie-Majeure[3].

Sanctuaire de Mefitis[modifier | modifier le code]

Il s'agit du sanctuaire le plus important établi sur le Cispius à l'époque républicaine, dédié à Mefitis (ou Mephitis), divinité sabellique originaire de Lucanie et associée aux sources volcaniques d'eau chaude. Il prend la forme d'un bois sacré (lucus) qui s'étend sur les pentes du Cispius le long du Vicus Patricius[4]. Il a presque disparu au Ier siècle av. J.-C. à l'époque de Varron[a 3],[5].

Temple de Junon Lucina[modifier | modifier le code]

La construction de l'Aedes Iuno Lucina remonte à 375 ou 373 av. J.-C.[6] Il est établi dans les limites d'un lucus beaucoup plus ancien[7] qui remonterait à l'époque de Titus Tatius, situé le long du Clivus Suburanus, correspondant aujourd'hui à l'emplacement de l'église San Francesco di Paola. L'édifice est dédié à Junon Lucina, protectrice des jeunes épouses et des mères de famille. Les archives des enregistrements des naissances devaient y être entreposées[6]. La fête des Matronalia y est célébrée le 1er mars[8].

Basilique de Junius Bassus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basilique de Junius Bassus.

Construite au IVe siècle, la basilique est à l'origine un édifice civil transformé en un édifice chrétien au cours du Ve siècle. Ses vestiges se situent juste à l'est de la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. Richardson 1992, p. 87.1.
  2. a et b Platner et Ashby 1929, p. 120.
  3. a et b Richardson 1992, p. 87.2.
  4. Coarelli 2007, p. 179-180.
  5. Richardson 1992, p. 251.
  6. a et b Coarelli 2007, p. 179.
  7. Richardson 1992, p. 214.
  8. Richardson 1992, p. 215.
  • Autres sources modernes :
  1. Ronald Syme, « Senators, Tribes and Towns », Historia, n°13, 1964, p. 107-115
  • Sources antiques :
  1. Varron, Lingua latina, V, 50
  2. Festus, De significatione verborum, 476L
  3. Varron, Lingua latina, V, 49

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Lawrence Richardson, A New Topographical Dictionary of Ancient Rome, Johns Hopkins University Press,‎ , 488 p. (ISBN 0801843006)
  • (en) Filippo Coarelli, Rome and environs : an archaeological guide, University of California Press,‎ , 555 p. (ISBN 978-0-520-07961-8)
  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Londres, Oxford University Press,‎ , 608 p.