Charles d'Osmoy

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Charles d'Osmoy
Fonctions
Conseiller général
Canton de Quillebeuf-sur-Seine
Député (Pont-Audemer)
Groupe politique gauche constitutionnelle
Sénateur
Groupe politique centre gauche
Biographie
Nom de naissance Charles, François, Romain Lebœuf
Date de naissance
Lieu de naissance Osmoy (Eure)
Date de décès
Lieu de décès Bonneville-Aptot
Enfants Tanneguy d'Osmoy
Entourage Gustave Flaubert
Louis-Hyacinthe Bouilhet
Profession homme de lettres
Résidence Eure
chevalier de la Légion d'honneur

Charles-François-Romain Le Bœuf, comte d'Osmoy, né le à Osmoy et mort le à Bonneville-Aptot, au château [1], est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Charles-Henri Lebœuf (29 novembre 1799 à Sainte-Barbe-sur-Gaillon-28 mars 1862 à Bouquelon), comte d'Osmoy, garde du corps de Charles X, et de Caroline-Geneviève de Guiry, il resta en dehors de la politique sous la monarchie de Juillet, fit représenter quelques pièces à l'Odéon, au Palais-Royal, au Gymnase, et s'occupa du soin de ses propriétés (le château familial au lieu-dit d'Osmoy). Sous le Second Empire, il fonda la ligue d’enseignement populaire dans l'Eure et en devint président. Il côtoie Gustave Flaubert et Louis-Hyacinthe Bouilhet.

En 1862, il fut nommé, en remplacement de son père, conseiller général du canton de Quillebœuf qu'il a toujours représenté depuis lors. Il s'engagea, lors de la guerre franco-allemande de 1870, dans les éclaireurs de la Seine, où il devint capitaine au 1er régiment. Le 8 février 1871, il fut élu représentant de l'Eure à l'Assemblée nationale. Il prit place au centre gauche, parla avec compétence sur les questions de beaux-arts et de théâtre et fut plusieurs fois rapporteur de ce budget spécial.

Il fut réélu député de l'arrondissement de Pont-Audemer le 20 février suivant. Il reprit sa place à la gauche constitutionnelle et vota, avec les 363, contre l'ordre du jour de confiance demandé par le ministère du 16 mai. Réélu le 14 octobre 1877 après la dissolution de la Chambre, il se prononça pour l'instruction gratuite et obligatoire, pour la protection de l'agriculture, pour la dénonciation des traités de commerce et vit son mandat renouvelé par les électeurs de Pont-Audemer aux élections générales du 21 août 1881.

Candidat sénatorial au renouvellement triennal du 6 janvier 1885, il fut élu sénateur de l'Eure. Le comte d'Osmoy prit place au centre gauche de la Chambre haute, se prononça en juin 1886 contre l'expulsion des princes et vota pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Membre du jury des salons annuels et de la section des Beaux-Arts aux Expositions, le comte d'Osmoy a publié en 1880 un recueil de mélodies.

Il est le père de Tanneguy d'Osmoy, également député de l'Eure.

Son cousin Alphonse Lebœuf, vicomte d'Osmoy, s'est fixé, lui, à Rouen[2]. Son fils est le promoteur de la sucrerie d'Étrépagny[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Château d'Aptot », notice no IA00019620.
  2. a et b Louis-Étienne Charpillon et l'abbé Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, 1868, p. 714 en ligne [1]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]