Charles Hayes (SOE)

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Charles Hayes (SOE)
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Biographie
Naissance
Décès
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Gross-RosenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Distinctions

Charles Hayes (1908-1944) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret britannique du Special Operations Executive.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : Victor Charles Hayes
  • Comme agent du SOE, section F :
    • Nom de guerre (field name) : « Yves »
    • Nom de code opérationnel : PRINTER (en français IMPRIMEUR)

Parcours militaire : SOE, section F, General List ; grade : captain ; matricule : 211716.

Pour accéder à une photographie de Charles Hayes, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d’article.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Ses parents : Charles Arthur et Florence Hayes, Surbiton, Surrey.
  • Sa femme : Raymonde Hayes.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Charles Hayes naît le , en France.

Première mission.

Dans la nuit du 13 au 14 mai 1942, il est infiltré par felouque près d’Antibes, en même temps que Denis Rake « Justin »[1]. Il prend contact avec Virginia Hall à Lyon. Elle le met en relation avec Philippe de Vomécourt « Gauthier », pour qui il effectue une mission de reconnaissance de possibilités de sabotage d’une usine d’aluminium à Saint-Jean-de-Maurienne, et d’une autre à Toulon. Mais elles sont trop bien gardées. Étant informé par Virginia Hall que la Gestapo est sur ses traces, il juge nécessaire de rentrer, via l’Espagne. Il arrive en Angleterre le 13 août 1942.

À Lestiac-sur-Garonne, mémorial commémoratif du combat de la famille Duboué et du Major Victor Hayes (alias Charles).
Deuxième mission.

Définition de la mission : assister le chef du réseau SCIENTIST, Claude de Baissac « David », en tant que spécialiste en électricité et instructeur en sabotage.

Il est parachuté le 26 novembre 1942.

À la suite d’accords entre la Gestapo et André Grandclément, chef de la « région grand Sud-ouest » de l'OCM, les Allemands peuvent récupérer une partie des armes reçues par le réseau. C’est ainsi que, dans la nuit du 13 au 14 octobre 1943, ils viennent en chercher à Lestiac-sur-Garonne dans la maison du Commandant Jean Duboué. Hayes et la famille Duboué (Jean, Louise et leur fille Suzanne) résistent pendant trois heures et sont finalement arrêtés après la blessure de Louise Duboué.

Charles Hayes est exécuté à Gross-Rosen, le 1er août 1944.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • En tant que l'un des 104 agents du SOE section F morts pour la France, Charles Hayes est honoré au mémorial de Valençay (Indre).
  • Brookwood Memorial, Surrey, panneau 21, colonne 3.
  • Plaque commémorative à Lestiac-sur-Garonne (Gironde), érigée en mémoire du commandant Jean Duboué, de madame Duboué, de leur fille Suzanne et du major Victor Hayes (alias « Charles »).
  • Au mémorial du camp de concentration de Gross-Rosen, situé près de Rogoźnica (Pologne), une plaque honore la mémoire des dix-neuf agents de la section F qui y ont été exécutés en août-septembre 1944, dont Charles Hayes. Réalisée en granit local, en provenance d'une carrière où devaient travailler les détenus, elle a été élevée sur l'initiative du Holdsworth Trust.

Notes, sources et liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Source : Brooks Richards, p. 925.

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche Charles Hayes, avec photographie, sur le site Special Forces Roll of Honour
  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le sujet du SOE en France.
  • J.D. Sainsbury, Le Mémorial de la section F, Gerry Holdsworth Special Forces Charitable Trust, 1992.
  • Sir Brooks Richards, ‘’Flottilles secrètes. Les Liaisons clandestines en France et en Afrique du Nord, 1940-1944’’, Éditions Marcel-Didier Vrac (M.D.V.), 2001.