Claude de Baissac
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Claude Marie Marc Boucherville de Baissac, (DSO) et de la Croix de Guerre, connu sous le nom de Claude de Baissac (né le à Curepipe, Maurice ; mort le ), est un agent du Special Operations Executive (SOE) pendant la Seconde Guerre mondiale.
Baissac est le chef d'un réseau majeur du SOE, appelé Scientist. Il opère à Bordeaux et dans le Sud-Ouest de la France de juillet 1942 à août 1943, organisant l'approvisionnement de la Résistance intérieure française en armes et collectant des informations sur les navires qui entrent et sortent du port de Bordeaux, contournant ainsi le blocus. Après la dénonciation de son réseau, il retourne en Angleterre, mais reprend son engagement dans l'Ouest de la France de février 1944 à la Libération de la France, menant des missions de sabotage contre les Allemands. Sa sœur (aînée de deux ans), Lise de Baissac, est à l'époque également agent du SOE et travaille à ses côtés.
Identités
[modifier | modifier le code]- Comme agent du SOE, section F, il adoptera plusieurs identités :
- Nom de guerre (field name) : « David » (première mission, en Aquitaine) ; « Denis » (deuxième mission, en Normandie).
- Nom de code opérationnel : SCIENTIST (en français SAVANT)
- Pseudo (à l'entraînement ?) : « Clément »[1]
Pour accéder à des photographies de Claude de Baissac, se reporter au paragraphe Sources et liens externes.
Origine
[modifier | modifier le code]Claude de Baissac est né à l'Île Maurice. Son père, Marie Louis Marc de Boucherville Baissac (1878-1945), et sa mère, Marie Louise Jeanette Dupont, formaient un couple dont il était le benjamin des trois enfants. Originaires d'une famille de grands propriétaires terriens à Maurice, ils étaient sujets britanniques, comme la majorité des Mauriciens à l'époque. La famille s'est installée à Paris en 1919[2]. Son grand-père, Louis Édouard Baissac (1841-1907), était le frère de Charles Baissac, qui a décrit le créole mauricien et collecté les contes traditionnels de l'île.
Claude de Baissac effectue ses études au Lycée Henri IV et vit en France jusqu'en 1928[3]
Jeunesse
[modifier | modifier le code]Avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Claude de Baissac dirige le service commercial d'une compagnie minière[3]. En 1940, alors que Paris est occupé par les Allemands, son frère (benjamin), Jean de Baissac, s'engage dans l'armée britannique. Avec sa sœur Lise, Claude se rend en Dordogne, dans le sud de la France, dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. Il reçoit le soutien du consulat américain pour organiser son voyage, traverse la frontière espagnole et se rend à Lisbonne, où lui et sa sœur attendent pendant cinq mois l'autorisation de se rendre à Gibraltar, puis au Royaume-Uni. Ils arrivent en Écosse en 1941. En 1942, il est approché par le Special Operations Executive (SOE) alors qu'il s'occupe des ventes d'une aciérie[3].
Claude et Lise sont ensuite recrutés par le Special Operations Executive (SOE). Grâce à leur maîtrise de l’anglais et du français, les Mauriciens étaient souvent sollicités comme agents en France par le SOE. 14 agents franco-mauriciens serviront dans cette organisation durant la Seconde Guerre mondiale[4].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]En mars 1942, Claude de Baissac intègre le SOE aux côtés de Francis Suttill, Harry Peulevé et Roger Landes. Ses compétences en leadership étaient reconnues, mais il était également perçu comme « imprévisible » et « têtu ». Maurice Buckmaster le qualifia plus tard de « l'officier le plus difficile que j'ai eu à gérer, sans exception »[5]. Claude de Baissac et sa sœur, Lise de Baissac, partageaient la réputation familiale d'être « exigeants mais déterminés »[6]. Selon l'historien officiel du SOE, Michael R. D. Foot, Claude de Baissac avait un « caractère exceptionnel », mais « ne supportait pas facilement les imbéciles »[7]. Il était décrit comme « un homme imposant, à l'allure de quelqu'un qui s'attend à être obéi »[8].
Première mission en France
[modifier | modifier le code]La première mission de Claude de Baissac (nom de code « David » ) débuta dans la nuit du 29 au . Lui et son opérateur radio, Harry Peulevé (nom de code « Jean » ), furent parachutés sans escorte depuis un Halifax près de Nîmes. Ils viennent installer le nouveau réseau dans le sud-ouest. Malheureusement, ils furent largués à une altitude trop basse et atterrirent mal, ce qui entraîna une entorse de la cheville pour Claude de Baissac et une fracture de la jambe pour Harry Peulevé. Claude de Baissac laissa son compatriote derrière lui, qui du renter en Angleterre, et, après s'être remis de sa blessure, il se dirigea vers Bordeaux fin août pour établir le réseau Scientist. Sa mission consistait à préparer des opérations de sabotage contre les navires forçant le blocus entre la France et l’Extrême-Orient et transportant des matériaux essentiels, comme le caoutchouc d'Asie du Sud-Est destiné à l'Allemagne nazie[5],[8].
Au cours des mois suivants, Claude de Baissac reçut plusieurs renforts : Roger Landes (nom de code « Stanislas »), radiotélégraphiste, parachuté en France du au ; Mary Herbert (nom de code « Marie-Louise »), messagère, débarquée par bateau les et ; et Charles Hayes, expert en explosifs, arrivé en parachute les et . Un deuxième opérateur radio, Marcel Defence, rejoindra l'équipe le . Grâce à trois nouvelles radios performantes, Roger Landes pouvait localiser des stations à différents endroits, minimisant ainsi les risques de capture[8]. Lise de Baissac, qui était à Poitiers, assurait la liaison entre Scientist et d'autres réseaux[7]. Le réseau Scientist de de Baissac et le réseau Prosper de Francis Suttill, basé à Paris, étaient parmi les plus prometteurs du SOE en France[9]. Certains groupes de résistance se concentrent sur l’attaque d’abris de sous-marins dans le port et d'autres opèrent dans la campagne landaise. Il travaille étroitement avec Francis Suttill et son réseau Prosper-PHYSICIAN à Paris.
À Bordeaux, de Baissac réussit rapidement à former deux groupes de résistants : un orienté à gauche, un groupe de saboteurs parmi les ouvriers du port et un autre, plus important, orienté à droite de résistants dirigés par d'anciens officiers de l'armée française. Il avait également des contacts à Paris pour maintenir le lien avec Prosper. Chaque réseau du SOE devait fonctionner indépendamment, mais cette séparation n'était pas totalement respectée en raison d'une pénurie d'opérateurs radio[7].
En décembre 1942, un raid commando, l'Opération Frankton, fut lancé par les Royal Marines contre des navires dans le port de Bordeaux. Claude de Baissac ignorait les plans de ce raid et s'apprêtait à mener une opération similaire. Le raid ne réussit que partiellement, et Claude de Baissac, furieux, dut annuler son propre projet de sabotage en raison d'un renforcement de la sécurité allemande. En novembre 2011, un documentaire de la BBC intitulé Le raid le plus courageux de la Seconde Guerre mondiale, commenté par Paddy Ashdown, ancien officier du Special Boat Service (SBS), souligna le manque de coordination entre les agences gouvernementales comme une « erreur majeure »[10]. Cette situation empêcha les commandos et Claude de Baissac de coordonner leurs efforts pour frapper plus durement les Allemands.
En janvier 1943, France Antelme informe Claude de Baissac de l'existence à Bordeaux d'une très forte organisation de résistance, dirigée par un certain André Grandclément, et fort désireuse de recevoir armes et matériel. Le contact est établi et l'entente vite réalisée. André Grandclément apporte ses groupes et ses contacts avec l'OCM, et Claude de Baissac les moyens.
Claude de Baissac continua à recueillir des informations sur les mouvements des navires à Bordeaux et, à l'automne 1943, le blocus avait été largement contourné[7].
Il rentra à Londres dans la nuit du au à bord d'un Westland Lysander[11].
Ayant fait son rapport à Londres, Claude de Baissac fut de nouveau parachuté en France le . Lors de son passage à Londres, Claude de Baissac informa le quartier général du SOE qu'il disposait d'une force de 3 000 à 4 000 hommes, principalement en Gascogne, pour résister à l'occupation allemande. En prévision d'une invasion alliée de la France en 1943, le SOE commença à livrer de grandes quantités d'armes et de fournitures aux résistants par parachutage. À l'automne, le réseau Scientist rapportait que près de 20 000 hommes, dispersés dans le sud-ouest de la France, avaient été recrutés par la Résistance intérieure française. Cependant, selon Michael R. D. Foot, l'expansion de ce réseau était trop rapide pour garantir sa sécurité, et les Allemands en prirent rapidement conscience[7].
A partir d'avril 1943, l'appartement d'André Grandclément, cours de Verdun, devient un véritable salon où se retrouvent entre amis, pour parler de résistance, Claude et Lise de Baissac, Roger Landes, Jean Renaud-Dandicolle, Jouffrault père et fils, Charles Corbin, Roland Chazeau, Maleyran, Charles Hayes.
Le , arrivée de Marcel Defence (nom de code « Dédé »), qui vient comme opérateur radio pour assister Roger Landes « Aristide ». Francis Suttill « Prosper » avertit de Baissac qu’il a l’impression qu’un membre de son réseau, Henri Déricourt, travaille pour les Allemands.
Désastre
[modifier | modifier le code]Le , la Gestapo capture les dirigeants de Prosper-PHYSICIAN, Francis Suttill, Gilbert Norman et Andrée Borrel. Claude de Baissac lui-même échappe de justesse à l'arrestation : ne voyant pas apparaître Suttill au rendez-vous fixé à 10 h 30, il se rend à l'ancien domicile d'Andrée Borrel[12]. Heureusement, dès qu'elle l'aperçoit, la concierge montre le plafond en lui soufflant : « La Gestapo est là ! » Il n'a que le temps de déguerpir[13]. Dans les jours qui suivent, les Allemands arrêtent des centaines d’agents et de résistants du réseau Prosper-PHYSICIAN, dans la région parisienne, et des autres réseaux et groupes qui lui sont rattachés. Le résultat est la destruction de la plupart des activités du SOE dans le nord de la France. En juillet 1943, le réseau SCIENTIST est entraîné dans la chute : les premières arrestations interviennent à la fin du mois. C'est aussi le début des graves difficultés pour le réseau de Grandclément en Aquitaine.
Claude de Baissac a demandé ou reçu l'ordre de retourner en Angleterre pour éviter d'être arrêté et lui et sa sœur, Lise de Baissac , sont rentrés en Westland Lysander dans la nuit du 16 au avec Nicolas Bodington[14]. Roger Landes, Charles Hayes, Marcel Défense et Mary Herbert (enceinte de l'enfant de de Baissac) sont restés à Bordeaux pour continuer à travailler. Roger Landes était furieux que Claude de Baissac ait emmené sa sœur Lise de Baissac avec lui en Angleterre et laissé Mary Herbert derrière lui[8]. Roger Landes « Aristide » prend sa succession, qui durera jusqu'à fin novembre.
Le principal collègue français de Claude de Baissac, André Grandclément, était un colonel à la retraite et un dirigeant de l'Organisation civile et militaire (OCM). En septembre 1943, il fut arrêté par les Allemands et, afin de protéger sa femme et d'obtenir sa libération, il fut convaincu par eux de devenir agent double. Cette trahison entraîna la capture de nombreux membres du réseau Scientist et la confiscation de la plupart des armes parachutées depuis l'Angleterre, menant à la destruction du réseau[7].
Roger Landes réussit à fuir la France, traversa la frontière espagnole et parvint finalement en Angleterre. Mary Katherine Herbert se cacha dans l'ancien appartement de Lise de Baissac à Poitiers, où elle donna naissance à une fille, Claudine, en décembre 1943[9]. Charles Hayes fut arrêté le et mourut plus tard exécuté[8]. Maurice Defence parvint à s'échapper en Angleterre, mais retourna ensuite en France, où il fut capturé et exécuté[8].
Deuxième mission
[modifier | modifier le code]Claude de Baissac est parachuté en Normandie dans la nuit du au , avec pour mission de reconstituer le réseau Scientist dans le sud de la Normandie[15],[6] Sa nouvelle mission consiste à fédérer, armer et dynamiser les organisations de Résistance, dans une région s'étendant de Caen à Laval. Conscient que cette vaste zone ne pouvait être gérée par une seule personne, il confia la supervision du nord à Jean Renaud-Dandicolle (nom de code « René » ) et à Maurice Larcher (nom de code « Vladimir » ), un Mauricien radiotélégraphiste. Claude de Baissac se concentra sur les régions plus au sud de la Normandie, en Mayenne. Il fut rejoint début mai par sa sœur Lise de Baissac et la radiotélégraphiste Phyllis Latour. Le , un message est transmis de Londres pour annoncer au réseau Navarre qu’un parachutage aura lieu dans la nuit au Mont du Saule : « Le vin rouge est le meilleur ». Sont présents à ce premier parachutage : le major Claude de Baissac, le docteur Paul Janvier, Alex, Jean Renaud-Dandicolle ainsi qu’une équipe d’Hambers et une de Bais. À une heure du matin, l’appareil lâche deux tonnes d’armes contenues dans treize conteneurs et huit paquets. Une femme est parachutée, Phyllis Latour[16].
À son arrivée dans la région, Claude de Baissac fit un commentaire ironique sur la résistance intérieure française : « L'Armée secrète est si secrète que je ne la trouve pas. ». Claude de Baissac cherche à imposer à Paul Janvier l’autorité anglaise[17], et Janvier refuse toute autorité du SOE. Mis en contact par Paul Janvier avec Jean Séailles, Claude de Baissac rejoint avec Phyllis Latour son groupe à Saint-Mars-du-Désert. Claude de Baissac est désormais réfugié chez Marc Allais, instituteur de Saint-Aubin-du-Désert.
Au cours des trois mois suivants, Claude de Baissac œuvra à la formation de groupes de résistance dans différentes régions et à leur approvisionnement en armes, identifiant des terrains de débarquement pour le ravitaillement et, après le D-Day, pour les parachutistes et les commandos. Il interdisait le sabotage aux groupes de résistance qu'il soutenait, conseillant jusqu'au D-Day, date à laquelle il avait établi une « organisation efficace de sabotage et de guérilla à petite échelle »[18]. Il établit également des contacts avec plusieurs réseaux de résistance locaux, comme le BOA (Bureau des opérations aériennes) et les FTP (Francs-Tireurs et Partisans) de Bretagne-Normandie-Maine, dirigés par Louis Pétri et André Le Personnic (Maquis de La Baroche-Gondouin). André Le Personnic, sans appartenance politique, est à l'initative de la création du Front national en Mayenne qui rassemble des patriotes de différents horizons : certains chefs de groupe sont communistes, d’autres non.
Bien que peu ou mal armés, les Francs-tireurs et partisans français (FTP) disposaient d’effectifs nombreux[19]. Grâce à l’intervention de Claude de Baissac, il fut décidé d’organiser d’importants parachutages en Mayenne et en Ille-et-Vilaine pour les équiper. Ainsi, le maquis de Saint-Mars-du-Désert devint un maillon clé d’un vaste réseau de groupes mobiles FTP, actifs des Côtes-d'Armor jusqu’aux confins de la Sarthe, menant des actions de guérilla sur leur passage[19].
Claude de Baissac rapporta que ses groupes de résistance avaient mis hors d'usage plus de 500 véhicules allemands, coupé des lignes ferroviaires et téléphoniques, et recueilli des informations sur la disposition et les mouvements des troupes allemandes. À plusieurs reprises, il aurait été impliqué dans des combats armés contre des soldats allemands, notamment lorsqu'il repoussa une patrouille tentant de s'emparer d'armes parachutées destinées à la Résistance intérieure française[18]. Ses opérations se déroulaient dans un contexte où les soldats allemands étaient nombreux, essayant de freiner les forces d'invasion alliées. Par exemple, l'un de ses quartiers généraux était une école de l'Orne où il stockait du matériel et des radios. Bien que les Allemands aient réquisitionné le rez-de-chaussée, les hommes de Claude de Baissac continuèrent à opérer depuis une pièce à l'arrière du bâtiment[6],[18]. Pour assurer sa sécurité et gérer son réseau, Claude de Baissac dormait presque chaque nuit à un endroit différent, souvent dans le grenier à foin d'un fermier[9]. Les deux mois suivant le Débarquement de Normandie furent très actifs pour le réseau Scientist. La nuit, ils rassemblaient des boîtes remplies d'armes pour les résistants et entravaient l'arrivée de renforts allemands en posant des mines terrestres ou des bombes anti-pneus sur les routes. L’équipe de l'Operation Haft rencontra également dans la région l’équipe « Scientist » [20].
Le , l'armée américaine lança l'Opération Cobra, contraignant l'armée allemande à se retirer rapidement de la zone d'opérations de Scientist.
Le , Claude et Lise de Baissac rejoignirent une unité de tête de soldats américains. En portant des uniformes militaires britanniques qu'ils n'avaient pas utilisés depuis longtemps, ils se tenaient devant le bureau du maire d'une ville de province, saluant les soldats américains qui arrivaient[6]. La deuxième mission de Claude de Baissac suscita des controverses. Toujours prompt à exprimer ses opinions politiques, Claude de Baissac s'opposa aux opérations des Forces françaises libres, qui empiétaient sur la zone d'action de Scientist. Après avoir rejoint l'armée américaine le , le SOE décida rapidement de le faire évacuer, lui et Lise de Baissac, en les transportant par avion en Angleterre.
Evacuation
[modifier | modifier le code]À la recherche de Mary Herbert
[modifier | modifier le code]En septembre 1944, Claude et Lise de Baissac étaient de retour en France, désormais libérée du joug allemand, dans le cadre de la mission Judex visant à retrouver les agents du SOE disparus ou capturés, ainsi que les Français qui les avaient aidés. Ils avaient perdu contact avec Mary Katherine Herbert, la mère de l'enfant de Claude de Baissac. Ils ont retrouvé la trace d'Herbert de Bordeaux à Poitiers et l'ont retrouvée avec sa fille vivant dans une ferme près de Poitiers.
Les de Baissac sont ensuite retournés en Angleterre avec Herbert et leur enfant, prénommée Claudine. Claude de Baissac a épousé Mary Herbert le , mais il s'agissait apparemment d'un mariage de convenance uniquement puisque le couple ne vivait pas ensemble[21],[22].
Fin de vie
[modifier | modifier le code]En 1945, Claude de Baissac quitte le SOE et sert dans la Commission de contrôle alliée à Wuppertal en Allemagne. En juillet, il termine son activité dans la Commission de contrôle alliée avant de devenir directeur d'une société minière en Afrique de l'Ouest. En 1959, il divorça de Mary Herbert et épousa une Camerounaise, Colette Françoise Avril le à Yaoundé. Le couple s'installa à Aix-en-Provence, où il prit en charge la sécurité d'une banque. Il décéda [9] à Aix-en-Provence.
Reconnaissance
[modifier | modifier le code]Claude de Baissac a reçu les distinctions suivantes :
- Royaume-Uni
- :
Ordre du Service distingué (DSO) ; DSO, pour son action à Bordeaux. - : une barre à sa DSO.
- :
- France
- :
Croix de guerre - Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent. - :
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur avec palme à sa croix de guerre.
- :
Famille
[modifier | modifier le code]- Son père : Marie Louis Marc de Boucherville Baissac (1878-1945).
- Sa mère : Marie Louise Jeannette Dupont.
- Sa soeur : Lise de Baissac fut également agent du SOE.
- Son second frère : Jean Baissac, major de l'infanterie britannique.
- Son grand-père, Louis Édouard Baissac (1841-1907), était le frère de Charles Baissac, qui a décrit le créole mauricien et collecté les contes traditionnels de l'île.
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Claude de Baissac » (voir la liste des auteurs).

Notes, sources et liens externes
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Source : Daniel Grandclément, p. 66.
- ↑ [url=https://www.oxforddnb.com/view/10.1093/ref:odnb/9780198614128.001.0001/odnb-9780198614128-e-93513 Voir en ligne] Villameur, Lise Marie de Baissac
- Michel Chaumet, J'ai dit merde à De Gaulle » : Des Anglais dans la Résistance, 2025.
- ↑ Anthony Taunton Fenton, Lise Villameur Voir en ligne
- Tom Keene, Cloak of Enemies, 2012, The History Press, Stroud, Gloucester, (ISBN 9780752479750) , p. 272–273
- Beryl E. Escott, The Heroines of SOE, 2010, The History Press, Stroud, Gloucestershire, (ISBN 9780752487298), p. 55
- Michael R. D. Foot, SOE in France, 2004, Her Majesty's Stationery Office, London, Kindle Location 5021–5029, la remière fois publié en 1966.
- Paddy Ashdown, A Game of Spies , 2017, William Collins, London, (ISBN 9780008140847), p. 23.
- Sarah Rose , D-Day Girls, 2019, Broadway Books, New York, (ISBN 9780451495105), p. 81–82
- ↑ BBC, The Most Courageous Raid of WWII Voir en ligne
- ↑ Opération : TRAINER, première organisée par Henri Déricourt ; terrain : sans nom, au sud de Poitiers, à 4,5 km au N de Marnay ; doublé de Lysander ; pilotes : flg. off. Rymills, flg off. Vaughan-Fowler ; personnes amenées (4) : Francine Agazarian, J. Goldsmith, Pierre Lejeune, Roland Dowlen ; personnes remmenées (4) : Claude de Baissac, France Antelme, Raymond Flower, André Dubois. [Source : Hugh Verity, p. 262.]
- ↑ 51, rue des Petites-Écuries.
- ↑ Source : Bob Maloubier, Triple Espion, p. 173.
- ↑ Tentative of History of In/Exfiltrations into/from France during WWII from 1940 to 1945 (Border Crossings, Parachutes, Planes PU & Sea Landings), rev108-31122023 ([1]), Le Plan Sussex 1944, p. 97
- ↑ À l'insu de Claude de Baissac et de la Résistance intérieure française, la Normandie sera le site du Débarquement le )
- ↑ Paulette, Geneviève, Lampooner, elle sera l'opératrice radio de Claude de Baissac jusqu'à la Libération.
- ↑ Dans son livre, Paul Janvier indique une interview au Daily Telegraph du , où Claude de Baissac se souvient très bien être débarqué, un jour, chez un docteur Janvier, de Bais, mais ne semble plus connaître que Jean Séailles et le groupe FTP. de Saint-Mars-du-Désert.
- Bar to the DSO, London Gazette, 28.2.1946
- La Résistance armée. Histoire du Maquis de Saint-Mars-du-Désert. Vue d'ensemble de l'action des FFI sur la limite nord Sarthe-Mayenne. Suivie de la liste chronologique des coups de main et de la liste des membres de la Résistance, Rennes, Le Patriote de l'Ouest (Les Cahiers de la Résistance de l'Ouest), sans date, 30 p.+photos.
- ↑ Michael Richard, Daniell Foot, SOE in France An Account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, 1966, H.M. Stationery Office, P.398 Voir en ligne
- ↑ Elizabeth Kate Vigurs, Les femmes agents de la section F du Special Operations Executive -- réalités du temps de guerre et représentations d'après-guerre Voir en ligne.
- ↑ Bernard O'Connor, Churchill's Angels, 2012, Amberly Publishing, The Hill, Stroud, Gloucestershire, (ISBN 9781445608280), p. 77
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressource relative aux militaires :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (en) Spartacus Educational
- Photographies de Claude de Baissac sur le site Special Forces Roll of Honour
- (en) Spartacus Educational
Sources
[modifier | modifier le code]- Michael R. D. Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008 (ISBN 978-2-84734-329-8) Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France.
- Guy Penaud, Histoire secrète de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 1993.
- Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit..., préface de Jacques Mallet, 5e édition française, Éditions Vario, 2004. (ISBN 2-913663-10-9).
- René Terrisse, Bordeaux 1940-1944, Perrin, 1993, (ISBN 2-262-00991-0).
- J. Maurice Paturau, Agents secrets mauriciens en France 1940-1945, s.d. (1994 ou 1995).
- Daniel Grandclément, L'Énigme Grandclément, le chef de réseau qui voulait un pacte entre la Résistance et les S.S., Balland, 2003, (ISBN 2-7158-1465-8)
- Michel Chaumet, J'ai dit merde à De Gaulle » : Des Anglais dans la Résistance, 2025
- Special Operations Executive
- Personnalité mauricienne de la Seconde Guerre mondiale
- Militaire mauricien
- Naissance à Curepipe
- Naissance en février 1907
- Décès en décembre 1974
- Décès à Aix-en-Provence
- Décès à 67 ans
- Résistant britannique
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1946
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Élève du lycée Henri-IV
- Compagnon de l'ordre du Service distingué
- Résistance dans la Mayenne