Charles F. Morgan

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Charles F. Morgan
Charles F. Morgan.jpeg
Naissance
Nom de naissance
Charles Frederick Morgan
Nationalité
Britannique, Suisse
Activité
artiste-sculpteur
Formation
Bijoutier-joaillier
Mouvement
art cinétique
Influencé par
Alexander Calder, Jean Tinguely
Site web

Charles F. Morgan, né le à Romford près de Londres, est un artiste-sculpteur anglais et suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles F. Morgan arrive en Suisse à l'âge de 13 ans, avec ses parents et sa sœur en 1964. C'est l'année de l'exposition nationale suisse à Lausanne, il découvre le travail de Jean Tinguely et sa fameuse machine Euréka. Sa mère Elfriede Morgan (-Stampa) (1928-2015) était allemande, son père Fred Morgan (1920-2016) anglais. Ce dernier, peintre en lettres et spécialiste dans le dessin manuel, est convié par l'entreprise Nestlé pour travailler au département graphisme et marketing du siège veveysan. Sa sœur très proche de lui, Karin Zbinden (-Morgan) décède après une longue maladie en septembre 2013. De trois mariages successifs, il a quatre enfants, Thomas (1977), Vanessa (1982), Bob (1992) et Rachel (2005).

A son arrivée à Blonay (Suisse romande), le jeune Charles ne parle pas le français et n'est pas très bon élève, il s'intéresse rapidement davantage aux décharges municipales et à leurs trésors (on est en Suisse), qu'à sa scolarité. Il sera plus tard refusé à L'École des beaux-arts de Genève (devenue la Haute École d'art et de design) pour orthographe déficiente. Il fait alors un apprentissage de bijoutier-joaillier à Lausanne durant 4 ans et se met ensuite à son compte en tant qu'indépendant à Vevey. Il formera lui-même quatre apprentis bijoutiers dans ses ateliers-galeries veveysans.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Switzerball.jpg

Parmi ses plus importantes réalisations, il a créé en 1984, le Tourismusflipper[1], encore aujourd'hui en permanence et en fonction au Musée suisse des transports à Lucerne[2].

En 1986, pour le stand suisse[3] de l'exposition universelle à Vancouver, il réalise Jolly Ball[4], une sculpture cinétique de 6 mètres de long, grand flipper touristique ayant figuré au livre Guinness des records comme étant le plus grand flipper du monde en 1988. Après avoir été emmenée pendant une vingtaine d'années à travers les capitales du monde entier, afin d'illustrer le tourisme en Suisse, Jolly Ball est aujourd’hui exposée en permanence au Musée des Sciences et de l'Industrie à Chicago.

En 2005, Charles F. Morgan a réalisé Switzerball, une œuvre similaire de 6 mètres de largeur, mais technologiquement plus avancée, pour remplacer Jolly Ball auprès de l’Office du Tourisme Suisse. Switzerball a été exposée sur le Pavillon suisse[5] de l'exposition universelle de Milan, en 2015.

Parallèlement à ces commandes conséquentes, Morgan crée énormément de petites sculptures, toutes mobiles, qu'il expose et vend dans sa propre galerie d'art à Vevey[6]. Les sociétés et institutions suisses romandes sont nombreuses à en avoir acquis. La toute première «Machine à Morgan» comme les appellent les veveysans, se nomme «Les Amygdales» et fut créée lors de la convalescence de l'artiste après s'être fait opérer des amygdales.

Après 40 ans de sculpture, il totalise plus de 2000 créations cinétiques. Ses sculptures sont faites d'objets de récupération et principalement de métal. Son art est empreint d'humour british et de poésie. Sa formation initiale de bijoutier-joailler lui confère une précision dans ses réalisations, qui pour certaines se révèlent être proches de l'horlogerie. Il dédramatise l'art et démystifie la technique.

Sélection d'œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1973 : Les Amygdales, collection privée
  • 1977 : La Machine à tester le vin, Prix spécial, Fête des Vignerons, Vevey
  • 1980 : Jean Tinguely, collection privée
  • 1984 : Tourismusflipper, Musée suisse des transports, Lucerne[7]
  • 1984 : Chronos, Collège de Bahyse, Blonay (faite à partir de l'ancien mouvement d'horloge du clocher de la chapelle)
  • 1986 : Jolly Ball, Musée des sciences et de l'industrie de Chicago
  • 1989 : Wordball, Isetan Art Gallery, Tokyo
  • 1990 : Chocolaterie, Nestlé Suisse, Vevey
  • 1992 : Patchclock, Office du tourisme du canton de Vaud
  • 1993 : Recyclium, exposition universelle Taejon, Corée
  • 2003 : Le Centurion, Ville de Vevey, sur la place du Marché
  • 2005 : Switzerball, Suisse Tourisme

Le Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey, a commandé une œuvre à thème en... (date).

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Galerie Danese-Milano, Lausanne (première)
  • 1989 : Isetan Art Gallery, Tokyo
  • 1991 : Isetan Art Gallery, Singapour
  • 2009 : Galerie Morgan-Art, Vevey
  • 2010 : Hostellerie du Petit-Manoir, Morges
  • 2011 : Riverside, Glattfelden
  • 2014 : Charles Morgan, 40 ans de sculpture, Montreux Art Gallery[8]

Films[modifier | modifier le code]

  • Charles Morgan, film vidéo de Kamal Musale[9], 1995
  • Le Monde en marche, documentaire, film vidéo HD de Michel Nussbaumer[10], 2008
  • Charles Morgan, film[11] de RJ41[12], Jérôme Piguet et Rinaldo Marasco, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le flipper touristique » (consulté le 29 septembre 2015)
  2. https://www.verkehrshaus.ch/fr/musee/telepheriques/le-flipper-touristique
  3. Derek Spratt, « Expo 86 'Something's Happening Here' Official Promotional Video », (consulté le 28 septembre 2016)
  4. « Museum of Science and Industry | Swiss Jolly Ball », sur www.msichicago.org (consulté le 29 septembre 2015)
  5. « Le Switzerball au Pavillon suisse - Padiglione Svizzero » (consulté le 29 septembre 2015)
  6. « Morgan Art », sur www.morgan-art.ch (consulté le 29 septembre 2015)
  7. « Welcome to Musée Suisse des Transports | Musée Suisse des Transports », sur www.verkehrshaus.ch (consulté le 29 septembre 2015)
  8. « Montreux Art Gallery », sur www.mag-swiss.com (consulté le 5 octobre 2015)
  9. « Kamal Musale », sur Kamal Musale (consulté le 5 octobre 2015)
  10. « Michel Nussbaumer », sur www.arrq.qc.ca (consulté le 6 octobre 2015)
  11. CHARLES MORGAN (lire en ligne)
  12. « //// RJ41 //// movies, music videos clip and Swiss graphic design | movies, music videos clip and Swiss graphic design », sur www.rj41.ch (consulté le 5 octobre 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Stéphanie Arboit, « Le «Tinguely de la Riviera» fête ses 40 ans de carrière », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 28 septembre 2015)
  • Gilbert Salem, « Charles Morgan, flegme anglais et minutie suisse », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2015)
  • « Malicieux enfant du Meccano », 24 Heures,‎
  • Stéphanie Arboit, « Du recyclage considéré comme un des beaux-arts », 24 Heures,‎
  • « La "ferraille à Morgan" bientôt à Vancouver », Revue de Lausanne,‎ , p. 16 (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2015)
  • « La Machine à Morgan », Le Matin Tribune de Lausanne,‎ , p. 11 (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2015)
  • « Présentation d'un court-métrage à Vevey, Marilyn vue par Morgan », 24 Heures,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2015)
  • « Le monde fascinant de Charles Morgan, un génie du "bricolage" », 24 Heures,‎ , p. 14 (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2015)
  • Jean-Claude Péclet, « Électromécanique en délire, les machines de Morgan », Le Matin Tribune de Lausanne,‎ , p. 25 (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]