Charles Friedel

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Charles Friedel
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Charles Friedel
Naissance
Strasbourg (France)
Décès (à 67 ans)
Montauban (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Domaines Minéralogie, chimie
Institutions Sorbonne
Diplôme Université de Strasbourg, Sorbonne
Renommé pour Réaction de Friedel-Crafts
Distinctions Médaille Davy (1880)

Signature

Signature de Charles Friedel

Charles Friedel, né à Strasbourg le et mort à Montauban le , est un minéralogiste et chimiste français. Il a découvert la réaction de Friedel-Crafts (alkylation et acylation) avec James Crafts en 1877.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque sur l'Hôtel Brackenhoffer à Strasbourg où est né Charles Friedel

Fils d'un banquier alsacien et protestant, il commence ses études à Strasbourg, où il fréquente le Gymnase et suit les cours de Louis Pasteur. Son grand-père, Louis Georges Duvernoy, l'initie à la minéralogie et l'attire à Paris dès 1850.

De 1856 à 1880, Friedel est conservateur des collections de l'École des mines de Paris où il a d'ailleurs un petit appartement et un laboratoire où il a essayé de produire des diamants synthétiques. Après la mort de sa première épouse, Émilie Koechlin (1837-1871), il fait la connaissance de la fille de Charles Combes, directeur de l'École des mines, qu'il épouse en secondes noces.

Toutefois, la chimie l'intéresse autant que la minéralogie, et il entre au laboratoire de Charles Adolphe Wurtz. Il y étudie les aldéhydes et les cétones. Il arrive à synthétiser complètement la glycérine. Il travaille sur les combinaisons du silicium avec l'hydrogène et l'oxygène.

Friedel a découvert la réaction de Friedel-Crafts (alkylation et acylation) avec James Crafts en 1877.

Professeur de chimie à la Sorbonne, il est élu membre de l'Académie des sciences en 1878.

Successeur de Gabriel Delafosse à la chaire de minéralogie de la faculté des sciences de Paris en 1876, il quitte ce poste en 1885 et il est remplacé par Paul Hautefeuille, pour succéder à Charles Adolphe Wurtz à la chaire de chimie organique. À sa mort, il est remplacé par Albin Haller.

Il est cofondateur à Paris avec Philippe de Clermont, le chimiste et physicien de l'École pratique des hautes études, de l'Institution alsacienne (1871) au 36, rue des Écoles ; puis avec Adolphe Wurtz, le grand chimiste et médecin, Charles Robert, un archéologue et numismate, ancien conseiller d’État, Gabriel Monod, historien professeur au Collège de France, et Alphonse Parran, ingénieur, il participe à la fondation de l'École alsacienne (1874) qui remplacera cette première expérience ; et aussi de École nationale supérieure de chimie de Paris (1896).

En 1898, Charles Friedel fait partie des fondateurs de la Ligue des droits de l'homme. Il est membre du premier Comité central de la Ligue, de juin 1898 à sa mort.

On lui doit la description d'espèces minérales :

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Friedel, Recherches sur les acétones et sur les aldéhydes. Suivi de Sur la pyro-électricité dans les cristaux bons conducteurs de l'électricité, Paris, Gauthier-Villars, (lire en ligne)
  • Charles Friedel, Recherches sur l'absorption de la lumière, Paris, Gauthier-Villars, 1888 Texte en ligne disponible sur IRIS
  • Histoire d'une Institution Française : L'Ecole Alsacienne, Tome 1 : Naissance d'une Ecole Libre 1871 - 1891 par Georges Hacquard, Publié par Jean Jacques Pauvert aux éditions Garnier Frères puis Suger, 1982
  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, article de Mathilde Brini, vol. 12, p. 1043

Liens externes[modifier | modifier le code]