Calypso Rose

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Calypso Rose
Description de cette image, également commentée ci-après
Calypso Rose en concert au
Festival du Bout du Monde 2016
Informations générales
Surnom Calypso Rose
Nom de naissance Linda McArtha Monica Sandy-Lewis
Naissance (81 ans)
Bethel,
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago
Activité principale Chanteuse
Genre musical Calypso
Instruments Chant
Années actives Depuis 1964
Site officiel calypso-rose.com

Calypso Rose, née Linda McArtha Monica Sandy-Lewis le dans le village de Bethel, sur l'île caribéenne de Tobago en République de Trinité-et-Tobago, est une chanteuse trinidadienne de calypso. Elle a commencé à écrire des chansons à l'âge de 15 ans et elle a écrit plus de 800 chansons et enregistré plus de 20 albums.

Biographie[modifier | modifier le code]

Linda McCartha Monica Sandy-Lewis est née en avril 1940 sur l'île de Tobago. Elle est la fille d'un pêcheur et pasteur protestant. Ses parents ont treize enfants, trop pour leurs revenus, et elle est confiée à 9 ans à un couple sans enfant de l'île de la Trinité[1]. Sa famille très traditionnelle était opposée à ce qu'elle chante au Carnaval de Tobago (en)[2]. Elle compose sa première chanson, Calypso, en 1955, à 15 ans, et participe notamment aux festivités du carnaval. Elle publie son premier disque en 1963[1]. Elle devient professionnelle en 1964[2]. À l'origine elle utilise pour nom de scène Crusoe Kid : le nom Calypso Rose lui est donné par Mighty Spoiler (en) et des membres du carnaval[2].

Elle voyage hors de Trinité-et-Tobago, pour la première fois, en 1963 de la Grenade à Saint Thomas. En 1978, elle remporte le concours du monarque du Calypso et le Carnival Road March (en) à Saint Thomas, avec son premier enregistrement, Cooperation. En 1966, elle écrit la chanson Fire in Me Wire, la première chanson Calypso jamais chantée, deux années consécutives, au carnaval de Trinidad, en 1966 et 1967[3].

En concert au festival des Vieilles Charrues 2016.

Rose vit à New York depuis 1983. En octobre 1996, elle subit une intervention chirurgicale pour un cancer du sein et entreprend en 1998 une thérapie pour une tumeur maligne[4].

Le documentaire Calypso Rose, Lioness in the Jungle lui est consacré en 2011[5],[6],[7].

En 2016, Calypso Rose sort son album Far from home, produit par Manu Chao[8]. Elle reçoit en 2018 le grand prix Sacem, dans la catégorie «Musiques du monde»[1].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Lors de la 32e cérémonie des Victoires de la musique, le , Calypso Rose remporte la victoire de l'album de musiques du monde de l'année, pour son album Far from home[9].

Films[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Bacchanal Time
  • 1991 : One Hand Don't Clap
  • 2012 : Calypso Rose, the lionness of the jungle, documentaire de Pascale Obolo

Discographie[modifier | modifier le code]

La discographie de Calypso Rose, comprend les albums suivants[10] :

  • 1969 : Queen Of The Calypso World
  • 1972 : Sexy Hot Pants
  • 1977 : Her Majesty Calypso Rose
  • 1977 : Action is Tight
  • 1978 : Mass Fever
  • 1979 : We Rocking For Carnival
  • 1980 : Ah Cant Wait
  • 1981 : Mass in California
  • 1983 : Rose Goes Soca Unlimited
  • 1984 : Trouble
  • 1985 : Pan in Town
  • 1986 : Stepping Out
  • 1987 : On Top Of The World
  • 1987 : Leh We Punta
  • 1989 : Soca Explosion
  • 1990 : Soul On Fire
  • 1992 : Rosie Doh Hurt Dem
  • 1993 : Breaking The Sound Barrier

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François-Xavier Gomez, « Calypso Rose : et vogue le calypso », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c (en) Méndez Méndez Serafín, Notable Caribbeans and Caribbean Americans : a biographical dictionary, Westport, Greenwood Press, , 465 p. (ISBN 0-313-31443-8)
  3. (en) Thompson David, Reggae and Caribbean Music : Third Ear : The Essential Listening Companion, Milwaukee, Backbeatbooks, (ISBN 0-87930-655-6)
  4. (en) Herman Silochan, « The life and challenges of Calypso Rose (lien archivé) », sur le site The Caribbean Camera, (consulté le 18 juillet 2016).
  5. Berthod 2016, Télérama.
  6. « Calypso Rose: The Lioness of the Jungle », sur le site film-documentaire.fr (consulté le 18 juillet 2016)
  7. (en) Bijan Tehrani, « Calypso Rose - The Lioness of the Jungle », sur le site Cinema Without Borders, (consulté le 18 juillet 2016).
  8. Yann Bertrand, « Calypso Rose, la reconnaissance tardive et joyeuse », sur le site de France Info, (consulté le 18 juillet 2016).
  9. Louis Mbembe, « VIDEO. Victoires de la musique 2017: Découvrez le palmarès complet », sur le site 20minutes.fr, (consulté le 11 février 2017).
  10. « Calypso Rose Discography », sur le site discogs.com (consulté le 15 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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