Caius Horatius Pulvillus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Horatius Pulvillus.
Caius Horatius Pulvillus
Fonctions
Consul
(2 fois : 477 et 457 av. J.-C.)
Augure
(Entre 456 et 453 av. J.-C.)
Biographie
Décès
Nom dans la langue maternelle
C. Horatius M.f.M.n. PulvillusVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Famille
Père
Statut
Autres informations
Conflit

Caius Horatius Pulvillus est un homme politique et magistrat romain du Ve siècle av. J.-C., consul en 477 et 457 av. J.-C.[1],[2]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre des Horatii Pulvilli, branche de la gens patricienne Horatia. Les sources antiques ne s'accordent pas sur son praenomen. Tite-Live et Diodore de Sicile donnent Caius pour l'année 477 mais Marcus pour 457, tandis que les Fastes capitolins et Denys d'Halicarnasse donnent Caius pour les deux[3],[4]. Il est le fils de Marcus Horatius Pulvillus, consul en 509 et 507 av. J.-C., et le petit-fils d'un Marcus Horatius. Son nom complet est Caius (ou Marcus) Horatius M.f. M.n. Pulvillus[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier consulat (477)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bataille du Crémère.

En 477 av. J.-C., il est élu consul avec Titus Menenius Lanatus[a 1],[5]. Le Sénat lui confie la conduite de la guerre contre les Volsques tandis que son collègue se prépare à affronter les Véiens. Ces derniers passent à l'offensive et anéantissent l'armée des Fabii dans la vallée de la rivière Crémère. Ils repoussent ensuite Lanatus et installent leur camp sur le Janicule. Pulvillus est rappelé de sa campagne en pays volsque pour protéger Rome[3]. Il remporte une bataille sur le Janicule, mais le succès n'est pas suffisant pour repousser les Étrusques et les consuls de l'année suivante doivent poursuivre la guerre[a 2],[a 3].

Deuxième consulat (457)[modifier | modifier le code]

En 457 av. J.-C., il est consul pour la seconde fois avec Quintus Minucius Esquilinus Augurinus[4],[n 1]. Les tribuns de la plèbe empêchent un temps la mobilisation de l'armée pour la campagne contre les Èques mais finissent par céder lorsque les Sabins entrent à leur tour en guerre, en ayant toutefois obtenu que le nombre de représentants du peuple passe à dix. Pulvillus semble avoir joué un rôle important pour que cette mesure soit adoptée[4]. Il affronte ensuite les Èques[4] qui ont anéanti la garnison romaine de Corbion près du mont Algide et détruit la ville. Durant la campagne, Pulvillus s'empare d'Ortana[a 4]. Pendant ce temps, son collègue Augurinus mène l'expédition contre les Sabins[4].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il intègre ensuite le collège des augures. Il meurt en 453 av. J.-C. durant une épidémie de peste[a 5] ou de typhus[6] qui emporte également le consul Sextus Quinctilius Varus et le consul suffect Spurius Furius Medullinus Fusus qui l'a remplacé[7],[a 6]. Caius Veturius Cicurinus succède à Pulvillus au sein du collège des augures[7],[8],[a 7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour les consuls de cette année, seul Diodore de Sicile donne deux noms différents : Marcus Fabius Vibulanus et Lucius Quinctius Cincinnatus (voir Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, XII, 2).

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. Paully-Wissowa, Horatia 13.
  2. DPRR, 165.
  3. a et b Broughton 1951, p. 27.
  4. a, b, c, d et e Broughton 1951, p. 41.
  5. a et b Broughton 1951, p. 26.
  6. Flobert 1995.
  7. a et b Broughton 1951, p. 44.
  8. Rüpke 2005.
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteurs antiques[modifier | modifier le code]

Auteurs modernes[modifier | modifier le code]

  • (de) Georg Wissowa (dir.), Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft (lire en ligne)
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p. (lire en ligne)
  • Annette Flobert, Tite-Live, Histoire Romaine, livres I à V : traduction nouvelle, Paris, Garnier-Flammarion, , 643 p.
  • (de) J. Rüpke, Fasti sacerdotum : die Mitglieder der Priesterschaften und das sakrale Funktionspersonal römischer, griechischer, orientalischer und jüdisch-christlicher Kulte in der Stadt Rom von 300 v. Chr. bis 499 n. Chr., Wiesbaden, , 3 volumes
  • (en) Henrik Mouritsen, Maggie Robb (dir.), « Digital Prosopography of the Roman Republic », King’s College London