Céline Emilian

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Céline Emilian
Anonyme, "Céline Emilian, artiste sculpteur", photographie reproduite dans "Revue du vrai et du beau, lettres et arts", 10 juillet 1927, n°104, p.4 (source Gallica) .jpg
Céline Emilian, photographie reproduite dans la Revue du vrai et du beau, lettres et arts, le 10 juillet 1927.
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Maître

Céline Emilian, nom de mariée Marcovici (née Fernande Céline Sévastos à Paris 5e le et morte à Bucarest le ) est une sculptrice d'origine roumaine. Elle expose sous le nom de famille de sa mère Cornélia Emilian.

Biographie[modifier | modifier le code]

Céline Emilian grandit à Bucarest, en Roumanie, où elle commence à prendre des cours à l'Académie des Beaux-arts de Bucarest de 1917 à 1919[1]. Elle vient à Paris pour compléter sa formation artistique en et s'inscrit à l'Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse où elle a comme professeur Antoine Bourdelle, membre de sa famille par alliance puisque le sculpteur épouse Cléopâtre Sévastos en 1911[2]. De 1920 à 1924, elle travaille aussi dans l'atelier du sculpteur impasse du Maine, et contribue à l'agrandissement d'un relief du Monument aux mineurs de Montceau-les-Mines[3], ainsi qu'à la restauration de la Basilique Saint-Remi de Reims[4].

Dans l'entre-deux-guerres elle se spécialise dans les portraits mondains et devient célèbre en Roumanie où elle expose dès , à Bucarest, puis à Londres en 1939 où la Tate Gallery acquiert une de ses œuvres[5].

Elle expose au Salon des Tuileries de 1923 à 1927[6]. Au Salon de la Nationale en 1930 elle expose un buste de Bourdelle[7] réalisé en 1929.

Elle exécute deux reliefs pour le pavillon roumain à l'Exposition Internationale de 1937 à Paris[8].

Quarante-quatre de ses sculptures sont conservées au musée de Bucarest, suite à un don en 1983, et le buste du musicien Alfred Cortot de 1929 est à l’École normale de musique de Paris[8]. Des éléments de correspondance entre Céline Émilian et Antoine Bourdelle sont conservés au musée Bourdelle à Paris[9] et à la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques Doucet, à Paris[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Bourdelle, 1861-1929 : passeur de la modernité, Bucarest - Paris, une amitié franco-roumaine, catalogue de l'exposition au Musée national d'art de Roumanie (Bucarest) du 28 septembre 2006 au 24 janvier 2007, organisée en collaboration avec le musée Bourdelle, catalogue sous la direction de Colin Lemoine, avec les contributions de Thierry Dufrêne, Juliette Laffon, Remus Niculescu, et Ioana Vlasiu. Paris, Musée Bourdelle ; Bucureşt, Muzeul Național de Artă al României, 2006, 278 p. (ISBN 973-874449-0)
  • Antoine Bourdelle, Cours et leçons à l'Académie de la Grande Chaumière, édition établie par Laure Dalon, Paris, Éditions des Cendres / Paris-Musées, 2007, 336 p. (ISBN 978-2-759-60034-2)
  • Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices, Paris, Mare & Martin, 2017, 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6)
  • Thierry Roche, Dictionnaire biographique des sculpteurs des années 1920-1930, Lyon, Beau Fixe, 2007, 448 p. (ISBN 978-2-910616-12-0)
  • Pierre Sanchez, Dictionnaire du salon des Tuileries, répertoire des exposants et listes des œuvres présentées, 1923-1962, Dijon, L'Echelle de Jacob, 2007, 2 vol. (ISBN 978-2-913224-72-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Collectif, Antoine Bourdelle, 1861-1929 : passeur de la modernité, Bucarest - Paris, une amitié franco-roumaine, catalogue de l'exposition au Musée national d'art de Roumanie (Bucarest) du 28 septembre 2006 au 24 janvier 2007, organisée en collaboration avec le musée Bourdelle, catalogue sous la direction de Colin Lemoine, avec les contributions de Thierry Dufrêne, Juliette Laffon, Remus Niculescu, et Ioana Vlasiu, Paris, Bucarest, Musée Bourdelle, Muzeul Național de Artă al României, , 278 p. (ISBN 973-874449-0), p.268.
  2. Dans plusieurs lettres (Autographes 110, 08 - dossier - Bourdelle, Antoine - Bibliothèque de l'Institut de l'histoire de l'art, collections Jacques Doucet (Paris) - (1920-1927)) de Bourdelle à Emilian, il appelle la sculptrice "Cousine" ou "cousinette", témoignant du lien familial qui unit les deux artistes.
  3. Elle pose devant l'agrandissement d'un relief du Monument aux mineurs de Montceau-Les-Mines avec un autre praticien sur une photographie anonyme, négatif sur plaque de verre à développement au gélatino-bromure d'argent, datée vers 1923, conservée au musée Bourdelle (MBPV3591).
  4. Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices, Paris, Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p.191.
  5. Il s'agit d'un portrait intitulé Angela, no 5051. (Antoine Bourdelle, 1861-1929 : passeur de la modernité, Bucarest - Paris, une amitié franco-roumaine, catalogue de l'exposition au Musée national d'art de Roumanie (Bucarest) du 28 septembre 2006 au 24 janvier 2007, organisée en collaboration avec le musée Bourdelle, catalogue sous la direction de Colin Lemoine, avec les contributions de Thierry Dufrêne, Juliette Laffon, Remus Niculescu, et Ioana Vlasiu. Paris, Musée Bourdelle ; Bucureşt, Muzeul Național de Artă al României, 2006, 278 p. 154, note 20.)
  6. Pierre Sanchez, Dictionnaire du salon des Tuileries, répertoire des exposants et listes des œuvres présentées, 1923-1962, Dijon, L'Echelle de Jacob, , 2 vol. p. (ISBN 978-2-913224-72-8), p.274.
  7. Musée National d'Art de Roumanie, inv. 7024.
  8. a et b Rivière, 2017, p. 191.
  9. Voir le portail des collections des musées de la Ville de Paris, http://parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-bourdelle/archives/lettre-autographe-non-signee-de-celine-marcovici-a-antoine-bourdelle-2
  10. Voir la cote Autographes 110, 08 - dossier - Bourdelle, Antoine.

Liens externes[modifier | modifier le code]