Bupleurum tenuissimum

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Bupleurum tenuissimum, de noms communs Buplèvre très grêle, Buplèvre grêle, Buplèvre menu, Buplèvre tenu ou Percefeuille très grêle, est une espèce de plantes annuelle de la famille des Apiaceae et du genre Bupleurum.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Bupleurum vient « du grec bous, bœuf, pleuron, plèvre : allusion à la consistance plus ou moins coriace des feuilles. » (Coste)

« Grec boupleuron, côte de bœuf, nom de plante indéterminée. »(Fournier)[1].

Description[modifier | modifier le code]

Buplèvre très grêle (illustration botanique).

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Le Buplèvre très grêle est une plante annuelle. Sa tige est grêle, rameuse, de 10 à 60 cm, souvent glauque. Les feuilles basilaires sont courtes, lancéolées, pétiolulées, les caulinaires courtes, sessiles, lancéolées-linéaires[2].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les inflorescences sont axillaires, en petites ombelles simples, souvent à 2–8 rayons courts et inégaux, parfois même, surtout les terminales, réduites à une seule ombellule ; l'involucre est à 1 à 5 bractées inégales et très étroites, acuminées, trinervées, plus courtes que les rayons ; l'involucelle à 1 à 5 bractéoles aiguës, plus longues que les fleurs. Les fleurs sont jaunes et petites. Le fruit est un diakène subglobuleux, à côtes saillantes plus ou moins ondulées, couvert de petits granules tuberculeux. La floraison se déroule de juillet à septembre[2].

Confusions possibles[modifier | modifier le code]

Il existe d'autres petits Buplèvres annuels à feuilles étroites, à ombelles réduites, et ayant un peu la même écologie. Cependant, l'ornementation des fruits ne laisse aucun doute, à condition d'avoir des échantillons complets[2].

Habitat et écologie[modifier | modifier le code]

Bupleurum tenuissimum dans son habitat.

Le Buplèvre très grêle est thérophyte[2],[3]. Il peut être abondant, en particulier dans les groupements d'arrière-dunes. Il pousse dans les pelouses sablonneuses, surtout calcaires, étant particulièrement fréquent sur les arrière-dunes ; on en trouve aussi dans les prairies maritimes plus ou moins saumâtres[2].

Répartition[modifier | modifier le code]

C'est une espèce méditerranéo-atlantique, répandue de la Péninsule ibérique à la Crimée et au Proche-Orient, au nord jusque dans le sud de la Suède (île de Gotland) et jusqu'à la Russie centrale ; aussi au Maghreb[2]. Elle pousse jusqu'à une altitude de 600 m[4].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Le Buplèvre très grêle semble régresser de façon très générale, depuis un siècle, dans ses stations de l'intérieur des terres ; il résisterait mieux sur le littoral. L'espèce est menacée par la dégradation généralisée des pelouses sèches dans l'intérieur des terres (arrêt du pâturage extensif, décapage, reboisement artificiel ou naturel)[2]. En France, l'espèce est classée « en danger critique d'extinction » (CR) en Auvergne, Basse Normandie, Bourgogne, Centre Val de Loire, Lorraine et Midi Pyrénées[5].

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Sous-espèce[modifier | modifier le code]

Bupleurum tenuissimum L., 1753 subsp. tenuissimum syn. Odontites tenuissima (L.) Spreng.[6]

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Agostana tenuissima (L.) Gray, 1821
  • Bupleurum columnae Guss., 1827
  • Bupleurum pollichii C.C.Gmel., 1805
  • Bupleurum tenue Salisb., 1796
  • Bupleurum tenuissimum subsp. columnae (Guss.) Nyman, 1879
  • Bupleurum tenuissimum subsp. nanum DC., 1805
  • Bupleurum tenuissimum var. columnae (Guss.) Gren. & Godr., 1848
  • Odontites tenuissimus (L.) Spreng., 1813
  • Tenoria tenuis Bubani, 1899
  • Trachypleurum tenuissimum (L.) Fuss, 1866
  • Zigara tenuis Raf., 1840[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BONNIER G., réédition 1990. La grande flore en couleurs de Gaston Bonnier. France, Suisse, Belgique et pays voisins. 4 tomes. Éditions Belin, Paris. 1401 p.
  • CORILLION R., 1982. Flore et végétation de la Vallée de la Loire (cours occidental : de l'Orléanais à l'estuaire). Tome 1 : Textes. Imprimerie JOUVE, Paris. 736 p.
  • LAMBINON J., DELVOSALLE L., DUVIGNEAUD J., 1973, cinquième édition 2004. Nouvelle flore de la Belgique, du Grand-Duché du Luxembourg, du nord de la France et des régions voisines. Éditions du Patrimoine du Jardin botanique national de Belgique, Meise. CXXX + 1167 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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