Bruno Walther

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bruno Walther
[[Fichier:
photo de bruno walther
|frameless |lang=fr |upright= |alt=Description de l'image
photo de bruno walther
. |]]
Naissance (45 ans)
Abidjan (Côte d'Ivoire)
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
CEO CaptainDash
Formation

Bruno Walther, né à Abidjan le , est un entrepreneur, homme politique et spécialiste de l'Internet français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Autodidacte, il participe à la réalisation de jeu vidéo "la planète bleue ne répond plus" et la "ville idéale" à l'âge de 14 ans. Engagé en politique, il est l'un des animateurs du mouvement lycéen de 1990 et crée ensuite un label de rap "Evolution Banlieue".

Bruno Walther s'illustre en menant les premières "cyber manifestations".

Engagement politique en Europe de l'Est[modifier | modifier le code]

Proche d'Ivan Djuric, ancien candidat à la présidentielle Yougoslave contre Milosevic, et de Zoran Đinđić (président serbe assassiné le à Belgrade), il mène à partir de 1992 des actions de soutien à la résistance bosniaque pendant le drame de Sarajevo.

Il organise en 1996 le soutien au mouvement "Zajedno" en Serbie et invente la première e-manifestation contre Milosevic en envoyant des œufs virtuels sur un portrait de Milosevic. En 1995, il crée le site ecologie.org (premier portail de l'écologie francophone) et organise les mouvements de soutien à Alexander Nikitin. En particulier une opération de fax bombing contre le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En avril 2000, Bruno Walther récupère, en pleine campagne des municipales, l’adresse Emancipez-Paris.com (qu'Édouard Balladur avait imprudemment annoncée lors d’une interview télévisée). Le nom de domaine est déposé illico par Bruno Walther qui s’offre alors un joli coup de pub (la une du journal de 20h). Édouard Balladur accepte, bon joueur, une interview en real audio[1],[2].

En 2001, il réalise le site gauchestory.com, un pastiche politique du célèbre jeu de TV réalité Loft Story[3].

En 2002, il participe à la campagne Internet de Jacques Chirac pour l'élection présidentielle et initie le "vote électronique" au sein de l'UMP. En 2003, pendant les grèves contre la réforme Fillon, il organise au nom de la Droite Libre, mouvement associé à l'UMP, une gigantesque opération de mail-bombing "Ils bloquent la France, bloquons leurs mails !". Il invite les internautes à manifester leur mécontentement face aux grèves de la fonction publique en envoyant un texte à une quarantaine d’adresses mail d’organisations et de responsables syndicaux, dont Marc Blondel, le secrétaire général de Force ouvrière. Les syndicats portent plainte contre la Droite Libre, qui est condamnée à des dommages-intérêts[4],[5].

Professionnellement, Bruno Walter devient en 1995 le chef de cabinet de Brice Lalonde[6] avant de devenir en 1997 le spécialiste Internet d’Alain Madelin. En 1997 il crée, avec Arnaud Dassier, la web agency « l’Enchanteur des nouveaux médias ».

En 2005 il prend la direction de l’agence FCBI, avant de prendre un an après, la présidence de l’agence DRAFTFCB (fusion de draft et fcb)[7]. En septembre 2007 il rejoint l’agence OgilvyOne[8] pour en prendre la présidence.

Il est le premier à avoir installé une agence de publicité française dans Second Life[9]. En 2007 il obtient, pour le compte de l’agence DRAFTFCB et de la campagne INPES, le Grand Prix Stratégie et le Grand Prix du New York Festival pour la campagne Motocolors.

En janvier 2010 il abandonne la présidence d'OgilvyOne pour créer avec Gilles Babinet une start-up, Captain Dash qui propose un dashboard mobile qui réinvente le reporting à l'aide de dataviz.[10].

[réf. nécessaire][11]

Engagement en Tunisie[modifier | modifier le code]

En 2002, il crée, en Tunisie, la société "Off Shore Interactive".

En 2014 le premier ministre tunisien le décore, dans le cadre du Tunisian Investment Forum, du titre de "l'investisseur le plus amical" pour le soutien qu'il a apporté à Tunisie depuis la révolution.

En 2015, il est indirectement nominé par comité Nobel norvégien. qui a décidé de récompenser, vendredi 9 octobre, le Quartet du dialogue national, qui s’est distingué pour « sa contribution décisive dans la construction d’une démocratie pluraliste en Tunisie après la “révolution du jasmin” de 2011 » au prix Nobel de la paix.

Les jurés du Nobel ont rendu hommage à une structure issue de la société civile tunisienne qui a permis de sauver à l’automne 2013 une transition démocratique qui menaçait d’avorter, deux ans et demi après le fameux « printemps » de 2011.

Bruno Walther à participer à ce processus en étant très actif dans le monde de l'entrepreuriat en Tunisie pour y faire naître une culture de l'innovation technologique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'affaire présentée dans Libération et Les Échos. Et, en version longue (et plus détaillée), sur transfert.net.
  2. « Bataille pour la Mairie de Paris », sur Transfert
  3. « Gauche Story », sur Usine
  4. « http://strategique.free.fr/news/actu_ca.htm »
  5. « Spam anti-syndical : les militants de l’UMP condamnés », sur Transfert.net
  6. Un article de Libération du 4 octobre 1996 qui signale Bruno Walther comme directeur de cabinet de Brice Lalonde, et sa vision de l'activisme sur le web.
  7. Annonce du changement d'exécutif de l'agence et présentation de Bruno Walther dans Stratégies, le 24/11/2006.
  8. Annonce du départ de DRAFTFCB et de ses nouvelles fonctions chez OgilvyOne, dans Stratégies, le 23/08/2007.
  9. Le Figaro, le 16/04/2007.
  10. Présentation de CaptainDash dans Les Échos, le 02/04/2013.
  11. « New-York : la finale mondiale du SmartCamp ... », sur isource,

Liens externes[modifier | modifier le code]