Bikini Kill

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bikini Kill
Description de cette image, également commentée ci-après
Bikini Kill en concert au Sylvester Park à Olympia (Washington), le 1er mai 1991.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Punk rock, riot grrrl
Années actives 19901997
Labels Kill Rock Stars, Wiiija, Bikini Kill Records
Site officiel bikinikill.com
Composition du groupe
Anciens membres Kathleen Hanna
Kathi Wilcox
Tobi Vail
Billy Karren

Bikini Kill est un groupe de punk rock américain, originaire d'Olympia, État de Washington. Formé en octobre 1990, le groupe est considéré comme précurseur du mouvement riot grrrl. De par son propos anti-sexiste et radical, Bikini Kill a inspiré de nombreux groupes punk féminins des années 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kathleen Hanna avec Bikini Kill à Sydney, en Australie, en 1996.

Bikini Kill est formé à l'Université Evergreen, par Kathleen Hanna, Kathi Wilcox et Tobi Vail qui travaillent d'abord sur un fanzine appelé Bikini Kill[1]. Elles sont rejointes par Billy Karren, ancien de The Go Team pour former le groupe Bikini Kill. Hanna, qui travaille parallèlement comme strip-teaseuse[2], écrit la plupart des chansons et cherche à ancrer le groupe dans un environnement féminin en incitant les filles à venir près de la scène pendant les concerts tout comme de nombreux groupes de cette mouvance (entre autres, L7).

Tobi Vail et Kurt Cobain ont eu une relation amoureuse en 1990. La chanson de Nirvana Lounge Act fait référence à la batteuse de Bikini Kill.

Après une première cassette démo Revolution Girl Style Now, Bikini Kill sort l'EP Bikini Kill sur le label indépendant Kill Rock Stars. Produit par Ian MacKaye de Fugazi, cet album permet au groupe d'accroître son public. En 1993, le groupe part en Angleterre pour travailler avec Huggy Bear avec lequel elles sortent un split et font une tournée commune. Celle-ci fait l'objet d'un documentaire par Lucy Thane intitulé It Changed My Life: Bikini Kill In The UK. Le groupe et le mouvement riot grrrl attirent à cette époque une attention croissante des médias. Mais le groupe considère que ceux-ci pervertissent le mouvement et appellent le mouvement au silence médiatique.

À leur retour aux États-Unis, elles travaillent avec Joan Jett de The Runaways qu'Hanna décrit comme un exemple de l'esthétique riot grrrl. Jett produit leur single New Radio/Rebel Girl. Vail et Wilcox commencent à composer en 1993 pour l'album Pussy Whipped. En 1996, elles sortent leur dernier album Reject All American. Le groupe se sépare en 1997. Une collection de singles sort l'année suivante sous le nom The Singles. Le groupe se sépare en 1997.

Après séparation[modifier | modifier le code]

Tobi Vail, Kathi Wilcox et Billy Karren continuent la musique sous le nom de The Frumpies avec Molly Neuman de Bratmobile. Hanna travaille avec de nombreux artistes dont Rachel Carns de The Need avec qui elle forme The Fakes, puis s'occupe de son album solo, Julie Ruin. À la fin 2005, Tobi Vail présente son nouveau groupe, Spider and the Webs lors d'une tournée européenne. Kathleen Hanna chante actuellement pour Le Tigre et Kathi Wilcox joue dans Casual Dots.

En 2012, le groupe lance une campagne de réédition de ses disques sur le label Bikini Kill Records, créé pour l'occasion[3]. Le 20 novembre 2012 sort la première réédition : Bikini Kill EP[3],[4]. Cette nouvelle version contient un fanzine/poster, des notes de pochettes de Layla Gibbon (Skinned Teen) ainsi qu'une interview avec Ian MacKaye et Molly Neuman (Bratmobile)[3]. Le 15 avril 2014, c'est le split album avec Huggy Bear intitulé Yeah Yeah Yeah Yeah qui est réédité[5],[6]. Le disque contient sept morceaux live inédits, de nouvelles photos ainsi que des notes de pochette signées David Feck (Comet Gain) et Erin Smith (Bratmobile)[5].

En septembre 2015[2], le groupe réédite sa première démo de 1991, Revolution Girl Style Now, accompagnée de trois titres inédits (Ocean Song, Just Once et Playground) et de deux titres absents de la discographie principale (Candy et Daddy's L'il Girl).

En novembre 2017, Kathleen Hanna, Tobi Vail et Kathi Wilcox interprètent For Tammy Rae lors de l'événement « The Raincoats and Friends » au lieu The Kitchen, à New York[7],[8].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1994 : The C.D. Version of the First Two Records (Kill Rock Stars)
  • 1998 : The Singles (Kill Rock Stars)

Singles et EP[modifier | modifier le code]

  • 1992 : Bikini Kill (Kill Rock Stars)
  • 1993 : New Radio/Rebel Girl (Kill Rock Stars)
  • 1995 : The Anti-Pleasure Dissertation (Kill Rock Stars)
  • 1995 : I Like Fucking/I Hate Danger (Kill Rock Stars)
  • 1996 : Capri Pants – spring tour 1996, split avec Team Dresch (Banda Bonnot)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le magazine américain Rolling Stone classe l'album The Singles parmi « les 50 (10/50) plus grands albums de tous les temps » de la catégorie « Women who rock »[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Bikini Kill Biography », sur Rolling Stone (consulté le 30 avril 2017).
  2. a et b (en) Alexandria Symonds, « Kathleen Hanna Revisits Her Riot Grrrl Past », sur The New York Times, 1er septembre 2015 (consulté le 18 septembre 2015).
  3. a, b et c (en) Carrie Battan, « Bikini Kill to Reissue Debut EP », sur Pitchfork, 4 octobre 2012.
  4. (en) Lindsay Zoladz, « Bikini Kill: Bikini Kill EP Album Review », sur Pitchfork, 28 novembre 2012.
  5. a et b (en) Zoe Camp, « Bikini Kill Announce Yeah Yeah Yeah Yeah Reissue », sur Pitchfork, 7 mars 2014.
  6. (en) Jenn Pelly, « Bikini Kill: Yeah Yeah Yeah Yeah Album Review », sur Pitchfork, 15 avril 2014.
  7. (en) Evan Minsker et Amanda Wicks, « Bikini Kill Reunite for the First Time in 20 Years: Watch », sur Pitchfork, 5 novembre 2017 (consulté le 18 novembre 2017).
  8. (en) « The Raincoats and Friends », sur The Kitchen, 4 novembre 2017 (consulté le 18 novembre 2017).
  9. (en) « Women Who Rock: The 50 Greatest Albums of All Time », sur Rolling Stone, 22 juin 2012 (consulté le 27 juin 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]