Bibliothèques municipales de la ville de Paris

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Les Bibliothèques municipales de la Ville de Paris sont un réseau de bibliothèques municipales de la Ville de Paris, regroupant 57 bibliothèques de prêt (dont une réserve centrale)[1] et quinze bibliothèques spécialisées, réparties à travers les 20 arrondissements de la ville. Leurs activités sont présentées sur le portail bibliotheques.paris.fr pour les bibliothèques de lecture publique et bibliotheques-specialisees.paris.frpour les bibliothèques ayant des fonds patrimoniaux ou spécialisés. 7 bibliothèques de lecture publique ouvrent le dimanche[2], et 2 bibliothèques patrimoniales ouvrent le lundi.

Ces nombreux établissements qui rassemblent environ 3 600 000 documents proposent des ressources diverses afin de répondre aux besoins et aux envies de chacun

16 médiathèques proposent des collections et des services très diversifiés : documents pour les adultes, les familles, les enfants (des tout-petits à 14 ans), musique, vidéo et espaces multimédias.

25 bibliothèques moyennes comprennent des ressources pour adultes et enfants, ou, pour deux d’entre elles, jeunesse et musique.

7 petits établissements souvent installés dans les mairies privilégient les services pour adultes et les collections d’imprimés.

10 bibliothèques pour la jeunesse, dont les espaces, les mobiliers et les collections sont spécialement organisés pour l’accueil des différents âges de l’enfance et de l’adolescence. Elles offrent aussi aux parents, une petite sélection de romans et documentaires d’actualité.

Ces établissements peuvent présenter des fonds thématiques : Cultures urbaines, cultures numériques (Canopée, 1er), littératures érotiques (Charlotte Delbo, 2e) Judaïca, histoire ouvrière, poésie (Marguerite Audoux, 3e), marché de l’art (Drouot, 9e), psychologie et littérature italienne (Italie, 13e), langues asiatiques (Jean-Pierre Melville, 13e), écologie et développement durable (Marguerite Yourcenar, 15e), jeux vidéo (Václav Havel, 18e),  Afrique noire, monde arabe (Couronnes, 20e), théâtre contemporain (Oscar Wilde, 20e), arts, fanzines, découverte de l’Est parisien (Marguerite Duras, 20e)…

A ces documents s’ajoutent des grainothèques dans 5 bibliothèques : Canopée (1er), Marguerite Audoux (3e), Marguerite Yourcenar (15e), Vaclav Havel (18e) et Louise Michel (20e). Elles permettent de s’échanger des graines de plantes à fleur ou potagères entre particuliers.

En outre, la Réserve centrale des bibliothèques compte environ 233 000 documents référencés au sein d’un catalogue informatique. L’ensemble des documents de la Réserve peuvent être réservés et livrés dans la bibliothèque de son choix moyennant un léger délai.

Aux bibliothèques de lecture publique s’ajoutent 16 bibliothèques patrimoniales et spécialisées, ouvertes à tous, d’une exceptionnelle richesse documentaire (6 500 000 documents) par l’originalité et la rareté de leurs collections, et dont certaines bénéficient d’un cadre architectural de premier ordre.

7 bibliothèques ont développé des projets spécifiques sur l’accessibilité : pôles « Lire autrement » à Marguerite Yourcenar (15e) et Marguerite Duras (20e) pour les déficients visuels ; pôle Sourds à Fessart, André Malraux, la Canopée, Chaptal, Saint-Eloi pour les Sourds.

En 2017, les bibliothèques de la Ville de Paris ont accueilli plus de 6 millions de visiteurs[3].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Les années 1970 et 1980 furent marquées par des ouvertures de bibliothèques structurantes et relativement importantes en superficie, concentrées sur la rive gauche : Bibliothèque Buffon (5ème arr.) ouverte en 1972 ; Bibliothèque Beaugrenelle (15ème arr. ; renommée depuis André Chedid) en 1974 ; Bibliothèque Malraux (6ème arr.) en 1983 ; Bibliothèque Mouffetard (5ème arr. ; renommée depuis Mohammed Arkoun) en 1984 ; Médiathèque Jean-Pierre Melville (13ème arr.) en 1989, tandis qu’au centre de Paris, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, ouverte en 1977, fait office de bibliothèque d’étude centrale. Dans des quartiers plus excentrés, les créations de bibliothèques de superficie égale ou supérieure à 1000 m² sont moins nombreuses : Clignancourt (18ème arr. ; renommée depuis Robert Rabatier) en 1967 ; Picpus (13ème arr. ; renommée après agrandissement Hélène Berr) en 1975 ; Trocadéro (16ème arr. ; renommée depuis Germaine Tillion) en 1976 ; François Villon (10ème arr.) en 1985.

Le « Schéma Directeur d’Implantation des bibliothèques de la Ville » de 1975, élaboré par le chef du Bureau des bibliothèques de l’époque, Guy Baudin, était un programme normatif qui prévoyait l’ouverture de 56 bibliothèques :13 « grandes bibliothèques » (1500 m² minimum), 30 bibliothèques moyennes (600 m² minimum), 13 bibliothèques jeunesse (300 m² minimum), mais il n’a été que partiellement réalisé dans les années 1980, tant en nombre d’ouverture qu’en superficies normatives.

Les années 1990 furent assez pauvres en ouvertures. Il faut attendre les années 2000 et 2010 pour une nouvelle vague d’ouvertures en nombre : la bibliothèque du cinéma François Truffaut et la médiathèque de la Canopée la fontaine (1er), les médiathèques Marguerite Yourcenar (15e), Marguerite Duras (20e) et Françoise Sagan  (10e), les bibliothèques Marguerite Audoux (3e), Louise Michel (20e), Václav Havel et Jacqueline de Romilly (18e). Depuis 2001, 24 bibliothèques ont été totalement rénovées, restructurées (dont la bibliothèque Forney ou la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris ) ou agrandies : la médiathèque Hélène Berr (12e) et les bibliothèques Charlotte Delbo (2e) et Claude Lévi-Strauss (19e). Enfin, début 2018 ouvre la nouvelle bibliothèque Assia Djebar (20ème).


Si les quartiers populaires ont été souvent privilégiés, c’est que l’installation d’une médiathèque a pu apparaître aux yeux des acteurs locaux comme particulièrement structurante pour un territoire.


Bibliothèques spécialisées[modifier | modifier le code]

Parmi les bibliothèques spécialisées, on compte :

Bibliothèque numérique[modifier | modifier le code]

Depuis le , le réseau permet aux membres enregistrés d'emprunter en ligne, sur un site dédié[5], des livres numériques. À l'origine fixée à 3 livres par mois, sans dépasser 2 livres simultanément, la règle permet en 2016 d'en emprunter jusqu'à 4 par mois calendaire, au plus 3 simultanément, pour une durée maximale de 31 jours[5]. Le contrôle s'effectue au moyen de programmes de gestion de droits numériques.

Outre les ouvrages classiques tombés dans le domaine public, le catalogue couvre également les publications récentes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres articles[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]