Bernard Sarrette

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Photographie d'un portrait miniature de Bernard Sarrette par Jean-Baptiste Isabey

Bernard Sarrette, né à Bordeaux le et mort à Paris le [1], est un administrateur français, connu surtout comme le fondateur du Conservatoire de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Sarrette, cordonnier de Bordeaux, et de Marie Orcival, Bernard Sarrette était monté à Paris où il exerçait dans la comptabilité[2]. Acquis immédiatement à la Révolution française, il s'engage aussitôt dans la toute nouvelle Garde nationale. Il y émet l'idée de créer un corps de musique ; cette idée est reprise et Sarrette est dès lors placé à sa tête, bien qu'il ne soit pas musicien.

En 1792, Bernard Sarrette formule une nouvelle proposition : créer une « école de musique militaire ». Là encore, il est suivi et le nouveau service voit le jour le , Bernard Sarrette en étant responsable administratif et Gossec le directeur artistique.

Il obtient de même en novembre 1793 la transformation du nouvel établissement en Institut national de musique, qui se traduit par une élargissement de l'enseignement musical vers d'autres instruments.

En mars 1794, Sarrette est brièvement incarcéré à la prison Sainte-Pélagie en raison d'inimitiés politiques[3] mais il en sort rapidement grâce à l'appui des autres professeurs de l'Institut.

Bernard Sarrette plaide ensuite, notamment auprès du comité d'instruction publique, pour l'élargissement des missions et du recrutement de l'Institut national de musique et sa transformation en Conservatoire. Cette proposition se concrétise à travers la loi du 3 août 1795 qui prononce la fusion de l'Institut national de musique et de l'ex-École royale de chant et de déclamation sous le nom de Conservatoire. L'établissement est dirigé par un collège de cinq « inspecteurs de l'enseignement », conseil auquel est ensuite adjoint Sarrette. Bernard Sarrette fait un peu figure de directeur, mais n'en obtient officiellement le titre que lors de la réorganisation de 1800.

Tombe de Bernard SARRETTE - Cimetière Montmartre

Au moment de la Première Restauration, Bernard Sarrette est révoqué le . Ses idées révolutionnaires et ses origines modestes ont sans doute joué en sa défaveur, ainsi que le fait qu'il n'était pas musicien. Rétabli pendant les Cent-Jours, Sarrette est définitivement destitué le 18 décembre de la même année[4].

Il passe les 44 dernières années de sa vie dans une sorte de disgrâce[réf. nécessaire].

Il était l'époux de Marie-Catherine-Pélagie Maillère fille de Gabriel Maillère, (contrat de mariage le 9 mai 1791, Maître Guillotte, notaire à Rouen).

Il est inhumé au cimetière Montmartre, sur sa tombe on note le nom du compositeur Charles-Simon Catel (1773-1830)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Constant Pierre, B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation, Paris : Delalain frères, 1895

Références[modifier | modifier le code]

Sources biographiques[modifier | modifier le code]

  • Comment le Conservatoire fut fondé par le chef de musique militaire Sarrette, par Henri Bourrelier « La Semaine à Paris » 25 avril 1930
  • Biographie de Bernard Sarrette par Lucien Noël « Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin », 1933. Pages 105 à 110
  • Biographie de Bernard Sarrette « Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire.. Albert Lavignac ; 1931 ». Pages 1566 à 1569
  • « Le Conservatoire national de musique et de declamation : documents historiques et administratifs ; Pierre Constant ;1900 ». Une grande partie du livre sur Bernard Sarrette.
  • Pour le centenaire du Conservatoire, son petit-fils a fait des dons d’objets appartenant à Bernard Sarrette ; « Le Ménestrel », 1er décembre 1895, page 383
  • Un oublié, les mésaventures du fils de Bernard Sarrette, « Le Petit Parisien », 15 juillet 1889

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]