Benjamin Ball

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Benjamin Ball
Portrait de Benjamin Ball
Benjamin Ball
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à NaplesVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Enterrement Cimetière de MontmartreVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Suzanne Carrier-Belleuse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Albert B. Ball (d) et Henry Ball (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Faculté de médecine de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Neurologue (en), psychiatre et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Faculté de médecine de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie nationale de médecineVoir et modifier les données sur Wikidata

Benjamin Ball, né le à Naples et mort le à Paris, est un médecin et neurologue français d'origine anglaise et suisse, premier titulaire de la chaire des maladies mentales à Saint-Anne et membre de l’Académie de médecine.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Né à Naples d'un père anglais et d'une mère de nationalité suisse[1], Benjamin Ball fait ses études médicales à Paris. Reçu interne des hôpitaux en 1855, il entre à Bicêtre au service du docteur Moreau de Tours qui l’engage à publier ses premières études sur les hallucinations provoquées par le haschich.

Ball soutient sa thèse de doctorat sur les embolies pulmonaires en 1862, puis présente au concours de l'agrégation de médecine la thèse Du rhumatisme viscéral, qu'il soutient le 14 mars 1866 à la Faculté de Médecine. En 1870, il est nommé médecin des hôpitaux.

De 1870 à 1874, il occupe le poste d'assistant de consultation du docteur Lasègue qui l'incite à partir de 1875 à donner des cours complémentaires sur les maladies mentales à la faculté de médecine; ce dont il se charge jusqu'en 1877, date à laquelle il est nommé par la Faculté de médecine de Paris professeur titulaire de la première chaire des maladies mentales et de l’encéphale à l'asile Saint-Anne, grâce au soutien de son maître et ami Jean-Martin Charcot.

Benjamin Ball fonde en 1881 avec son ami Jules Bernard Luys le journal médical L'Encéphale. Il est promu la même année chevalier de la légion d’honneur.

En 1883, Ball est élu membre de l’académie de médecine.

Il publie au cours de sa carrière de nombreux travaux: De la morphinomanie (1885) ouvrage précurseur dans le domaine de la toxicomanie dans lequel Ball met en avant la toxicité de la cocaïne non encore parfaitement établie à cette époque; La folie érotique (1888) ; Du délire de persécution (1890) ou encore Leçons sur les maladies mentales (1890).

Benjamin Ball, qui parlait couramment sept langues[2], a également publié de nombreux articles scientifiques dans des revues médicales étrangères.

En 1890, il préside le premier Congrès de Médecine Mentale à Rouen.

On peut voir la tombe de Benjamin Ball au cimetière Montmartre (9e division); elle est ornée d'un buste réalisé par son beau-frère, le sculpteur Louis-Robert Carrier-Belleuse.

Tombe de Benjamin Ball (cimetière de Montmartre, division 9)

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Entre 1881 et 1889, il dirige avec Jules Bernard Luys la revue L'Encéphale disponible sur Gallica.

  • Hallucinations de la vue et de l'ouïe, traitées avec succès par le haschisch, Gazette des hôpitaux, 3 juillet 1856.
  • Des Embolies pulmonaires, Paris, A. Coccoz, 1862, 149 p. disponible sur Gallica.
  • Du rhumatisme viscéral,Paris, P. Asselin, 1866, 167 p.
  • La médecine mentale à travers les siècles, Paris, P. Asselin, 1879, 39 p.
  • De la claustrophobie: mémoire lu à la société médico-psychologique, Paris, impr. de E. Donnaud, 1879, 11 p.
  • Leçons sur les maladies mentales, Paris, Asselin et Houzeau, 1890 [1e éd. 1880], 1042 p. disponible sur Gallica.
  • La morphinomanie, 2e éd. revue et augmentée [1e éd. 1885, chez Asselin et Houzeau], E. Lefrançois (Paris), 1888, 248 p. disponible sur Gallica.
  • La folie érotique, Paris, J.-B. Baillière, 1888, 158 p.
  • Du délire des persécutions, ou Maladie de Lasègue, Paris, Asselin et Houzeau, 1890, 107 p. disponible sur Gallica.
Préface
  • Dyce Duckworth, Théorie nerveuse de la goutte, [traduit de l'anglais et annoté par le Dr A. Sordes], Paris, Asselin et Houzeau, 1884, 76 p. disponible sur Gallica.
Edition scientifique
  • Jean-Martin Charcot, Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et les maladies chroniques, 2e éd. revue et augmentée [1e éd. 1867], Paris, A. Delahaye, 1874, 257 p. disponible sur Gallica.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Rasmussen, « Benjamin Ball », in. Pascal Ory (dir.), Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Paris, Robert-Laffont, (lire en ligne)
  • Émile Saint-Lanne, « Benjamin Ball », in. Dictionnaire Illustré des Contemporains, Paris, E. Dentu, .
  • René Semelaigne, « Éloge de B. Ball », in. Annales médico-psychologiques, Paris, .
  • Exposé des titres de M. Benjamin Ball, Paris, A. Parent, (lire en ligne)
  • Jean Garrabé, « Les chaires de clinique de maladies mentales et des maladies nerveuses à Paris », L'information psychiatrique, vol. 88, no 7,‎ , p. 549-557 (lire en ligne).
  • (en) Julien Bogousslavsky, Following Charcot : a forgotten history of neurology and psychiatry, vol. 29, Switzerland, Karger Medical and Scientific Publishers, coll. « Frontiers of Neurology and Neuroscience », (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annales de psychiatrie et d'hypnologie disponible sur Gallica, publiées sous la direction du Dr Luys, 1893, page 129.
  2. Nécrologie de Benjamin Ball dans le British Medical Journal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]