Basotho

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Basotho
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Basotho à cheval près de la rivière Malibamat'so (en) au Lesotho.

Populations significatives par région
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 4 000 000 (est. 2004)[1]
Drapeau du Lesotho Lesotho 2 100 000 (est. 2004)[2]
Population totale 7 000 000 (est. 2004)[1]
Autres
Langues sotho du Nord, sotho du Sud
Ethnies liées Tswanas
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Proportion de la population dont le sotho est la langues maternelle selon le recensement de 2011.
  • 0–20 %
  • 20–40 %
  • 40–60 %
  • 60–80 %
  • 80–100 %

Les Sotho ou Basotho sont un peuple bantou d'Afrique australe établi principalement en Afrique du Sud où ils constituent l'un des plus importants groupes ethno-linguistiques[1], et au Lesotho – l'ancien Basutoland – où ils sont très largement majoritaires (96,7 %[2]). Leur nombre total était estimé à près de 7 millions au début des années 2000[1].

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Le singulier de Basotho est Mosotho (respectivement Bassouto et Massouto).

Selon les sources on observe plusieurs variantes dans la façon française de rendre ces mots : Basotho, Basoto, Basouto, Bassouto, Basuto, Basutu, Sothos, Soto, Souto, Suthu, Suto, Sutu[3].

Langues[modifier | modifier le code]

On distingue les Basotho (parlant le sotho du Sud[4], au Lesotho) des Tswanas (parlant le sotho de l'Ouest[5], au Botswana) et des Sotho habitant les provinces du Nord de l'Afrique du Sud (Gauteng, Limpopo et Mpumalanga parlant le sotho du Nord[6]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La nation Basotho (habitant le Lesotho moderne) émergea de la diplomatie de Moshoeshoe Ier qui réunit des clans disparates d'origine Sotho qui avaient été dispersés au cours du début du XIXe siècle. Leur pays a été vu la première fois par des occidentaux en 1801 par les Anglais Trutter et Somerville[Lequel ?].

Mythologie[modifier | modifier le code]

Les Basotho ont leurs mythes et légendes. Un mythe célèbre est celui du héros appelé, selon les versions, Moshanyana ou Ditaolane. Un jour, un monstre terrifiant fit irruption dans un village des Basothos et dévora tous ses habitants. Seule une femme enceinte, qui s'était cachée dans un enclos à bestiaux, fut épargnée. La femme accoucha d'un guerrier déjà adulte et en armes, Moshanyana. Quand elle lui raconta ce qui s'était passé, Moshanyana partit sur le champ pour retrouver le monstre. Dans l'intervalle, ce dernier, alourdi par son repas et devenu plus gros, s'était coincé en essayant de passer un col de montagne. Moshanyana le retrouva et le tua, puis il lui ouvrit le ventre et en fit ressortir les villageois indemnes[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Funso S. Afọlayan, Culture and Customs of South Africa, Greenwood Publishing Group, 2004, p. 15 (ISBN 9780313320187)
  2. a et b Lesotho (Université de Laval [1])
  3. Source RAMEAU, BnF [2]
  4. (en) Fiche langue[sot]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  5. (en) Fiche langue[tsn]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  6. (en) Fiche langue[nso]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  7. Petit Larousse illustré des légendes et des mythes, Larousse, 2016, p. 254 et 275.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sam Atkinson et Paula Regan (dir.), Petit Larousse illustré des légendes et des mythes, Paris, Larousse, 2016. (Première édition : Myths and Legends, Dorling Kindersley Publishing, 2009.)
  • (en) Dan Bosko, Social organizational aspects of religious change among Basotho, New York University, 1983, 356 p. (thèse)
  • (en) David Bellin Coplan, In the time of cannibals : the word music of South Africa's Basotho migrants, University of Chicago Press, Chicago, 1994, 300 p. (ISBN 0226115747)
  • (en) J. Dreyer, « The Basotho hut : from Late Iron Age to present », in South African journal of ethnology, 16 (3), , p. 79-86
  • (en) Jeff Guy et Motlatsi Thabane, « Basotho miners, oral history and worker's strategies », in Preben Kaarsholm (dir.), Cultural struggle and development in Southern Africa, Baobab Books, Harare ; James Currey, Londres ; Heinemann, Portsmouth, NH, 1991, p. 239-258
  • (en) Myrtle Karstel, The Basotho blanket : borrowed but traditional, National Museum, Bloemfontein, 1995, p. 194-223 (ISBN 1868470121)
  • (en) Daniel P. Kunene, Heroic poetry of the Basotho, Clarendon Press, Oxford, 1971, 203 p. (ISBN 0198151322) (compte-rendu en français [3])
  • (en) Thomas Lesaoana Manyeli, « Religious symbols of the Basotho », in Mazenod Printing Works, Mazenod (Lesotho), 1992, 133 p.
  • (en) Sindile Adelgisa Moitse, The ethno-musicology of the Basotho : a study of the entrenchment of music in Sotho cultural institutions, Institute of Southern African Studies, National University of Lesotho, Roma (Lesotho), 1990, 90 p. (bilingue)
  • (en) 'Makali Isabella Mokitimi, « Praise poetry : praise poetry of the Basotho », in Philip M. Peek, African folklore: an encyclopedia, Routledge, New York, 2004, p. 360-361
  • (en) Hedley Sleath, A decade with the Basotho, Dept. of Public Relations and Communication of the Methodist Church of Southern Africa in co-operation with the Board of the Semonkong Methodist Hospital, Johannesburg, 1988, 114 p. (ISBN 094745005X)
  • (en) Gary Van Wyk, « The mural art of Basotho women (photo essay) », in African arts (Los Angeles), 31 (3), été 1998, p. 58-65
  • (en) Gary Van Wyk, African painted houses : Basotho dwellings of Southern Africa, Harry N. Abrams, New York, 1998, 168 p. (ISBN 0810919907)
  • (en) Robin E. Wells, An introduction to the music of the Basotho, Morija Museum and Archives, Morija (Lesotho), 1994, 338 p. (ISBN 9991179372)
  • E. Jacottet, Contes populaires des Bassoutos, Kraus Reprint, Nendeln, 1974, 292 p. (texte intégral de la première édition, E. Leroux, 1895, en ligne [4])
  • Claude-Hélène Perrot, Les Sotho et les missionnaires européens au XIXe siècle, Université d'Abidjan, Abidjan, 1970, 185 p. (Thèse, Paris, 1963) (compte-rendu en ligne [5])
  • Paul Ramseyer, « La circoncision chez les Bassoutos », in Revue d'ethnographie et des traditions populaires (Paris), 8 (33), 1928, p. 40-70

Filmographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Tswana and Sotho voices : Botswana, South Africa, Lesotho : 1951 '57 '59 (collec. Hugh Tracey), International Library of African Music, Grahamstown, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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