Bachir Gemayel

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Bachir Gemayel
بشير الجميل
Image illustrative de l'article Bachir Gemayel
Fonctions
Président de la République libanaise
(élu)
Élection
Biographie
Nom de naissance Bachir Gemayel
Date de naissance
Lieu de naissance Beyrouth (Liban)
Date de décès (à 34 ans)
Lieu de décès Beyrouth (Liban)
Nature du décès assassinat
Nationalité libanaise
Parti politique Forces libanaises
Père Pierre Gemayel
Conjoint Solange Gemayel, née Toutounji
Enfants Maya Gemayel
Nadim Gemayel
Youmna Gemayel
Religion Église maronite

Bachir Gemayel (arabe : بشير الجميل), né le et mort assassiné le , est un homme politique libanais, membre de la famille Gemayel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre Gemayel, Bachir Gemayel naît dans une importante famille chrétienne. Pendant la guerre du Liban, il fonde la milice des Forces libanaises, en 1976, regroupant presque toutes les milices chrétiennes de Beyrouth-Est et du mont Liban au moment des massacres des populations chrétiennes dans des villages du sud-Liban (Damour, Jieh...).

Il prend alors la tête de la milice chrétienne et s’impose par la force comme chef du camp chrétien dans la guerre qui fait rage face aux milices palestiniennes de Yasser Arafat. Il affronte ses rivaux chrétiens comme Tony Frangié et Dany Chamoun qui dirigeait la milice des Tigres. On lui attribue également les carnages du « samedi noir » durant lequel des dizaines de civils musulmans sont égorgés par la milice phalangiste. Sa fille Maya est assassinée, le 23 février 1980, lors d'un attentat.

Reconnu comme interlocuteur par les États-Unis, il ouvre le dialogue avec les pays arabes et passe une alliance politique et militaire avec Ariel Sharon et Rafael Eitan pour chasser les Palestiniens du Liban. Au cours de l’intervention militaire israélienne, il est élu président de la République libanaise[1].

Voulant se séparer du problème palestinien et voulant faire la paix avec Israël, Bachir Gemayel finit par déranger la politique mise en œuvre par toutes les puissances régionales, qui pensaient trouver une solution au conflit israélo-palestinien à travers le Liban[pas clair]. Il est assassiné trois semaines plus tard, le par un chrétien membre du PSNS (Parti social nationaliste syrien), avant d'avoir pu prêter serment. Un massacre « punitif », perpétré par une faction des forces libanaises commandée par Elie Hobeika, s’exerce dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila dans la nuit du 17 au 18 septembre. Son frère Amine lui succède à la présidence.

Habib Tanious Chartouni, militant pro-syrien, est appréhendé par les Forces libanaises et revendique le meurtre de Bachir Gemayel. Il est remis à la justice libanaise et emprisonné à la prison de Roumieh. Il est illégalement relâché de la prison par "des éléments armés inconnus" pendant l'offensive de l'armée syrienne à Beyrouth en 1990[2].

La veuve de Bachir Gemayel, Solange Gemayel (née Toutounji) a été députée maronite de Beyrouth de 2005 à 2009. Leur fils, Nadim Bachir Gemayel, est député maronite de Beyrouth depuis 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le livre Les Secrets de la guerre du Liban, du coup d'État de Bachir Gemayel en passant par les camps de Sabra et Chatilla écrit par Alain Ménargues montre que Bachir Gemayel a été élu légalement selon la Constitution libanaise, président de la République libanaise le 23 août 1982. Une vidéo diffusée sur internet montre le président du parlement en train d'annoncer la victoire de Bachir Gemayel à l'élection présidentielle.
  2. .Bashir Gemayel's Son Thrust into the Limelight, Lebanese Forces, 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Reportages télévisuels[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]