Cette page fait l’objet d’une mesure de semi-protection étendue.

Bande à Fasel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La bande à Fasel
Lieu Neuchâtel
Territoire Drapeau de la Suisse Suisse
Année active fin des années 1970 et années 1980

La bande à Fasel est un groupe de criminels suisses, principalement composé de Jacques Fasel, Daniel Bloch et d'un troisième comparse[1], trois complices se réclamant de l'anarchisme et de la justice sociale.

Cette revendication sociale a valu à Jacques Fasel le surnom de Robin des Bolzes[2]. Un Bolze étant un habitant de la basse ville de Fribourg.

Histoire

Daniel Bloch rencontre Jacques Fasel en 1977 à la prison de Bellechasse où ils sont tous deux incarcérés pour objection de conscience[3]. Arrêté après une première série d’attaques, dont une durant laquelle un convoyeur de fonds est tué, Jacques Fasel s’évade de la prison de Tavel en juin 1979[4]. Il est repris à Genève en décembre 1979. En mai 1981, Daniel Bloch est arrêté à Paris puis extradé vers la Suisse[5] alors que Jacques Fasel s’évade du pénitencier de Bochuz le 26 juillet 1981 en compagnie de cinq autres prisonniers, évitant ainsi de comparaitre à son procès en août 1981[6]. Il est alors condamné à 20 ans de réclusion criminelle. En novembre 1981, le troisième comparse est arrêté à La Grande-Motte[7] puis extradé vers la Suisse. Arrêté à Paris en mars 1982, Jacques Fasel est lui aussi extradé vers la Suisse durant l’automne 1982.

Le procès des trois hommes se tient en 1985. Daniel Bloch est condamné à 10 ans et demi de prison, le troisième comparse à 12 ans et demi et Jacques Fasel à 14 ans[8]. En 1986, le tribunal de Fribourg annule le jugement prononcé contre Jacques Fasel et un nouveau procès débouche sur une peine de 12 ans de réclusion à son encontre[8].

Au printemps 1987, Daniel Bloch publie un livre intitulé La bande à Fasel: mythe et réalités ?[9] revenant sur son parcours, il est imité à la fin de l'année par Jacques Fasel qui publie l’ouvrage Droit de révolte[10].

En mars 1988, Jacques Fasel réussit une évasion du pénitencier de Witzwil, dans le canton de Berne[11]. Il est repris à l’automne près de Balaruc-Le-Vieux le 28 septembre 1988 puis extradé vers la Suisse en mai 1989, après avoir été jugé en France pour usage de faux papiers[12]. Sa demande d'asile en France est refusée.

Jacques Fasel sort de prison le 30 août 1991.

Liste des principales attaques attribuées à la bande à Fasel

Bibliographie

  • Daniel Bloch, La bande à Fasel : mythe et réalités ?, Lausanne, L'Aire,
  • Jacques Fasel, Droit de révolte, Lausanne, Ed. d'en bas, 1987
  • Bernard Wuthrich, « Quand le «Robin des Bolzes» semait la terreur en Suisse romande », Le Temps, no 2916,‎

Films documentaires

« En Cavale », Film documentaire de Jean-Stéphane Bron[13]

Références

  1. Le nom du troisième individu, non indispensable pour la présentation des faits est volontairement omis dans le cadre du droit à l'oubli.
  2. « Un « héros » pour notre temps », L'Express,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.danielbloch.ch/0/7/1/b/bloch/daniel/ecrits/bandeafasel/prison_1_jacques_fasel.htm
  4. « Coauteur des agressions de La Coudre et Fribourg, le seul bandit arrêté s’évade ! », L'Express,‎ (lire en ligne)
  5. « Arrêté à Paris après 30 mois de cavale », L'Express,‎ (lire en ligne)
  6. « Procès de J. Fasel sans accusé ni défenseur », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  7. « Coup de filet : B. sous les verrous », L'Express,‎ (lire en ligne)
  8. a et b « Procès Fasel : verdict atténué », Journal de Genève,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  9. « Objection, votre honneur », L'Express,‎ (lire en ligne)
  10. « De la prison au crime », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  11. « Jacques Fasel s’évade », Journal de Genève,‎
  12. « Jacques Fasel a été extradé en mai », Journal de Genève,‎
  13. http://www.swissfilms.ch/fr/film_search/filmdetails/-/id_film/-296146999