Brevet de technicien supérieur - Métiers de l'audiovisuel

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Le Brevet de technicien supérieur possède une filière pour les métiers de l’audiovisuel. Selon les chiffres de l'ONISEP (2015), il y a 33 formations qui préparent en France au BTS « Métiers de l'audiovisuel », dont plus de la moitié (22 sur 32) dans le secteur public[1].

Les différentes options et leurs débouchés[modifier | modifier le code]

  • Montage et postproduction : Spécialiste du montage vidéo et son, des trucages après le tournage et illustrations visuelles et sonores par logiciels spécialisés. Capable d’analyser les scénarios, de rythmer les séquences. Le monteur est responsable du matériel employé, de sa préparation et de sa vérification. Son travail de montage, image et son, se fait en collaboration avec le réalisateur. Il effectue mixage, bruitage, illustration sonore et effets spéciaux.
    • L'assistant monteur : il est chargé des travaux préparatoires et consécutifs au montage. Il effectue la synchronisation, le repérage et le classement des rushes (dérushage).
    • Le chef monteur procède, dans l'esprit du scénario, à l'assemblage artistique et technique des images et des sons, donne au film le rythme et monte la partition musicale et les effets sonores. Voir aussi monteur-truquiste, infographiste.
  • Techniques d'ingénierie et exploitation des équipements : le technicien d'exploitation audiovisuel est chargé de la mise en œuvre d'équipements audio et vidéo. Les postes les plus courants sont : technicien vidéo, monteur truquiste en postproduction vidéo, technicien à la vision lors d'opérations de captations (mise en œuvre des caméras et équipements associés, chef d'équipements fixes ou mobiles (car régie - sport, variété, information, technicien de diffusion (télévision par satellite), technicien d'exploitation Multimédia.
  • Gestion de production : le chargé de production est présent à toutes les étapes d'une réalisation audiovisuelle. Il participe au développement et à la préparation du projet, en chiffre le coût prévisionnel. Le projet lancé, il coordonne la mise en place et en œuvre des moyens matériels, humains et financiers : il établit les différents contrats (acteurs, techniciens, location de matériels…), organise le tournage, les déplacements, le logement, demande les autorisations nécessaires. Chargé du suivi financier de chaque production, il assure aussi la gestion du personnel, le suivi des contentieux. Il organise les relations avec les médias et le public.

La scolarité comprend douze semaines de stage sur deux ans.

Cette formation n’est pas à proprement parler une formation à tous les métiers du cinéma mais aux métiers de l’audiovisuel, principalement en vidéo numérique et haute définition. Par exemple, les technologies de caméra « film » et leur utilisation n'y sont pas enseignés. Elle permet néanmoins d’intégrer une école supérieure ou d’accéder, en évolution de carrière, à certains métiers du cinéma.

Scolarité[modifier | modifier le code]

La scolarité, telle que prévue par l'arrêté ministériel[2], comprend 1860 h de cours sur 2 ans. La répartition dépend de l'option choisie.

Option « Gestion de la production ». Culture audiovisuelle et artistique (480 h) ; Anglais (180 h) ; Économie et gestion (300 h) ; Technologie des équipements et supports (240 h) ; Technique et mise en œuvre (660 h)

Option « Métiers de l’image ». Culture audiovisuelle et artistique (480 h) ; Anglais (90 h) ; Sciences physiques (240 h) ; Économie et gestion (90 h) ; Technologie des équipements et supports (300 h) ; Technique et mise en œuvre (660 h)

Option « Métiers du son ». Culture audiovisuelle et artistique (480 h) ; Anglais (90 h) ; Sciences physiques (240 h) ; Économie et gestion (90 h) ; Technologie des équipements et supports (300 h) ; Technique et mise en œuvre (660 h)

Option « Techniques d’ingénierie et exploitation des équipements ». Culture audiovisuelle et artistique (360 h) ; Anglais (90 h) ; Sciences physiques (240 h) ; Économie et gestion (90 h) ; Technologie des équipements et supports (420 h) ; Technique et mise en œuvre (660 h)

Option « Métiers du montage et de la postproduction ». Culture audiovisuelle et artistique (480 h) ; Anglais (90 h) ; Sciences physiques (240 h) ; Économie et gestion (90 h) ; Technologie des équipements et supports (300 h) ; Technique et mise en œuvre (660 h)

Enseignement public[modifier | modifier le code]

Des lycées publics (17) proposent une formation au BTS Audiovisuel en Métropole (16) et Outremer (1) :

Toutefois, ces lycées ne proposent pas tous les cinq options du BTS.

Le BTS représente l’apprentissage adapté pour assurer une formation professionnelle et diplômante de niveau Bac+2, ouverte sur le marché du travail. Le programme est établi sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale sur la base d’un référentiel. Cette formation est dispensée sous le statut étudiant et est sanctionnée par un diplôme d’État.

Enseignement privé[modifier | modifier le code]

Des établissements privés de type lycée ou autre proposent également une formation au Brevet de Technicien Supérieur en Audiovisuel.

  • Un lycée privé sous contrat d'État propose une formation au BTS audiovisuel au même titre que les lycées publics :
    • Lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle[18] à Reims

Plusieurs écoles privées hors-contrat proposent des BTS audiovisuels, à Paris, Marseille et Montpellier par exemple.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Arrêté du 4 juin 2013 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur « métiers de l’audiovisuel » Options : Gestion de la production, métiers de l’image, métiers du son, techniques d’ingénierie et exploitation des équipements, métiers du montage et de la postproduction
  3. Lycée Henri-Martin
  4. Lycée Carnot
  5. Lycée de l'image et du son
  6. Lycée des Arènes
  7. Lycée Félix-Le-Dantec
  8. Lycée Léonard-de-Vinci
  9. GRETA du Velay
  10. Lycée Jules-Viette
  11. Lycée de la communication
  12. Lycée René-Cassin
  13. Lycée Pierre-Corneille
  14. Lycée Léonard-de-Vinci
  15. Lycée Jacques-Prévert
  16. Lycée Évariste-Galois
  17. Lycée Suger
  18. Lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle
  19. Cifacom
  20. ACFA Multimédia
  21. Studio M
  22. [2]