Atypidae

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Les Atypidae sont une famille d'araignées mygalomorphes[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Distribution

Les espèces de cette famille se rencontrent en Europe (Atypus uniquement), en Amérique du Nord (Sphodros et Atypus) et en Asie et Afrique(Atypus et Calommata)[1].

Atypus affinis, A. muralis et A. piceus sont les seules espèces de cette famille trouvée en Europe et elles sont les seules « mygalomorphes » de toute l'Europe du nord-ouest.

Description[modifier | modifier le code]

Ces mygales possèdent des lames maxillaires et vivent dans un terrier prolongé par un tube de soie.

Elles sont plus fréquentes dans de la terre souple (calcaire) ou dans des détritus.

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont parfois de couleur vive et errent à la recherche de femelles dans leurs tubes. Les femelles sont brun rougeâtre ou de couleur foncée.

Tailles : Les espèces d' Atypus du Sud mesurent de 7 à 21 mm pour les femelles, et environ 12 mm pour les mâles. Les Calommata de ces régions atteignent 23-30 mm pour les femelles, mais sans dépasser 7 mm pour les mâles[2].

Biologie, comportement[modifier | modifier le code]

Les Atypus construisent toutes un tube individuel de soie, parallèle à la surface du sol. ce tube mesure jusqu'à 8 cm pour sa partie aérienne (plus ou moins horizontale), et jusqu' environ 20 cm pour sa partie enterrée (verticale). L'araignée repose au fond de ce tube. Quand une proie (insecte, petit invertébré) marche sur la partie exposée du tube, l'araignée, alertée par les vibrations transmise par la soie du tube accourt, elle poignarde sa proie de ses chélicères directement au travers la soie. Elle fend ensuite sa soie (qu'elle réparera ensuite) pour trainer sa proie à l'intérieur du tube où elle sera mangée.

les Calommatas ont un comportement différents : elles ne construisent pas de tube de soie mais vivent dans un terrier d'où elles attaquent leurs proies.

Sphodros appose habituellement ses tubes contre un tronc d'arbre.

Les Atypidae présentent des chélicères disproportionnées par rapport à leur taille et de relativement longues filières (mais pas autant que celles trouvés chez les dipluridés).


Reproduction[modifier | modifier le code]

l' Atypus affinis mâle en saison de reproduction quitte son terrier et part à la recherche de femelles.
Quand il trouve un terrier de femelle il frappe provisoirement sur la paroi du tube de soie dans lequel la femelle vit, laquelle si elle est réceptives l'acceptera dans l'enceinte du terrier.
Les deux araignées s'accouplent alors et cohabiteront jusqu'à ce que le mâle meurt et que la femelle le mange.
La femelle produit ensuite un sac d'œufs et se cache dans son terrier. Il faut attendre l'été suivant pour que les œufs éclosent et le printemps suivant pour que les araignées quittent le terrier de leur mère et partent rechercher un lieu approprié pour construire leur propre tanière et tube de soie[3].

Paléontologie[modifier | modifier le code]

Cette famille est connue depuis le Crétacé[4].

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Cette famille rassemble 50 espèces connues, regroupées en trois genres[1].

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon World Spider Catalog (version 15.5, 20/11/2014)[5] :

Selon The World Spider Catalog (version 15.0, 2014)[4] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références autres que taxonomiques[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Merrett P & Murphy J.A (2000). A revised check list of British spiders. Bulletin of the British Arachnological Society, 11(9), 345-358.
  3. Piper, Ross (2007), Extraordinary Animals : An Encyclopedia of Curious and Unusual Animals, Greenwood Press.
  4. a et b Dunlop, Penney & Jekel, 2017 : A summary list of fossil spiders and their relatives. in The world spider catalog, Naturhistorisches Museum der Burgergemeinde Bern, version 17.5.
  5. WSC, consulté le version 15.5, 20/11/2014

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Coyle, F. A., & Shear, W. A. (1981). Observations on the natural history of Sphodros abboti and Sphodros rufipes (Araneae, Atypidae), with evidence for a contact sex pheromone. Journal of Arachnology, 317-326.
  • Gertsc, W.J & Platnick N.I (1980) A revision of the American spiders of the family Atypidae (Araneae, Mygalomorphae). American Museum of Natural History.
  • Kraus, O., & Baur, H. (1974). Die Atypidae der West-Paläarktis. Systematik, Verbreitung und Biologie (Arach.: Araneae). Abh. Verh. naturwiss. Ver. Hamburg, 17, 85-116.
  • Pedersen, A., & Loeschcke, V. (2001). Conservation genetics of peripheral populations of the mygalomorph spider Atypus affinis (Atypidae) in northern Europe. Molecular Ecology, 10(5), 1133-1142 (résumé).
  • Řezáč, M., Král, J., Musilová, J., & Pekar, S. (2006). Unusual karyotype diversity in the European spiders of the genus Atypus (Araneae: Atypidae). Hereditas, 143(2006), 123-129.
  • Schwendinger P.J (1990) A synopsis of the genus Atypus (Araneae, Atypidae). Zoologica scripta, 19(3), 353-366.
  • Thorell (1870) On European spiders. Nova Acta Regiae Societatis Scientiarum Upsaliensis, sér. 3, vol. 7, p. 109-242 (texte intégral).