Association pour le droit à l'initiative économique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'association pour le droit à l'initiative économique (Adie, se prononce adi) est une association française reconnue d'utilité publique depuis 2005 (Décret du , publié au Journal Officiel le ), dont le but est de permettre à des personnes qui n'ont pas accès au système bancaire traditionnel (allocataires des minima sociaux et chômeurs) de créer leur propre entreprise (et donc leur propre emploi), grâce au microcrédit accompagné. L'Adie est présente sur tout le territoire français, ainsi que dans les DOM et certains TOM.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Adie a été créée en 1988 par Maria Nowak, qui en demeure la présidente-fondatrice[1]. C'est Catherine Barbaroux qui a assuré la présidence de l’association de 2011 à 2016[1],[2]. Frédéric Lavenir est le président depuis septembre 2016. Depuis sa création, l'association a accordé plus de 160 000 microcrédits.

Depuis 2005, l'Adie a la possibilité d'octroyer des prêts à taux d'intérêt positif à des publics bien définis en se refinançant auprès d'acteurs financiers (Article L511-6 du code monétaire et financier) ainsi que des prêts d'honneurs octroyés sur ressources propres.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

En 2017, L'Adie dispose d'un réseau de quinze directions régionales (503 salariés et 1 285 bénévoles), de 129 antennes et de 196 permanences implantées sur l'ensemble du territoire français (outre-mer et métropolitain).

Bénéficiaires[modifier | modifier le code]

L'Adie peut être contactée par des personnes au chômage ou au RSA qui n'ont pas accès au système bancaire classique, c'est-à-dire auxquelles les banques ne souhaitent pas accorder de prêts ou même ouvrir un compte. Cela peut être la conséquence d'une difficulté passagère (interdit bancaire, etc.) ou, le plus souvent, d'un projet d'un trop faible montant[3].

Le futur créateur d'entreprise (ou de microprojet) rencontre alors un conseiller, permanent de l'Adie, qui monte un dossier de prêt. Ce dossier est ensuite examiné en comité de crédit qui accorde ou non les fonds sollicités. L'examen porte principalement sur les motivations de la personne et sur sa capacité à être autonome. Le comité de crédit peut solliciter l'aide d'un bénévole de l'association qui aura pour mission d'accompagner le créateur d'entreprise et l'aider à surmonter les obstacles qui jalonnent la création d'entreprises (inscription, impôts, etc.).

Chiffres[modifier | modifier le code]

En 2013, l'Adie a délivré 14 646 microcrédits. Deux ans après leur financement, les micro-entrepreneurs sont réinsérés économiquement à 84%. En janvier 2016, l'Adie a octroyé, depuis sa création, plus de 131 000 microcrédits permettant la création de plus de 94 000 entreprises (chiffres issus du Rapport Annuel 2013 de l'association, disponible sur le site institutionnel). Sur l'année 2017, elle accorde 21 000 crédits, soit 10% de plus qu'en 2016[4].

Nombre de microcrédits accordés par l'Adie depuis sa création
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
34 91 159 278 388 698 852 1276 1492
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
1 929 2 844 3 563 4 618 5 349 5 587 6 740 7 570 9 853
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
12 824 14 581 12 023 12 261 13 060 14 646 16 627 18 070 19 431
2017
21 000

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Olivier Faye, « Maria Nowak, ambassadrice du microcrédit », La Croix,‎ (lire en ligne)
  2. Sharon Wajsbrot, « Frédéric Lavenir prend la présidence de l'Adie », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  3. Corinne Dillenseger, « Le microcrédit personnel: un prêt pour les chômeurs et salariés précaires », L'Express,‎ (lire en ligne)
  4. Corinne Caillaud, « Le gouvernement donne un petit coup de pouce au microcrédit en France », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]