Association nationale de changement

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L'Association nationale de changement (arabe : الجمعية الوطنية للتغيير) est un groupement politique d'Égyptiens, de toutes les affiliations religieuses, et de représentants de la société civile, visant à changer l'Égypte.

Avant la révolution de 2011[modifier | modifier le code]

Il y a eu accord général sur la nécessité d'unir toutes les voix appelant à un changement au sein d'une Assemblée nationale. Mohamed El Baradei est responsable de l'Association nationale pour le changement. Le mouvement visait à peser sur le régime dictatorial pour entamer un processus de démocratisation. Il convient de mentionner que le groupe politique interdit les Frères musulmans étaient représentés par un de leurs chiffres clés qui ont assisté à la réunion mais leur position en acceptant un non-membre de leur groupe en tant que candidat est encore floue.[pas clair] On ne sait pas si Amr Moussa la tête de la Ligue arabe qui a rencontré M. El Baradei un jour plus tôt sera le cadre du nouveau mouvement[1]. L'objectif du groupe est de provoquer des réformes politiques fondées sur la démocratie et la justice sociale[1].

Il regroupe diverses personnalités, telles que Hassen Nafaa, universitaire, Hamdi Kandil, animateur télé, George Ishak, Brahim Issa, patron du journal El Destour, le romancier Alaa El Assouani, le néphrologue Mohamed Ghoneim[2], le juriste Yahia El Gamal nommé vice-premier ministre.

Son programme de réformes est[2] :

  • fin de l’état d’urgence qui dure depuis 1981 ;
  • contrôle des magistrats sur les bureaux de vote comme avant 2006, et contrôle des élections par des organisations de la société civile locale et internationale ;
  • égalité de l’accès aux médias pour tous les candidats aux élections ;
  • droit des Égyptiens de l’étranger de participer aux élections vote ;
  • droit de se présenter aux élections présidentielles sans conditions insurmontables et limitation à deux mandats ;
  • exercice du vote contrôlé par le numéro national d’identification ;
  • réforme des articles 76, 77 et 88 de la constitution.

En 2010, il lance une pétition pour le changement. Près de vingt mille militants se mobilisent pour atteindre le total de un million de signatures, mais la révolution du 25 janvier survient auparavant[3].

Après la révolution[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b ElBaradei to form 'national association for change'
  2. a et b Sarah Ben Néfissa, « Verrouillage autoritaire et mutation générale des rapports entre l’État et la société en Egypte », Confluences Méditerranée, no 75, Automne 2010, p. 145-146 et note 13
  3. Claude Guibal, Tangi Salaün, L’Égypte de Tahrir : anatomie d’une révolution, Paris : Seuil, 2011. ISBN 978-2-02-103938-2, p. 225

Liens externes[modifier | modifier le code]