Association française des malades de la thyroïde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Association française des malades de la thyroïde

Cadre
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1999
Identité
Site web https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/author/asso-thyroidegmail-com/

L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a été créée le 17 février 1999 par 6 malades déçus du silence autour des pathologies thyroïdiennes.

Historique[modifier | modifier le code]

Créée en 1999, cette association a répondu à une forte demande pendant un an, puis elle est devenue nationale. L’association se compose essentiellement de malades et de leurs proches.

Le 1er mars 2001, l'AFMT, la CRIIRAD et 51 malades de la thyroïde déposent une plainte contre X, estimant que la gestion des retombées radioactives de la catastrophe de Tchernobyl par les autorités françaises est à l'origine d'un surcroit de pathologies, en particulier de cancer de la thyroïde. Le 25 avril 2002, l'AFMT et la CRIIRAD accompagnent 200 nouveaux plaignants, ce qui porte le nombre de plaintes à 400[1]. La procédure aboutit en septembre 2011 à un non-lieu de la cour d'appel de Paris avant la fin de l'instruction. Pour l'avocat de l'AFMT, ce non-lieu « sera ressenti par les malades comme un abandon et laissera dans l'opinion l'impression qu'on a voulu cacher quelque chose, quand bien même ce ne serait pas le cas »[2].

En 2012, l'Association française des malades de la thyroïde s’alarme de la contamination de dizaines de milliers de enfants japonais, résidant à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et de ses conséquences sur leur thyroïde. Près d’un tiers des enfants exposés souffriraient déjà d’un kyste thyroïdien[3],[4],[5].

En 2017 et 2018, dans l'affaire de la modification d'un médicament avec potentiellement des effets secondaires, l'AFMT canalise une partie des réactions des malades et intervient auprès des autorités sanitaires, notamment l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour qu’elle fasse « cesser, sans attendre, l’utilisation de la nouvelle formule du Levothyrox ». L'association organise aussi des rassemblements et interpelle le ministre de la Santé[6],[7]. Elle mène également une étude comparative de l'ancienne et la nouvelle formule du médicament[8],[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'insécurité nucléaire - Bientôt un Tchernobyl en France, Stéphane Lhomme, éditions Yves Michel, avril 2006
  2. Hervé Morin, « "Nuage de Tchernobyl" : un non lieu "vécu comme un abandon par les victimes" », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Fukushima– Explosion des kystes de la thyroïde chez les petits japonais », Enviro2B du 5 septembre 2012
  4. http://www.arc-cancer.net/Les-facteurs-de-risque/article/Les-facteurs-de-risque-des-cancers-de-la-thyroide.html « Les facteurs de risque des cancers de la thyroïde », Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, consulté le 7 septembre 2012
  5. « Les types de nodules thyroïdiens » , La Fondation canadienne de la Thyroîde, consulté le 7 septembre 2012
  6. « Polémique autour de la nouvelle formule du Levothyrox, médicament pour la thyroïde », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Cécile Frangne, « Levothyrox : des malades réclament toujours le retour de l’ancienne formule », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. « Nouvelle formule du Levothyrox : après ses analyses, l'AFMT souhaite que "les autorités sanitaires s'en saisissent" », France Info,‎ (lire en ligne)
  9. Maïlys Khider, « Levothyrox : deux enquêtes contradictoires nourrissent les doutes sur la nouvelle formule », L'Obs,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]