Arturo Sosa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sosa.
Arturo Sosa
Biographie
Naissance
Caracas
Ordre religieux Compagnie de Jésus
Ordination sacerdotale
Autres fonctions
Fonction religieuse
Supérieur général de la Compagnie de Jésus (depuis 2016)

Blason

Arturo Sosa s.j., né le à Caracas, est un prêtre catholique jésuite vénézuélien. Le , il est le premier non-Européen élu supérieur général de la Compagnie de Jésus, en succession d'Adolfo Nicolás.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un ministre social-chrétien des finances, il entre dans la Compagnie de Jésus en 1966, puis est ordonné prêtre en 1977. Arturo Sosa est diplômé en philosophie, en théologie et possède un doctorat en sciences politiques[1].

Engagé politiquement à gauche, il critique vivement les dérives de la démocratie représentative vénézuélienne dans les années 1990, jusqu'à défendre les deux coups d’État d’Hugo Chavez avant de s'éloigner de ce dernier à la suite des atteintes aux droits de l’homme du régime[2].

De 1996 à 2004, il exerce la fonction de supérieur provincial des jésuites au Venezuela. À cette date, il devient recteur de l'Université catholique de l'État de Tachira, dans l'ouest du Venezuela, et conseiller général de la Compagnie. Spécialiste de la spiritualité ignacienne et de l'apostolat intellectuel, il est également engagé auprès des plus vulnérables, des migrants et des réfugiés[1].

En 2008, à l'occasion de la 35e congrégation générale de l'ordre, il est nommé conseiller général puis, en 2014, délégué pour les maisons et les œuvres interprovinciales à la curie généralice par Adolfo Nicolas[3].

Le , à Rome, durant la 36e congrégation générale de l'ordre, il est élu supérieur général de la Compagnie de Jésus qui choisit ainsi pour la première fois un non-Européen à sa tête[2]. Succédant au père Adolfo Nicolás, il devient le 31e préposé général de la Compagnie fondée par Ignace de Loyola[3].

Spécialiste reconnu des questions sociales et politiques[2], il place son généralat dans la continuité de l'Ordre[4], au service de la foi, de la promotion de la justice et de la formation intellectuelle[4], ainsi qu'à la recherche d'« alternatives pour dépasser la pauvreté, l’inégalité et l’oppression »[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il est notamment l’auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la politique et l'histoire du Venezuela.

  • (es) Arturo Sosa, La filosofía política del gomecismo : Estudio del pensamiento de Laureano Vallenilla Lanz, Barquisimeto, Centro Gumilla, , 130 p. (ISBN 8439920830)
  • (es) Arturo Sosa et Eloi Lengrand, Del garibaldismo estudiantil a la izquierda criolla : Los orígenes marxistas del proyecto de A.D. (1928-1935), Caracas, Centauro, , 517 p. (OCLC 30449576)
  • (es) Arturo Sosa, Ensayos sobre el pensamiento político positivista venezolano, Caracas, Centauro, , 269 p. (ISBN 9802630217)
  • (es) Arturo Sosa, Rómulo Betancourt y el Partido del Pueblo, 1937-1941, Caracas, Fundación Rómulo Betancourt, coll. « Tiempo vigente » (no 9), , 617 p. (ISBN 9806191293)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque royale des Pays-Bas • WorldCat

  1. a et b Radio Vatican, « Le père Arturo Sosa, nouveau supérieur général des jésuites », sur fr.radiovaticana.org, (consulté le 14 octobre 2016)
  2. a, b, c et d Par Nicolas Senèze, « Le P. Arturo Sosa, un général social à la tête des jésuites », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  3. a et b Par Nicolas Senèze, « Le Vénézuélien Arturo Sosa, nouveau préposé général des jésuites », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  4. a et b Christian Laporte, « Le nouveau patron des Jésuites ne sera pas un "pape noir". », sur www.lalibre.be, (consulté le 22 octobre 2016)